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Les primaires ouvertes en France. Adoption, codification, mobilisation
Lefebvre Rémi ; Treille Eric
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753551794
En s'imposant d'abord en 2006 sous une forme "fermée", puis dans un cadre résolument "ouvert" en 2011, la procédure des primaires n'a pas seulement désigné pour le PS une nouvelle profession de foi démocratique. En déplaçant près de 3 millions de sympathisants socialistes, elle a également inventé un système inédit de sélection des candidats qui irrigue désormais l'ensemble de la vie politique française. Longtemps considérées comme contraires à la culture politique hexagonale et à l'esprit des institutions de la V République, les primaires sont aujourd'hui érigées en modèle de participation par les partis politiques, d'EELV à LR. Ce sont les enseignements des recherches proposées par cet ouvrage : la machinerie partisane et l'ingénierie électorale qui donnent le visage des primaires représentent plus qu'une solution procédurale choisie par des formations politiques en crise de leadership. Elles résultent aussi de l'adaptation de la pratique américaine à la culture française d'un fait majoritaire fragilisé depuis 2002 par l'émergence de la tripartition de l'espace politique. Par 1a rapidité et l'ampleur de leur transposition, elles consacrent également une offre militante, une pratique civique, un rituel de légitimation, un défi logistique et une mise en récit de la vie partisane qui encadrent de manière nouvelle les façons d'élire et de se faire élire. Le choix des primaires ne saurait cependant se lire comme le simple résultat d'une adaptation mécanique d'un système d'investiture étranger. La perte du monopole de la désignation de leur candidat n'a été concédée par les élites et les adhérents de ces organisations qu'au prix de la conservation de la maîtrise des règles du jeu partisan. Les primaires constituent bien en cela un mode de régulation de la concurrence par-delà leur caractère démocratique. L'objectif de cet ouvrage collectif est de revenir sur les processus qui ont conduit à l'adoption - de la pression réformiste à la délégitimation des modes de sélection traditionnels -, à l'organisation du scrutin - de la dimension matérielle du vote aux impacts médiatiques de la campagne - et la diffusion de la procédure au niveau local - de la contagion mimétique aux limites des effets d'entraînement dans les territoires - de cette nouvelle technologie de désignation des candidats en France.
Les partis politiques seraient morts, le militantisme dépassé. Si elle s'est radicalisée, la critique n'est pas nouvelle et malgré le discrédit du politique et un système électoral contesté, les partis restent au coeur de la démocratie représentative. A travers une centaine de mots, ce petit ouvrage propose une plongée dans cet univers en constante recomposition. Il est un outil de compréhension indispensable pour celles et ceux qu'intéresse la science politique et plus largement pour l'ensemble des citoyens et citoyennes.
Des leçons détaillées et des repères incontournables Des sujets corrigés, classiques ou difficiles, pour s'entraîner avant l'examen ou le concours Des sélections de lecture pour aller plus loin Un index des notions
Les élections municipales de mars 2020 sont l'occasion de questionner la démocratie locale et ses modes de fonctionnement. L'auteur, Rémi Lefebvre, nous livre ici son point de vue, original et à rebours de certaines analyses, et ouvre ainsi le débat sur plusieurs points. Les communes sont-elles encore les aires privilégiées d'expression et de participation des citoyens, de proximité avec les élus ? Qui sont les élus locaux aujourd'hui ? Leur profil a-t-il évolué ? L'intercommunalité a-t-elle bousculé cette démocratie locale ? Comment s'insèrent les dispositifs de démocratie participative dans cette vie politique locale ? Si municipalité est souvent associée à proximité, aussi bien dans la prise de décision que de l'accès aux élus, l'auteur démontre que la situation a changé aujourd'hui. Avec l'intercommunalité (réunion de plusieurs communes dans une nouvelle structure), certaines décisions ne sont plus prises dans le cadre de la commune et sous l'égide du maire. Le profil des élus se technicise aussi du fait des tâches de plus en plus complexes qu'ils ont en charge. La vague de démissions des maires en 2018-2019 et la "crise des vocations" supposée laisse percevoir une forme de malaise.
Résumé : La cause parait entendue : la gauche a perdu la bataille des idées. Les catégories populaires ne s'identifient plus à elle. Elle donne en France depuis des années le spectacle de la désillusion, de la déception et de la désunion. Cet ouvrage propose une analyse plus nuancée : l'affaiblissement de la gauche tient plus à une logique d'offre que de demande. Si la droitisation de l'agenda politique est évidente, celle de "l'opinion" ou de la société est plus contestable. Alors que les inégalités sociales explosent, que la prise de conscience des enjeux écologiques est forte et que les mouvements féministes et antiracistes font preuve d'une grande vitalité, la gauche a toujours un avenir. Telle est la thèse de Rémi Lefebvre, l'un des observateurs les plus avisés de la vie politique française. Il interroge ici les quatre grands défis de la gauche : conjuguer écologie et justice sociale, définir le peuple qu'elle entend représenter, surmonter la question du leadership et réinventer la forme partisane.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.