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Kessel, Moral. Deux reporters dans la guerre d'Espagne
Lefebvre-Peña Michel
TALLANDIER
29,00 €
Épuisé
EAN :9782847343250
Octobre 1938. Depuis le coup d'Etat militaire de juillet 1936, vingt-neuf mois plus tôt, l'Espagne est déchirée par une impitoyable guerre civile. Le monde entier a les yeux fixés sur l'affrontement entre les défenseurs de la République et les partisans du général Franco. Pierre Lazareff, le patron du grand quotidien Paris-Soir envoie en Espagne républicaine l'écrivain Joseph Kessel et le photographe Jean Moral. Les deux reporters vont rapporter de ce périple d'une quinzaine de jours - en bateau, en camion et en avion - dix reportages et deux cent cinquante clichés. Rarement l'écriture et l'image se seront ainsi alliées dans la vision commune d'un événement : une même approche humaniste, une même sympathie pour un peuple pris au piège de la guerre. A Barcelone, à Valence, à Madrid, Kessel et Moral captent la détresse et l'honneur des petites gens, l'insouciance joueuse des enfants, le rude courage des soldats espagnols et des volontaires internationaux, l'angoisse terrifiante des familles séparées. Sous la Cité universitaire court une ligne de front souterraine ; dans les théâtres bondés, on lance des cigarettes aux artistes ; les restaurants des palaces servent des lentilles frelatées ; les monuments sont méconnaissables sous leur gangue de briques... Et partout, à chaque instant, les bombes, les obus menacent. Marqué par cette expérience, Kessel retourne à Madrid en février 1939, pour assister aux dernières semaines de la République agonisante. Il en revient avec quatre reportages. Cette fois-ci, l'espoir est mort, et ces textes annoncent l'exil républicain et la vengeance franquiste. Ces reportages et ces clichés, nous les publions ici dans leur version originale parue dans Paris-Soir, avec un texte inédit de Kessel, longue et clairvoyante réflexion sur la guerre d'Espagne.
Résumé : La libération de Paris a duré une semaine du 19 au 26 aout 1944. C'est tout au moins ainsi que la légende a été construite. Une semaine qui commence dans le fracas des armes des policiers et qui continue par l'assaut de la mairie de Paris par les résistants. Les barricades fleurissent aux quatre coins de la capitale. Les tractions avant siglées FFI sillonnent les rues. Le peuple prend les armes, bien décidé à en découdre ! Les 450 photographies de cet ouvrage offrent la vision des évènements par ceux-là même qui ont libéré la capitale. Un travail précis de localisation des barricades permet de suivre un parcours émouvant dans le Paris insurgé. Voici comment les parisiens se sont battus pour chasser les nazis. Voici comment, l'espace d'une semaine, Paris a retrouvé la ferveur des révolutions qui ont forgé son histoire.
Pour raconter une histoire, sur Internet, dans les journaux ou les livres scolaires, il faut l'accompagner d'une illustration, d'une vidéo, d'un dessin, d'une photographie. Une image peut être dérangeante, informative ou dangereuse, elle peut provoquer des révolutions, briser une carrière politique. Ce hors-série propose un mode d'emploi des images historiques ou d'actualité.
Bref, je plaidais pour la vie contre la mort et je conseillais au général de lire un des plus beaux livres de guerre qui soient, Le Dernier ennemi, de Richard Hillary, qui raconte comment la bataille d'Angleterre fut gagnée par les pilotes de Spitfire de la Royal Air Force, jeunes hommes de vingt ans, frais émoulus d'Oxford, de Cambridge, après Shrewsbury College ou Eton, entrés à jamais dans l'histoire des héros sous le nom de"garçons aux cheveux longs". [...] Extrait du Lièvre de Patagonie de Claude LANZMANN (Gallimard, 2009)."
Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l?Histoire tournait une page: les tempsmodernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient. L?ordre militaire leplus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deuxsiècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d?être définitivement abattu par le roi deFrance. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière: elle stupéfia l?opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l?honnête grand Maître de l?Ordre, Jacques de Molay. S?ensuivit une parodie de justice orchestrée par l?inquisition: accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d?héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu?à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C?est ce mécanisme diabolique que GeorgesBordonove a mis à plat avec son talent de narrateur. Démontrant l?indigne falsification des chargespesant sur les inculpés, il laisse la vérité s?imposer d?elle-même qui plaide en faveur des victimesde la tragédie.
La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire. De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français". Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.
Goebbels Joseph ; Canal Denis-Armand ; Thiérard Hé
Son nom est synonyme de mensonge et de manipulation. Joseph Goebbels (1897-1945), propagandiste en chef du Parti et de l'État nazis, artisan de la guerre totale et ultime dauphin de Hitler, passe pour le Diable en personne.Ce «monstre» a tenu son journal de 1923 à 1945 : un document unique en son genre, témoignage exceptionnel de l'intérieur du nazisme. Ce livre présente au public français 860 journées des années 1923-1933. Il fait suite au volume 1943-1945 et précède deux volumes sur la période 1933-1942, à paraître en 2007. Ces passages sont presque tous inédits, car issus de l'édition allemande des plaques de verre conservées à Moscou et éditées depuis 1992 par l'Institut d'histoire contemporaine de Munich.Le Journal témoigne d'abord de l'ascension d'un criminel, emblématique de la montée du nazisme. À 26 ans, Goebbels est un auteur raté, qui vit aux crochets de son père. À 35 ans, il est le plus jeune ministre de l'histoire de l'Allemagne. C'est un homme extrême, complexe, mais aussi d'une effrayante banalité. Il célèbre la vie et aspire à la mort. Il s'apitoie sur son sort et rêve d'extermination. Le pied-bot, le fils à sa maman (il écrit : «Mère est si gentille avec moi», comme il dira plus tard : «Hitler est si gentil avec moi»), ce pédant anti-intellectuel, se voit en «guerrier déchaîné» d'une foi nouvelle, en poète néoromantique (ses vers médiocres en témoignent), en «fanatique de l'amour». Ses jugements littéraires et cinématographiques sont d'une éprouvante nullité.Le Journal souligne les contradictions du nazisme, amalgame invraisemblable de racisme, de nationalisme et de conscience sociale. Goebbels en est le porteur. Il est entré à l'aile gauche du Parti, celle des frères Strasser, pour qui capitalisme et «juiverie» étaient un seul et même ennemi. Il se voit en émancipateur des travailleurs, en Robespierre ou mieux, en Marat, mais il accepte l'argent et la société des patrons. Il appelle au meurtre des communistes et des socialistes, mais il dévore les Mémoires de Bebel et s'indigne que Marx, dans Le Capital, montre si peu de compassion pour le sort des ouvriers anglais. Il aime la brutalité plébéienne des SA, mais il écrase leur révolte en 1930, comme il approuvera la Nuit des longs couteaux.Le Journal, enfin, dépeint la mort d'une démocratie. L'acharnement politique en est tout autant responsable que le contexte économique ou politique. Goebbels parcourt sans trêve l'Allemagne entière, il quadrille la société allemande, des princes déchus aux chômeurs. Il allie les campagnes de presse agressives (son journal s'intitule Der Angriff, L'Attaque), les meetings soigneusement orchestrés, les violences contre les Rouges, les Roses, les Juifs. Il fait d'Hitler, «Chef» (en français dans le texte) d'un petit mouvement, le Führer d'une nation.Ce livre est une leçon d'histoire pour le présent. Ou comment un peuple hautement civilisé, vivant en démocratie, s'est jeté volontairement dans les bras d'hommes déterminés mais ordinaires, porteurs d'une idéologie meurtrière mais non sans faille.