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Identité collective et altérité. Diversité des espaces, spécificité des pratiques
Hily Marie-Antoinette ; Lefebvre Marie-Louise
L'HARMATTAN
34,00 €
Épuisé
EAN :9782738478719
Toutes les contributions qu'on lira dans cet ouvrage traitent d'une même question : comment construire une approche correcte du rapport entre diversité des espaces culturels, particularités de la production des appartenances et des pratiques, et construction des relations interculturelles ? Ces questions abordées, comme le souligne M. Oriol, en "relativisant les universalismes et en relativisant les relativismes" sont à situer dans les contextes de reconfigurations territoriales, sociales, économiques et politiques, auxquelles sont soumises nos sociétés. Comment donc construire dans les sociétés un espace commun, collectif, social qui se nourrit des langages singuliers ? (...) Comment donc, sans nier la spécificité des cultures et sans les ériger en singularité absolue, trouver et construire par l'expérience une intelligibilité commune ou des tentatives de co-compréhension, de traduction, dont on sait qu'elles seront diverses, inachevées — mais c'est dans cet inachèvement que peut se poursuivre la confrontation avec l'autre. L'interculturel est construction en cours, cheminement et non pas fin à atteindre, mais faut-il encore pour adhérer à ce projet, comme le rappelait Camilleri, qu'il y ait élaboration commune d'un sens commun qui permette de faire communiquer entre elles des identités culturelles différentes. (...) Ce que l'on retiendra de l'ensemble des travaux, c'est la diversité des regards et des approches pour traiter des relations interculturelles, de l'ethnicité et des stratégies identitaires. (...) Aussi serait-il vain de réduire la multiplicité des points de vue et des situations étudiées dans une synthèse forcée. Le débat doit donc se poursuivre et cet ouvrage y contribue notamment parce qu'il confronte des expériences qui dépassent le cadre d'un seul Etat national".
Ce numéro rassemble des articles de chercheurs français et étrangers qui traitent des pratiques transnationales de différents groupes immigrés dans les pays européens. Si l'objectif est de sonder la portée des activités transnationales et de mener des comparaisons entre les groupes, le parti pris adopté par les éditeurs a été de privilégier des travaux empiriques et des descriptions systématiques des pratiques transnationales des migrants. En Europe, l'opposition entre les activités transnationales et l'assimilation a, jusqu'à maintenant, été plus thématisée dans un cadre normatif en référence à une conception de l'intégration comme un jeu à somme nulle ; les articles publiés dans ce numéro l'abordent en revanche comme une question empirique. Nombre de contributions discutent la crainte d'antagonisme entre la formation et le maintien de liens forts entre individus d'un groupe et l'établissement de liens entre individus appartenant à divers groupes. Toutes les études de ce dossier aboutissent à la conclusion qu'il ne saurait y avoir de contradiction entre investissement dans les activités transnationales et intégration dans le pays d'immigration.
Loch Dietmar ; Barou Jacques ; Hily Marie-Antoinet
Depuis plusieurs années, le lien entre migrations, espace transnational et diaspora est exploré aussi bien dans le domaine des recherches empiriques que dans celui de la réflexion théorique, sans pour autant que se dégage un consensus sur la pertinence de ce lien ni sur le caractère véritablement novateur de sa prise en compte dans le champ des travaux sur les migrations internationales. Il apparaît aussi que les pratiques transnationales nouvelles ne constituent pas tout le réel des migrations contemporaines. Les pratiques " classiques " restent prépondérantes comme en témoigne l'ampleur soutenue des transferts de fonds. Si les diasporas prolifèrent dans ic monde virtuel, souvent sous la forme de projets politiques, elles s'inscrivent plus rarement dans la réalité sociétale. C'est pour faire le point sur ces débats que nous avons souhaité publier dans ce numéro des articles théoriques apportant un regard critique sur les concepts et méthodes utilisés dans ce champ de recherche encore récent et des études de cas qui permettent de constater qu'il existe un lien entre pratiques transnationales et intégration réussie dans les sociétés d'accueil. C'est de cette complexité parfois porteuse de contradictions que ce numéro espère rendre compte.
Ce numéro de la REMI est consacré à des travaux récents d'anthropologues, de géographes et de sociologues dont les articles offrent des outils de compréhension des "nouvelles transmigrations", phénomènes abordés selon différentes questions : qu'est-ce que l' "immigration régulière" et comment la définit-on ? Comment aborder l'intégration des migrants à l'ère du numérique ? Quelles convergences entre des réseaux migratoires transnationaux et des pratiques délictuelles ? D'autres articles enfin traitent de l'engagement associatif des migrants, de la place de la culture dans la recherche sur la migration, des épreuves du migrant et de la délicate question des blessures de la migration et de la situation d'exil.
Proposer de parler de mobilité, c'est d'abord interroger les déplacements dans L'espace, mais aussi les facilités dont ils jouissent ou à l'inverse les freins qui les entravent. Interroger la mobilité, c'est aussi considérer les transformations sociales qu'elle produit et les nouvelles formes de socialisation qu'elle peut établir. Quels territoires, localités, lieux, les hommes dessinent dans leur mouvement, quels sont les ressorts de leur action et comment les hommes dans leurs déplacements produisent du social. Et c'est bien là le sujet de cet ouvrage collectif dont les auteurs se sont emparés, chacun à Leur manière, pour nous donner une lecture des pratiques de mobilité qui s'écarte de l'opposition classique entre ancrage et mobilité. Soutenues par des travaux empiriques, les interrogations théoriques qui animent les auteurs visent à réfléchir à différentes échelles spatiales et temporelles aux modalités d'articulation des conditions matérielles et sociales de la mobilité avec les projets des hommes inscrits dans des rapports sociaux : parenté, famille, voisinage, groupe de pairs, réseaux professionnels, etc. En nous livrant leurs analyses des transformations sociales et spatiales produites par la mobilité, les auteurs ont accepté de faire dialoguer "les mondes de la mobilité".
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.