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Voix / Voies de Calliope. L'épique hors de l'épopée de l'Antiquité à nos jours
Lefebvre Laurie ; Glinatsis Robin
PU SEPTENTRION
23,00 €
Épuisé
EAN :9782757444092
L'épopée gréco-latine, avec ses combats mythiques et ses héros casqués, ses monstres fabuleux et ses dieux irascibles, sa muse tutélaire, Calliope, et ses vers solennels, semble venir d'un autre temps, figée dans un monde qui ne serait plus le nôtre. Elle est pourtant bien vivace : inépuisable, la voix de Calliope est intemporelle. Au sein du théâtre d'hier et d'aujourd'hui, au détour d'une vie de saint ou d'un poème sapphique, au coeur de la low fantasy ou dans la culture pop, le souffle épique, exaltation universelle de cet élan humain vers le plus haut, l'au-delà et l'inconnu, affleure en tout lieu, et en tout temps : c'est ce que démontre le présent volume. Fruit du croisement entre approches et horizons variés, le projet collectif Voix / Voies de Calliope explore les régions où l'épique se réinvente et se récrit et cartographie les signes de sa présence en des lieux qui, pourtant, l'éloignent de sa terre d'accueil originelle, à la recherche de ce qui en fait l'essence et le coeur.
Avec ce Par-delà le bien et le mal sceptique s'achève l'ouvrage majeur de Sextus Empiricus Contre les dogmatiques resté longtemps inédit en français. L'auteur (IIe-IIIe siècle ap. J.-C.) y administre une thérapie de choc : les valeurs n'ont pas de réalité, la croyance morale est préjudiciable, il ne saurait exister d'art de vivre. Ainsi se trouve consommée, après celles de la logique et de la physique, la "ruine" de la morale. On s'est étonné d'une telle radicalité, qui paraît trancher avec l'habituel refus sceptique de juger. On s'est aussi demandé, avec Aristoclès de Messine, si n'était pas assurée, du même coup, la ruine morale du scepticisme lui-même : "De quelle mauvaise action n'aurait-il pas l'audace, celui qui croit qu'il n'y a vraiment rien de mauvais ou de honteux, de juste ou d'injuste ? ". Le scepticisme contemporain n'est pas à l'abri d'une accusation analogue. L'ouvrage laisse entrevoir, pourtant, la perspective d'un bonheur sceptique. S'y dessinent les contours d'une morale paradoxale qui, tout en semblant se moquer de la morale, marie conformisme de fait et anticonformisme de principe.
Outreau. Une des villes les plus connues de France, et qui s'en serait bien passée. Pourtant, le procès très médiatisé qui porte son nom en a caché au moins un autre, bien plus réel celui-là. Les dix-huit accusés connus n'étaient pas pédophiles, mais l'auteur de ce témoignage a bien été victime d'un pédophile, un médecin. Hélas, ce procès a eu lieu aussi à Outreau, et en même temps que la fameuse " affaire " dont toute la France parlait. Hélas parce que Ludovic a vu ses efforts pour faire condamner son bourreau réduits à néant, malgré les preuves, les témoignages et les concordances avec d'autres victimes. Il dut encore batailler pour obtenir une indemnité de la commission d'indemnisation des victimes, même si la culpabilité de son agresseur avait été formellement reconnue par le président de la cour d'appel de Douai. Ce médecin pédophile l'avait pris sous son aile alors qu'il avait quinze ans, mais uniquement pour abuser de lui, avec sa femme, jour après jour, pendant des années.. Il raconte l'enfer qu'il a vécu, la descente inexorable vers la drogue et l'alcool, pour échapper à son quotidien. Il raconte les souffrances immenses pour en sortir, pour s'en sortir, puis replonger, puis faire définitivement surface grâce à son amour des lettres et de la vérité. 10 ans de sa vie. Et une marque à jamais indélébile, cicatrice à laquelle s'ajoute celle des 11 années de procédure judiciaire qu'il a engagées pour obtenir justice. Et le silence des médias sur ce procès, silence d'autant plus insupportable qu'il côtoie le vacarme assourdissant de l'autre procès d'Outreau. Loin de condamner la justice dans son ensemble, Ludovic Lefebvre appelle à ce que la société reconnaisse et dénonce la justice de classe (" notable donc non coupable ") quand elle a lieu comme dans son cas, en contradiction totale avec le principe d'Egalité. Pour enfin ouvrir le débat sur ce qui s'est réellement passé à Outreau, il confie avec courage ce témoignage poignant, terrible, mais ô combien utile pour notre société.
Les articles suivent trois directions d'étude : ils cherchent d'abord à expliquer la façon dont Pozner " monte " ses livres au sens quasi cinématographique du terme, ouvrant ainsi la voie à une poétique de la littérature de montage. Ils explorent ensuite la dimension politique de cette recherche formelle pour montrer que ces récits se muent en fresque dynamique qui révèle la douloureuse expérience des événements politiques. Enfin, ils resituent Pozner dans l'Histoire littéraire du XXe pour lui donner sa juste place. L'ouvrage essaie donc de redonner toute sa place à ce frère talentueux de Boris Pilniak et de John Dos Passos qu'est Vladimir Pozner - une place à la fois considérable et insuffisamment reconnue - dans le contexte d'une littérature contemporaine aujourd'hui soucieuse d'explorer les territoires de la non-fiction.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.