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Le pate(r). Ou comment faire vent de la mort entière ?
Lefebvre des Noëttes Flore
SOLITAIRES INT
13,00 €
Épuisé
EAN :9782846816083
Pourquoi je pleure plus que mes soeurs ? C'est un mystère qui est en moi. Un mystère qui, comme une source, a coulé du père de mon père à mon père et de mon père à moi. Un mystère empli de larmes, à moins que ce mystère ne soit ces larmes mêmes. Ah ! Voici les larmes que mon père n'a pas versées à son père disparu, voici les larmes que mon père n'a pas versées à ses enfants disparus, c'est moi qui les verse, moi, tonneau des Danaïdes, car en moi elles se sont toutes déversées. Trois soeurs, Annette, Antoinette et Juliette, nées Fervent de Lamorantière, enquêtent sur leur père qu'elles n'ont toujours connu que fou ou dépressif, sur son passé, auprès d'amis et cousins de la famille afin de reconstruire une image positive de lui. Après 1959, chaque année, le Pater était enfermé à l'hôpital psychiatrique. Quel homme était-il avant 1959 lorsqu'il revint fou de Phnom Pen et que, quelques mois après, survint l'accident de voiture qui tua deux de ses enfants ? D'abord empêchées dans leur corps par toutes sortes de symptômes violents, les trois soeurs, au fur et à mesure que l'enquête avance, se découvriront un corps libéré, une légèreté et une plénitude nouvelle à vivre.
Il n'est peut-être pas de meilleure façon de décrire l'ensemble de l'oeuvre de François Truffaut que de la considérer comme une immense galerie des glaces. Notre enquête sur la mise en scène truffaldienne suivra donc les reflets innombrables qui se déploient de film en film, des 400 coups à Vivement dimanche, à force de clins d'oeil et de récurrences qui n'en finissent pas de se faire signe les uns les autres. Dans cet univers auto-allusif et autocitationnel, où tout se reflète et se dérobe sans cesse, le spectateur est amené à vivre une expérience unique, sinon à se découvrir un peu obsessionnel - à l'image sans doute de Truffaut cinéphile.
Le consentement aux soins, à l'entrée en institution, semble être une notion forte, claire, transparente et contractuelle qui est réaffirmée dans les grands principes législatifs, depuis le code de Nuremberg en 1947 jusqu'à la loi 2015 d'adaptation de la société au vieillissement. Consentir, c'est s'en remettre à une décision volontaire, argumentée, adoptée en toute conscience à la suite d'un temps de délibération. Mais quand la vulnérabilité s'installe, quand la démence " s'emmêle ", que faut-il faire ? L'art d'être à l'autre nous pousse à la créativité relationnelle, et le dessin de la maison et de la maison de retraite idéale nous ouvre la porte de la quête de l'ethos, du chez-soi. Rechercher à tout prix le consentement libre et éclairé à l'entrée en institution chez les patients Alzheimer, n'est-ce pas aussi les considérer comme des êtres humains capables d'autonomie, de choix et de discernement ? Ne serait-ce pas également la question du comment qui devrait nous guider ? La vigilance éthique nous conduit à éviter quelques écueils : consentir leur place, ne pas poser la question, se contenter d'une parodie de consentement sur un formulaire d'admission. Si consentir veut bien dire " sentir ensemble ", alors donnons-nous le temps de le faire.
Avec près de 225 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année, Alzheimer fait peur.Mais est-ce une fatalité ? Quand la mémoire est atteinte, est-ce que tout est perdu ?Le Dr Véronique Lefebvre des Noëttes est convaincue que non et nous montre comment on peut gagner des années de vie en bonne santé. Elle nous offre une description claire de la maladie et du parcours de soins, et fait le point sur les méthodes efficaces qui luttent contre l'apparition de la maladie et contre l'effilochement de la mémoire.Le docteur Véronique Lefebvre des Noëttes, psychiatre du sujet âgé, accompagne au jour le jour les patients atteints d'Alzheimer du plus grand hôpital de gériatrie de France.Notes Biographiques : Pédopsychiatre de formation et spécialisée en psychiatrie du sujet âgé, le docteur Véronique Lefebvre des Noëttes est la seule psychiatre des presque 1000 lits du service de gériatrie de l'hôpital Emile Roux.En 2000, elle crée et dirige un diplôme universitaire sur la maladie d'Alzheimer et les démences apparentées à la faculté de médecine de Créteil Paris-Est, destiné aux professionnels de santé, médecins et directeurs d'établissements.Inscrite auprès du tribunal de grande instance de Créteil, enseignante, chercheure, membre du conseil scientifique de l'Espace éthique régional d'Île de France et du conseil scientifique de l'Espace national de réflexion éthique sur les maladies neurodégénératives et la maladie d'Alzheimer. En 2017, sa thèse de doctorat Philosophie pratique et éthique médicale, « Le sentiment d'exister des malades d'Alzheimer : esprit es-tu là ? » est récompensée par le prix Pierre Simon dans la catégorie « Ethique et recherche ». Elle avait déjà obtenu la mentionspéciale du jury en pour ce même prix du prix en 2014.Sur le terrain, le Dr des Nöettes anime des formations dans les EHPAD, les universités et à l'École Normale Supérieure de Paris. Elle participe aussi à de nombreuses conférences en France métropolitaine et dans les DOM-TOM, organise des colloques et des journées scientifiques et pratiques pour le grand public, les professionnels de santé et les aidants familiaux et institutionnels.Enfin, elle participe à la promotion et l'enseignement de la médecine narrative initiée par le Pr Rita Charon (Université de Columbia) et encadre de jeunes médecins externes (faculté Paris Descartes) dans des ateliers d'écriture narrative.
Résumé : Une ombre s'agite sous ses paupières baissées. Dans l'effusion lumineuse, une silhouette, qui ondule. Comme une algue. Un corbeau crie dans le cerisier. Le fils s'est endormi. La mère, pieds nus, danse calmement dans le sommeil du fils.
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?
Shakespeare William ; Bonnaud Irène ; Pauthe Célie
Quant à sa bonté, Elle ne connaissait pas d'hiver ; c'était un automne perpétuel ; Dont les fruits croissaient en mûrissant. Ses plaisirs ; Ressemblaient aux dauphins qui, en sautant, montrent leur dos ; Au-dessus de l'élément où ils vivent. Parmi ses domestiques ; Marchaient des rois, des princes ; îles, royaumes, Semblaient pièces d'argent tombées de sa poche.