Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Affamée
Leduc Violette
GALLIMARD
15,50 €
Épuisé
EAN :9782070238323
L'Affamée est la description de l'Amour. Le livre de Violette Leduc nous introduit au sein d'une connaissance : phrase après phrase, pas après pas, comme on marche dans le sable, il avance. Il ne s'arrêtera qu'au coeur de ce monde où le rêve jaillit du vrai, s'y unit, le complète, où tout est vrai. Les transpositions que fait Violette Leduc ces brusques incursions, dans un domaine qu'il faut appeler mystique sont frappantes. Ainsi se crée lentement, avec efficacité, un monde qui prend ses racines dans le réel le plus quotidien et s'épanouit en un arbre aux mille ramures. Il y a bien de la cruauté dans ce livre, et la seule cruauté qui puisse mériter le nom de vertu : celle qui retourne une âme contre elle-même et la force à se déchirer. Le style est jeu de hasard. Celui de Violette Leduc, dans ce qu'il a de pressé, de haletant, de pénétrant, est l'habitude naturelle à une âme riche, que ses richesses encombrent, et qui meurt d'une double soif : celle de la nudité et celle de la communion.
Résumé : Sous la lucarne de sa chambre, une vieille fille calcule. Elle répartit sur huit jours six pommes de terre, un peu de café, quelques morceaux de sucre. Elle a faim. Pour tromper sa faim, elle se promène dans son quartier. Des souvenirs la traversent, venus de son enfance provinciale dans une famille bourgeoise. Elle était toujours dans la lune et, depuis la mort de ses parents, elle a, en quarante années de solitude et de sauvagerie, dissipé sans joie son héritage dans la routine de la vie. Que faire maintenant ? Elle est restée étrangère au monde social, Son monde à elle : les objets qui l'entourent, un mangeur de glaçons sur le quai du métro. Mais la faim est une dure contrainte. Elle songe à sacrifier son objet le plus précieux pour réussir dans le monde utilitaire où l'on vend et où l'on achète. Vain espoir. Une inspiration alors la sauve : elle ferme les yeux, elle tend la main, et des pièces tombent. Elle vient, définitivement, d'anéantir l'univers de ses parents, où la mendicité est déchéance. "La déchéance ? disait-elle, foutaise, puisque naître c'est déchoir". Par-delà ses parents elle retrouve un univers amoral où s'abolit la dignité en même temps que la vie avec les êtres, un univers poétique où elle vit avec les choses. Par la mendicité, elle reconquiert la paix et la sérénité.
Résumé : Nous ne saurons pas pourquoi Mlle Clarisse, qui tient un café-épicerie de village, a vécu et vit solitaire. Mais nous comprenons qu'il y a en elle quelque chose de noué et qui ne favorise pas la communion avec les hommes. La présence de l'enfant qui vient chez elle le soir ne fait que souligner le fossé qui la sépare des autres êtres. C'est qu'elle ne conçoit pas la communication avec un homme comme un échange égalitaire. Et voilà que survient un homme inattendu. Il s'est réfugié dans la salle de café, il y est mort. Aussitôt Mlle Clarisse s'empare de ce mort. Une tempête de tendresse, d'amour et de dévouement la saisit devant ce corps qui lui est livré, et de qui elle prend soin. Mais en quelques heures elle découvre l'inconvénient majeur de leur relation : c'est que le mort ne peut rien lui donner.
«J'écrivais partout je ne veux pas qu'on me quitte», raconte Thérèse à Marc en évoquant les années qui ont suivi sa rupture avec Cécile ; et elle décide ce jour-là que Marc ne la quittera plus. Ils se quitteront pourtant. Le drame de Thérèse, c'est que le besoin même qu'elle a de leur présence la sépare de ceux qu'elle aime et la condamne à les perdre ; elle exige de les posséder sans réserve, elle les dispute farouchement au sommeil, à la vie, au reste du monde, à eux-mêmes ; mais ce qu'elle cherche en eux, c'est autre chose qu'eux : le bonheur des jeunes années où sa mère lui appartenait tout entière, l'ivresse qu'elle connut adolescente dans les bras d'Isabelle, et aussi cet enfant que la tyrannie maternelle lui a interdit de jamais mettre au monde ; elle réclame d'eux la sécurité et l'extase, une union absolue et un dépassement infini, le passé perdu, l'avenir défendu, l'impossible. Déçue, inassouvie, elle refuse de transiger : puisqu'elle échoue à tout avoir d'eux, et par eux à avoir tout, elle choisit de n'avoir rien : elle dédaigne ce qu'ils lui offrent : la générosité de Cécile la laisse aussi insatisfaite que l'avarice de Marc. En face de l'une et de l'autre, elle est seule. Si bien que l'unique salut pour elle, c'est d'assumer finalement la solitude.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.