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Cher, très cher, admirable et charmant ami. Correspondance Georges Perec-Jacques Lederer, 1956-196
Lederer Jacques ; Perec Georges
FLAMMARION
22,50 €
Épuisé
EAN :9782080674340
Georges Perec a dédié quatre de ses ouvrages à Jacques Lederer: une nouvelle, Les Barques, deux romans inédits, Les Errants et Le Condottiere, et son dernier recueil de mots croisés. C'est au collège d'Etampes qu'ils s'étaient rencontrés, nouant une amitié qui ne devait cesser qu'à la mort de ce dernier, en 1982. Leur correspondance, qui s'étend de 1956 à 1961, comprend deux cent vingt lettres, l'essentiel se situant au cours de leur interminable service militaire. Elle est remplie à ras bord d'échanges passionnés sur la littérature, le jazz, le cinéma, dont la modération de jugement n'est certes pas le fort, pas plus que ne brillent par la délicatesse leurs histoires de filles et de beuveries, bourrée jusqu'à l'insupportable de blagues et de jeux de mots qui annoncent bien entendu le Perec savantissime manipulateur du langage, mais sur un ton encore suffisamment incontrôlé pour qu'on leur attribue sans hésitation la mention "honorablement affligeant". La dernière partie de cette correspondance est largement consacrée au travail accompli en commun pour lancer une revue qui devait s'appeler La Ligne générale, ne vit jamais le jour, mais fit un vague bruit dans le monde marxiste de l'époque (quelque chose comme flop!). Les deux amis voulant changer le monde et ne s'en excusant pas, le rappel de leurs ambitions restera peut-être d'actualité.
Sept biographies-fiction, chacune consacrée à un ou une artiste : Artemisia Gentileschi, Tiepolo, Poussin, Hölderlin, Rilke, Catherine Mansfield, Blaise Cendrars. Des figures empreintes de silence et de solitude, et à propos desquelles on retrouve les thèmes et les lieux chers à Michèle Desbordes (la sensualité, le voyage, le souvenir, la maladie, la mort, l'atelier du peintre, les fleuves, l'Italie), ainsi que sa prose caractéristique, poétique, évocatrice. Ces récits de Michèle Desbordes sont suivis d'un texte de Jacques Lederer, Michèle Desbordes dans les bras de Charlie Parker, texte bouleversant et drôle qui raconte l'amitié profonde qui unit ces deux écrivains. Du même auteur : La Demande (Prix France Télévision, Prix du jury Jean Giono), La Robe bleue, Dans le termps qu'il marchait, Un été de glycine.
Résumé : Interpréter pour traduire, c'est comprendre au-delà des mots puis exprimer un sens déverbalisé. Le principe fondamental dont s'inspirent les articles réunis ici est que le processus de la traduction est le même, quelles que soient les langues et quels que soient les genres de texte. Le passage d'un texte à une pensée non verbale, de celle-ci à un autre texte est indépendant des langues ; il n'est différent de celui de l'énonciation ou de la compréhension d'une parole dans une communication unilingue ; toutefois son observation est plus facile à travers la réexpression du vouloir dire dans une autre langue qu'il ne l'est dans une même langue au reçu de l'évanescente chaîne sonore ou des mots figés durablement dans l'écrit.
Résumé : "Ah, mes tendres coeurs, mes chers frères et soeurs en névrosie ! Comme je vous plains et vous comprends, ayant moi aussi usé mes plus belles années sur un divan à ressasser les "Et pourquoi je prends toujours les mauvaises décisions ? ", "Et quand je prends les bonnes, pourquoi je ne vais pas jusqu'au bout ? ", "Et c'est quand qu'on arrive ? ", toutes ces promesses de future vigueur jamais tenues, ou pire, une fois terminée l'ultime séance, vous laissent en rade sur le trottoir : guéri ? Pantelant oui ! Ramené à la case départ, vidé - je n'insiste pas, vous m'avez compris. Eh bien, mes tendres coeurs, moi qui vous aime comme si je vous avais faits, moi, Chtarbov, qui ai mis des décennies à édifier ma Psychanalyse en double aveugle, cette révolution en matière de cure (mot bien inapproprié, vous verrez) je vous en présente ici quelques appetizers pour parler sinon penser (Dieu m'en garde) comme le Maître viennois. Si vous voulez me joindre, ne me cherchez ni sur Facebook, ni nulle part : c'est moi qui vous reconnaîtrai, d'emblée, où que vous soyez, sur un atoll, une banquise, un désert, dans un bar, un wagon, une manif, une aire de repos, un parloir, et vous tendrai alors la main. Comment je ferai ? Ca c'est mon affaire et, quant à vous, borgne de votre propre royaume que vous êtes, ouvrez déjà l'oeil et lisez... " Professeur Tybor Chtarbovski, dit Chtarbov.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)