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Abildgaard (1743-1809)
Lederballe Thomas ; Foucart-Walter Elisabeth
GALLIMARD
15,00 €
Épuisé
EAN :9782070122745
Nicolai Abraham Abildgaard (1743-1809), l'une des figures principales de l'art nordique de la fin du XVIIIe siècle, n'est certes pas un inconnu en France. Il fut déjà montré en bonne place à Paris à de nombreuses reprises, de 1928 à 2007, lors d'expositions prestigieuses. Il y faisait alors figure de précurseur de la génération d'artistes lui ayant immédiatement succédé, et dont l'importance nous est désormais acquise sous la dénomination d'Âge d'or danois. Abildgaard en son temps fut un néoclassique atypique: peintre d'histoire, et en cela attaché à l'institution des beaux-arts danoise, puisant son inspiration dans la littérature (Shakespeare, Ossian), il fut aussi un satiriste politique véhément, ne ménageant pas son trait incisif pour dénoncer sous forme de gravures et de dessins les abus de la monarchie absolue. Proche des Lumières, au temps des grands bouleversements de la Révolution française, et très attentif aux échos qu'elle suscita par toute l'Europe, érudit et iconoclaste, il avait participé auparavant dans les années de son séjour romain à la remise en question, au sein du cercle de Füssli, des données esthétiques par trop rigides du néoclassicisme ambiant, lui substituant une expression plus libre et plus humaine, annonçant en cela même les divers mouvements artistiques qui sont les nôtres aujourd'hui. C'est dire à quel point l'exposition aujourd'hui consacrée à Abildgaard, et qui après Paris est présentée à la Kunsthalle de Hambourg pour s'achever en apothéose à Copenhague, revêt une importance particulière, tant au niveau européen qu'au niveau international. Le spécialiste de cette période aussi bien que le grand public trouveront en ce catalogue un ouvrage de référence; dont les textes et les notices éclairent désormais de façon significative un itinéraire artistique hors du commun resté trop longtemps dans l'ombre.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.