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Padre Padrone. Tome 2, Le langage de la faux
Ledda Gavino
GALLIMARD
8,05 €
Épuisé
EAN :9782070286560
A ceux qui ont aimé Padre Padrone, à ceux qu'a étonnés le destin de ce berger sarde, né en 1938, interdit d'école par la rude nécessité pastorale, qui n'apprit l'italien et l'alphabet qu'au service militaire, et que voilà professeur d'université, un deuxième récit vient découvrir ce qui se passe dans un jeune cerveau lorsqu'il aborde, en ces circonstances inouïes, la vie de l'intellect. Ce n'est pas un récit "intellectuel". Au contraire : Gavino a gardé un besoin physique de formuler ses pensées en images ; et puis, la vie l'a placé à un poste d'observation exceptionnel. A l'occasion d'un retour au pays, il nous en décrit les usances et croyances, désormais en conflit avec ses notions acquises. Le père n'est plus le chef. C'est l'homme de jadis, "nouveau-né par rapport à l'homme qu'il aurait pu être". Dans les travaux rustiques, ce sont deux langages qui s'affrontent. Le jeune lettré, qui a dû lutter pour exprimer enfin des concepts, ne retrouve pas sans plaisir la besogne rythmique, souvent mise en poésie. Le père ne peut plus répondre, sauf dans le vieil idiome de la misère et de l'ignorance : le bruit scandé du faucheur qui se tait, le "langage de la faux".
Né dans le terreau brûlant de la Révolution française, le romantisme bouleverse en profondeur le monde des idées. Les artistes nés au début du XIXe siècle ont en effet souhaité renverser les montagnes, ont renouvelé les formes de la création et affirmé leur singularité. Parce qu'ils eurent conscience de vivre une période cruciale, les romantiques s'opposèrent souvent aux formes du passé. Insoumis, ils exprimèrent leur singularité à travers leur fascination pour la révolte individuelle. Entre passion et fantaisie, engagement et désenchantement, la révolte romantique dévoile tous ses visages dans cette anthologie.
Résumé : "Je refuse d'être l'esclave d'un appétit quel qu'il soit." Titan des lettres, infatigable travailleur et voyageur dans l'âme, hédoniste constamment nourri par la passion, qu'elle soit artistique ou amoureuse, Alexandre Dumas (1802-1870) a une existence extraordinaire. Le suivre dans ses triomphes et ses péripéties romanesques, c'est entrer dans le tourbillon d'une vie constamment mobile. Si ses aspirations sont parfois contradictoires, il conserve sa vie durant l'idéalisme de la jeunesse de 1830 et, comme son ami Hugo, croit en la puissance collective du théâtre. Inventeur tour à tour du "drame en habits noirs" avec Antony et du roman historique moderne - du cycle des Mousquetaires au Comte de Monte-Cristo, en passant par La Reine Margot -, il reste à jamais celui qui, selon le mot de George Sand, possédait le "génie de la vie".
Avec Padre Padrone, Gavino Ledda nous raconte son histoire, celle d'un enfant de six ans retiré de l'école pour devenir berger. Son adaptation au cinéma par les frères Taviani a été couronnée par la Palme d'Or à Cannes en 1977.4e de couverture : "À sa vue, sur tous les bancs, les écoliers s'étaient tus. Et mon père, d'attaquer aussitôt. - Je viens reprendre mon gamin. Il me servira à mener mes brebis et à les garder...Il est à moi." Avec Padre Padrone, Gavino Ledda nous raconte son histoire, celle d'un enfant de six ans retiré de l'école pour devenir berger. Il lui faut apprendre à reconnaître les arbres et les collines, les bêtes et les climats. Il lui faut accepter la loi d'un père violent, propriétaire de la terre et des hommes. Viendront plus tard le temps de la révolte, la lutte de l'adolescent pour le droit d'apprendre et les efforts prodigieux qui le conduiront au professorat. Padre Padrone est le récit d'une enfance entravée, un chant frustre et puissant, celui du malheur des pauvres. Son adaptation au cinéma par les frères Taviani a été couronnée par la Palme d'Or à Cannes en 1977.
A sa mort en 1870, Alexandre Dumas est l'un des écrivains les plus célèbres de son siècle. Cent-cinquante ans après, sa gloire n'a pas terni et ses oeuvres, traduites dans le monde entier, font de lui l'un des auteurs français les plus lus. Menant tambour battant une existence digne d'un roman, Alexandre Dumas appartient à la génération romantique qui rêva de changer le monde. Ses voyages, sa correspondance, ses échanges avec les artistes de son temps témoignent d'une énergie hors normes. Pour Dumas, la création littéraire est d'abord animée par sa passion pour le théâtre, bientôt suivie d'un engouement pour le genre romanesque, où il excelle. Maître du suspens et des rebondissements, Dumas porte aussi un regard critique sur son oeuvre et reste jusqu'à la fin fidèle au romantisme de sa jeunesse. Ce cahier consacré à Dumas invite à lire des inédits et des textes rares de l'auteur. Ecrivains et chercheurs apportent également leur regard sur une oeuvre qu'on ne finit pas de redécouvrir, et dont l'originalité tient tout ensemble à son caractère novateur, savant et accessible. Histoire, imagination, critique littéraire, stratégies auctoriales, tempérament d'artiste : tous ces aspects de la création dumasienne sont abordés dans ce cahier par les amateurs et les spécialistes de Dumas l'enchanteur.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.