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L'anthropologie théologique à la lumière de la psychanalyse. La contribution majeure d'Antoine Vergo
Lecuit Jean-Baptiste
CERF
49,00 €
Épuisé
EAN :9782204084291
Entre fascination et rejet mutuels, les rapports entre foi et psychanalyse n'ont cessé d'inspirer de nombreux auteurs. En théologie, la prise en compte de la psychanalyse se joue, pour l'essentiel, à propos de l'être humain, principal objet commun aux deux disciplines: c'est donc en anthropologie théologique que 1'éclairage psychanalytique est le plus décisif. Que pense Freud, en effet, sinon que l'être humain, loin d'être crée par Dieu comme l'affirme la théologie, en est inconsciemment le créateur, et que sa relation à lui n'est qu'une illusion du désir? C'est sur ce terrain que l'essentiel de la confrontation se joue, et c'est là que Jean-Baptiste Lecuit entend la mener. Son objectif est inséparablement de penser l'anthropologie théologique à la lumière de la psychanalyse et de montrer l'apport essentiel, dans cette entreprise, de l'oeuvre d'Antoine Vergote, théologien, psychanalyste et psychologue de la religion. Cette oeuvre, en effet, illustre de manière exemplaire la possibilité d'une intelligence de la foi éclairée et éprouvée par l'expérience et la théorie analytiques. L'actualité de l'oeuvre d'Antoine Vergote ne découle pas seulement de l'indépassable prégnance du psychique, et singulièrement de la problématique oedipienne. Elle tient aussi à sa contribution au dialogue entre la foi et la culture contemporaine, à sa mise en valeur du rôle structurant de la loi et de la paternité dans un contexte où ce rôle est en crise et, dans le contexte interreligieux, à son apport à la pensée de la spécificité et de l'essentiel de la foi biblique. En outre. elle contribue à rendre compte des dimensions à la fois profondément humaines et transcendantes de la foi chrétienne, alors que ces deux dimensions sont peut-être plus contestées que jamais. Et ce. d'une façon qui constitue un modèle d'articulation entre psychanalyse et théologie. sans réductionnisme ni dualisme. sans psychologisme ni spiritualisme. Tant par la qualité de sa présentation de l'oeuvre d'Antoine Vergote que par son approche originale des enjeux de la confrontation entre théologie et psychanalyse, l'essai de Jean-Baptiste Lecuit se recommande comme une contribution majeure à la réflexion dans ces champs de la pensée. Biographie de l'auteur Jean-Baptiste Lecuit, né en 1965, est carme. Il enseigne la théologie à l'Institut catholique de Lille.
J'aurais aimé si souvent lire dans les pensées de Dieu ! J'aurais voulu si souvent qu'il m'envoie une lettre en recommandé ou m'apparaisse en songe pour me dire avec clarté dans quel engagement il m'attendait. Du haut de mes modestes vingt-six années de vie, j'ai fini par comprendre que cette aspiration m'accompagnerait probablement jusqu'au dernier soupir. J'ai aussi compris que bien d'autres jeunes autour de moi partageaient ces questionnements tenaces sur la manière de se donner pour la société. La vocation de ce livre est d'offrir quelques idées à puiser à la lumière de dix rencontres.
Les frontières de l'humain, que l'on croyait naguère solides, serévèlent poreuses et de plus en plus floues. Il y a là uneinvitation, une urgence: repenser l'humain. Parmi lesdifférentes frontières à explorer, celle entre l'homme et lachose s'avère être l'une des plus intéressantes. Le déplacementde cette frontière se donne à voir, de manière saillante, dans leposthumanisme. Il importe d'expliciter les soubassementsphilosophiques de cette utopie contemporaine, dont l'enjeupremier est éthique. De ces analyses, il ressort que la questionanthropologique décisive ne serait pas "qu'est-ce que l'homme?" mais "que peut-on faire à l'homme et avec lui?". L'adverbeavec doit être pris ici dans toute son ampleur, car il inscritl'humain dans la relation, laquelle est symptomatiquementabsente de la réflexion posthumaniste.
Lavigne Jean-Claude ; Dockwiller Philippe ; Lecuit
Vous désirez nourrir votre réflexion sur les problèmes d'éthique, et vous tenir informé sur les recherches actuelles : "La Revue d'éthique et de théologie morale" vous propose, chaque trimestre, grâce à ses articles universitaires et critiques, d'être aux avant-postes des questionnements et débats contemporains. Cette revue catholique, ouverte sur des approches différentes, vous permet de faire le point sur l'état de la recherche grâce à une politique internationale d'auteurs, tous reconnus dans leur secteur d'activité. Chaque numéro, grâce à la collaboration de spécialistes des différentes disciplines, présente un ensemble d'articles portant sur l'éthique, la bioéthique, la morale, la théologie, la philosophie, les sciences humaines, et permettant de bien situer les questions, de faire apparaître les enjeux et d'envisager les lignes d'action.
Résumé : Si l'on peut parler d'un désir de Dieu inscrit dans le coeur de l'homme, qu'en est-il du côté de Dieu ? Dieu désire-t-il entrer en communion avec chacun de nous ? Y aurait-il du désir dans la "Trinité sainte' Après avoir élaboré une nouvelle conception du désir, Jean-Baptiste Lecuit s'interroge sur le désir de l'homme pour Dieu : en quoi consiste-t-il'. 'Quel exaucement lui est-il offert ? Par quelles voies ? Est-il naturel à tout être humain ? En un renversement de perspective, l'auteur s'interroge aussi sur la possibilité Glue Dieu désire l'être humain et son salut. Il met au jour un courant ininterrompu de Pères de l'Eglise, de mystiques et de théologiens qui, malgré l'avis contraire d'Augustin et de Thomas d'Aquin, n'a cessé de reconnaître et d'annoncer un tel désir, de façon toujours plus insistante. Ce parcours passionnant dans la Tradition de l'Eglise débouche sur une réflexion justifiant l'attribution à Dieu d'un désir pour l'homme et montrant sa portée théologique et spirituelle.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin