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Clientèle guerrière, clientèle foncière et clientèle électorale. Histoire et anthropologie
Lécrivain Valérie
EUD
20,00 €
Épuisé
EAN :9782915552744
La clientèle consiste en un engagement moral et volontaire entre deux personnes, un patron et un client, qui implique des dons et des services. Ce lien n'est en rien formalisé quoiqu'il soit conçu en principe pour durer. Les chercheurs en sciences humaines, qui définissent ce lien comme multifonctionnel (électoral, politique ou économique), ont montré l'importance de ce type de relation à la fois en Europe mais aussi dans d'autres sociétés. Dans cet ouvrage, qui propose de nouvelles perspectives d'analyse, historiens et anthropologues tentent d'élargir le débat sur la clientèle à partir de sociétés très différentes quant à leur structure sociale et leur domaine géographique (Ouganda, Brésil, Mélanésie, Europe, Grèce ancienne, Rome antique, Gaule). Le livre s'attache notamment à répondre plusieurs questions. Est-il légitime de distinguer la clientèle du clientélisme ? Et si oui, selon quelles modalités ? La redistribution de richesses, l'attribution des fonds publics et le don dans la vie politique sont-ils constitutifs de la relation de clientèle ? Toute forme de don est-elle caractéristique du lien de clientèle ? La clientèle est-elle susceptible, selon les sociétés et les époques, de remplir des rôles différents ? Est-elle uniquement électoraliste ? Comment repérer le lien de clientèle dans les sources ? C'est une part du fonctionnement de nos sociétés que cette analyse contribue à nous faire comprendre.
Depuis 1540, sur les traces d'Ignace de Loyola et de François Xavier, les compagnons de jésus ont parcouru le monde. Pour aller à la rencontre des habitants de nouveaux pays, ils ont appris leur langue, leur littérature, leur histoire. Sur place, ils ont ouvert des collèges pour la rencontre des cultures, et adapté leur liturgie aux cultures locales. Afrique et Moyen-Orient, terres de l'Islam et des esclaves, Inde où se côtoient les fastes du Grand Mogol et la misère des intouchables. japon, Chine où, à la cour des empereurs, ils sont astronomes, lettrés et diplomates. Amérique latine où ils fondent les "réductions", modèle de société pour les philosophes des Lumières. Canada des "robes noires" chez les Hurons et les Iroquois. Philippe Lécrivain, jésuite et historien, retrace l'extraordinaire aventure de ces explorateurs-missionnaires jusqu'à la suppression de l'ordre en 1773. Biographie de l'auteur Philippe Lécrivain est de la Compagnie de jésus. Docteur en théologie, il est professeur d'histoire du christianisme aux Facultés jésuites de Paris (Centre Sèvres) et maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris. Dans ses recherches et ses enseignements, son souci est d'analyser le statut du religieux et du politique et de leurs institutions dans l'espace et le temps.
Résumé : L'esclavage a été une des choses les plus répandues au monde. Il n'en fait pas moins souvent l'objet de définitions confuses, voire erronées. Ainsi a-t-il été longtemps considéré comme une forme sociale de travail, alors que l'esclave peut certes être ouvrier ou paysan, mais aussi garde du corps, spadassin, précepteur, courtisane... Les études rassemblées dans ce livre montrent que l'esclavage est une institution repérable au fait que l'esclave est exclu d'au moins une des dimensions sociales de la société dans laquelle il vit : la Cité dans le régime de la Cité antique, la parenté dans les sociétés lignagères, le rapport au roi dans les monarchies, etc. On peut devenir esclave après avoir été capturé à la guerre, mais aussi à la suite de dettes. L'esclavage pour dettes est un phénomène sociologique majeur. Il indique que la pauvreté voisine avec la privation de liberté. Pour Alain Testart, le renforcement du pouvoir des grands induit une possible émergence de l'Etat : " Sous l'esclavage gît toujours la question du pouvoir ".
Cette nouvelle édition des Chasseurs-cueilleurs ou L'origine des inégalités, publiée par l'anthropologue Alain Testart (1945-2013) en 1982, est un des ouvrages classiques qui illustrent les conditions d'émergence des inégalités entre les hommes. Longtemps il a été admis que l'invention de l'agriculture représentait un tournant dans l'histoire de l'humanité et que les sociétés agraires étaient au fondement du développement des inégalités. Or certains peuples de chasseurs-cueilleurs ne pratiquant ni agriculture ni domestication ont pu édifier des sociétés stratifiées. A l'issue d'une ample documentation ethnologique et archéologique qui le mène de la Sibérie jusqu'au Proche-Orient, de l'ouest de l'Amérique du Nord jusqu'au Japon en passant par la Nouvelle-Guinée, Alain Testart bat en brèche le rôle attribué à l'agriculture dans l'histoire et met en lumière le statut déterminant du stockage des ressources et de la sédentarité dans la formation des inégalités.
La psychomécanique du langage, fondée par G Guillaume (1883-1960), a longtemps suscité des études consacrées à l'histoire des langues (en particulier du français), et a parfois été tenue pour une linguistique fondamentalement diachronique. Cependant, aucune synthèse n'avait encore été consacrée à l'exposition des conceptions guillaumiennes de la diachronie et du changement linguistique. La linguistique diachronique suscitant un regain d'intérêt sans cesse croissant, c'est cette lacune que le présent ouvrage vise à combler, en réunissant l'ensemble des propositions théoriques de Guillaume relatives à la diachronie. S'il présente la diachronie telle qu'elle est développée dans le cadre conceptuel de la psychomécanique du langage, l'ouvrage vise également à confronter cette théorie aux propositions du paradigme du changement linguistique, et à mesurer ainsi les points d'accord et les singularités de chacune de ces deux approches de l'histoire de la langue.