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Hegel et l'ethicité. Commentaire de la troisième partie des Principes de la philosophie du droit
Lécrivain André
VRIN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782711614851
Avec la publication des Principes de la Philosophie du droit, Hegel entendait, comme l'indique explicitement le sous-titre de l'ouvrage, constituer la science de l'Etat, et ce à l'encontre aussi bien de toute conception utopique que de toute interprétation partisane. Il disposait, pour ce faire, des ressources théoriques présentées quelques années auparavant dans la Science de la logique. L'insistance de l'auteur à souligner ce qui relie les deux œuvres montre suffisamment à quel point l'intelligibilité de la Philosophie du droit présuppose la ressaisie et la mise en évidence des enchaînements processuels, dialectiques et rationnels qui expriment le mouvement de la contradiction et le travail de la négativité, et qui donnent sens à l'architecture conceptuelle de l'ouvrage. C'est à cette économie systématique que s'attache la présente étude mais sans mésestimer la positivité et la validité intrinsèque des déterminations juridiques et morales, il faut néanmoins admettre qu'en raison de leur abstraction et unilatéralité initiales elles n'accèdent à leur concrétisation, leur effectivité et leur signification proprement spéculative que par et dans la vie éthique. C'est seulement dans celle-ci, en effet, que sont exposés les fondements et le mode de fonctionnement légitimes des institutions juridiques, sociales et politiques dans lesquelles la volonté libre, à la fois subjective et objective, de chaque individu parvient à la plénitude de son exercice et de sa reconnaissance. C'est en cela - comme le montre le présent commentaire suivi et détaillé de la troisième partie de la Philosophie du droit, consacrée à l'éthicité - que ce texte continue de dessiner l'horizon de notre propre actualité.
Depuis 1540, sur les traces d'Ignace de Loyola et de François Xavier, les compagnons de jésus ont parcouru le monde. Pour aller à la rencontre des habitants de nouveaux pays, ils ont appris leur langue, leur littérature, leur histoire. Sur place, ils ont ouvert des collèges pour la rencontre des cultures, et adapté leur liturgie aux cultures locales. Afrique et Moyen-Orient, terres de l'Islam et des esclaves, Inde où se côtoient les fastes du Grand Mogol et la misère des intouchables. japon, Chine où, à la cour des empereurs, ils sont astronomes, lettrés et diplomates. Amérique latine où ils fondent les "réductions", modèle de société pour les philosophes des Lumières. Canada des "robes noires" chez les Hurons et les Iroquois. Philippe Lécrivain, jésuite et historien, retrace l'extraordinaire aventure de ces explorateurs-missionnaires jusqu'à la suppression de l'ordre en 1773. Biographie de l'auteur Philippe Lécrivain est de la Compagnie de jésus. Docteur en théologie, il est professeur d'histoire du christianisme aux Facultés jésuites de Paris (Centre Sèvres) et maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris. Dans ses recherches et ses enseignements, son souci est d'analyser le statut du religieux et du politique et de leurs institutions dans l'espace et le temps.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.