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L'EPISTEMOLOGIE HISTORIQUE DE GASTON BACHELARD
LECOURT
VRIN
8,50 €
Épuisé
EAN :9782711643073
Qu'un intérêt renouvelé se manifeste aujourd'hui pour le versant épistémologique de l'œuvre de Gaston Bachelard peut se comprendre au regard de l'histoire contemporaine de la philosophie des sciences. Cette histoire a été dominée durant la plus grande partie du XXe siècle par une doctrine - celle de l'empirisme (ou positivisme) logique - promue à Vienne à la fin des années 1920 par une institution originale, le Cercle de Vienne qui publie son Manifeste en 1929, et s'organise comme un mouvement à visée universelle et progressiste-celui de la "conception scientifique du monde". La tradition française de philosophie des sciences a pris d'entrée de jeu un tout autre chemin. Si elle ne les a pas ignorées, elle a refusé de souscrire aux thèses majeures du positivisme logique lorsqu'il s'est présenté à elle. Elle a toujours lié étroitement philosophie et histoire des sciences. Dans le titre de ce petit livre écrit durant l'année universitaire 1967-1968 sous la direction de Georges Canguilhem, j'ai avancé l'expression d'épistémologie historique pour signaler, à propos de Gaston Bachelard, cette particularité.
Résumé : On fait des déclarations d'amour ainsi que des déclarations de guerre ; chacun est tenu de déclarer aussi ses impôts et ses marchandises à la douane. Déclarer, c'est d'abord dévoiler un fait pour qu'il fasse lien. Ce livre " déclare " la philosophie en ce qu'il tente de la monter à l'oeuvre au c?ur des sciences, des techniques et des arts aussi bien que de la religion et de la politique. On a rédigé, en un moment solennel et mémorable, une " Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.. ".. Déclarer, ce peut être affirmer une volonté pour qu'elle fasse droit, au besoin en renouvelant le droit lui-même. On trouvera ainsi dans ce recueil une incitation à poser la question philosophique des règles et des normes dont les sciences sociales et humaines ont puissamment contribué à établir l'emprise sur notre monde.
Symbole et somme de la plus grande aventure intellectuelle moderne, cet ouvrage est devenu une référence obligée. L'ouvrage s'adresse à tous ceux qui ont affaire aux sciences de la nature et de plus en plus nombreux à ne pas se satisfaire du positivisme dominant. Il contribuera utilement à l'enseignement de la philosophie qui devrait être instituer dans les cursus supérieurs si l'on veut stimuler l'esprit critique et développer les facultés d'invention. C'est un instrument de travail utile à la réflexion de ceux qui n'admettent pas de voir leur discipline de sciences sociales et humaines ravalée au rang de techniques d'adaptation sociale et s'interrogent en conséquence sur leur scientificité. Son originalité essentielle consiste à réunir réflexion philosophique et enquête historique dans une investigation de la pensée scientifique. Dans cette perspective, concepts, institutions, noms propres, corrélats et index traduisent le mouvement de la science et l'ambition d'une liberté plus grande pour appréhender l'ensemble des formes de pensée. A signaler : il n'existe rien de comparable sur le "marché". Cette deuxième édition en poche est augmentée de nouvelles entrées et mise à jour.
Lecourt Dominique ; Delaporte François ; Pinell Pa
Quatrième de couverture - Retraçant la très riche histoire des concepts, des pratiques et des institutions de la médecine, ce Dictionnaire vise à réinsérer la pensée médicale dans la culture générale. Cet ouvrage, sans équivalent, s'adresse, au-delà du monde de la santé, à tous ceux que les prouesses de l'art médical fascinent, enthousiasment ou inquiètent. - Près de deux cents auteurs français et étrangers, médecins, biologistes, chirurgiens, pédiatres, nutritionnistes, vétérinaires, psychologues, psychanalystes, sociologues, anthropologues, philosophes, historiens, juristes ou économistes se sont réunis dans un même effort de réflexion. - C'est le champ de la médecine dans toute son extension qui est couvert. D'où des index de plus de 1200 noms et de quelque 2000 notions. Les entrées portent aussi bien sur le raisonnement médical que sur l'allaitement et le statut de l'embryon ; on y traite du dopage, de l'anorexie, de l'obésité ou encore de la chirurgie esthétique. Les médecines non-occidentales ne sont pas oubliées. Les enjeux économiques et sociopolitiques de la médecine font l'objet d'analyses approfondies : assurance maladie, bioterrorisme, brevets sur le vivant, clonage, euthanasie, lutte contre le cancer, urgences, vieillissement...
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.