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L'atelier de la grâce
Lecoq Anne-Marie ; Mérot Alain
LE PASSAGE
45,00 €
Épuisé
EAN :9782847425215
Réunissant deux des meilleurs historiens de l'art actuels, Anne-Marie Lecoq et Alain Mérot, L'Atelier de la Grâce présente sur la longue durée (de l'Antiquité grecque au XIXe siècle) l'histoire d'une notion essentielle pour les arts, la grâce, à laquelle, curieusement, aucun ouvrage d'histoire de l'art n'a jamais été consacré. Faveur divine mystérieusement accordée aux mortels (tel le don du printemps, toujours immérité et toujours renouvelé), la grâce est douceur, clarté, fluidité, légèreté. Associée à la jeunesse, elle vient animer la beauté, elle est la vie même. Chaque grande époque lui a apporté de nouveaux caractères : fécondité et lumière pour les anciens Grecs, nécessité du lien social et de l'amitié chez les Romains, charité et visions paradisiaques au Moyen Age. Fortes de ce triple héritage, la Renaissance puis l'époque moderne, au moins jusqu'au XVIIIe siècle, ont reconnu dans l'artiste le vecteur par excellence de la grâce. Par le travail que celle-ci opère en lui, il est à même de faire bénéficier son public des effets du don rare dont il est tributaire. Rencontre qui tient du miracle : l'oeuvre gracieuse a toujours été difficile à définir, sinon par ce " je ne sais quoi " qui fait tout son charme. Au coeur de ce livre, qui associe l'histoire de l'art et des théories poétiques et esthétiques à celle des religions et des sociétés, se trouvent donc les artistes et leurs créations. Les étudier sous l'angle de la grâce permet de les voir dans un nouveau jour, d'en distinguer les multiples nuances et implications, de saisir le fil qui, dès les origines, les relie. Autour du groupe antique des trois Grâces et de ses métamorphoses successives, véritable point focal de cette étude, les statues des dieux païens rencontrent les Vierges du Moyen Age mais aussi telle Vénus de Botticelli, tel ange de Fra Angelico ou du Caravage, tel enfant de Chardin... C'est dire l'ambition, mais aussi la variété d'un ouvrage qui réservera à ses lecteurs plus d'une surprise.
Résumé : De 1689 à 1697, Fénelon fut chargé de diriger l'éducation du duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, qui semblait destiné à monter un jour sur le trône de France. Pour donner à son élève quelques rudiments sur la manière d'analyser un tableau et de juger de la réussite d'un peintre, le précepteur a choisi deux ?uvres de Nicolas Poussin, le Paysage avec les funérailles de Phocion et le Paysage avec un homme tué par un serpent, et a imaginé que Poussin (mort en 1665) les décrivait lui-même, dans l'autre monde, pour répondre aux questions de Parrhasius, célèbre peintre grec de l'Antiquité, et de Léonard de Vinci. Les deux dialogues ont été composés vers 1695, 1696. Leur intérêt ne vient pas seulement de ce qu'ils recensent un certain nombre d'éléments théoriques de l'idéalisme classique, qu'avait incarné en France Nicolas Poussin. Ils constituent aussi un témoignage irremplaçable sur la survie et l'évolution du " poussinisme " à l'époque où triomphaient les amateurs de Rubens, et sur la place de Fénelon aux origines du Néo-classicisme. Surtout, la signification profonde de cette entreprise est ici dégagée pour la première fois. À l'époque des deux dialogues, Fénelon était devenu le censeur le plus implacable de la monarchie de Louis XIV, symbole, à ses yeux, d'un monde trop vieux et trop corrompu avec lequel il convenait de rompre. Tous ses espoirs résidaient dans le règne, qu'on croyait proche, du jeune et très chrétien duc de Bourgogne. Le rôle conféré à Nicolas Poussin, la confrontation avec l'Antiquité et l'Italie de la Renaissance, et avant tout le choix même des deux tableaux indiquent clairement que la leçon de peinture a été aussi pour le précepteur l'occasion d'une leçon politique, exaltant le nécessaire retour aux principes de la monarchie française, aux m?urs des " premiers âges du monde " et aux vertus de l'esprit d'enfance.
Absolu de la représentation, démonstration de virtuosité, lieu de l'illusion et du vertige des apparences, le trompe-l'oeil a pu être considéré comme la perfection de la peinture, concentrer tous les débats sur la définition même de la mimétique. Pourtant, ce genre n'a pas donné lieu à une "histoire" ; il n'aura connu que des moments particuliers, des protocoles partiels, contrats ou pactes régissant la relation avec l'image, le rapport entre le peintre et le spectateur, la définition de l'espace, la fonction de l'illusion. De l'Antiquité à nos jours, ce n'est donc pas le fil d'une histoire que s'attache à dégager le présent volume, mais à présenter, échappant à l'amateurisme qui a trop souvent caractérisé les livres sur ce sujet, divers contextes de lecture, plusieurs façons de définir l'espace d'une illusion, et les rôles qui s'y jouent. Partage instable, sans cesse modifié, et qui confronte l'historien à d'insistantes énigmes : comment le regard reçoit-il le trompe-l'oeil ? Comment cette réception se modifie-t-elle au cours de l'histoire ? A-t-on, fondamentalement, jamais cru au trompe-l'oeil ? S'agit-il en somme de se laisser captiver par l'illusion, ou plutôt de l'accepter - d'accepter de se tromper, et d'en concevoir une véritable jouissance esthétique ?
Résumé : Comment survivre à une rupture amoureuse ? Comment s'insérer dans une société qui, clairement, n'attend pas les bras ouverts un bac + 5 de sémiologie ?... En adoptant une technique de survie simple : la débrouille. Dans ce journal de bord hilarant se dessine la vie au jour le jour d'une jeune femme d'aujourd'hui, trentenaire, qui passe sa vie entre les boulots, les cartons, ses amis précieux et les histoires ratées. Incapable de survivre sans télé ni ordi, elle doit aussi faire face aux nouveaux rapports hommes-femmes : on discute, on boit, on couche. Le lendemain, on se réveille et on réfléchit. On ne badine pas avec l'amour, ni avec le porno. Un beau jour un enfant naît, et on découvre la vie à trois. Par le prisme de son histoire personnelle romancée et librement adaptée de son blog Titiou Lecoq raconte sans ambages le quotidien de toute une génération.
Bienvenue au Louvre, un univers où, sur toile, dans le marbre ou l'argile, le meurtre est présent dans chaque recoin du musée... En appliquant les principes de la criminologie et de l'histoire de l'art pour une analyse " criminartistique ", Scènes de crime au Louvre se propose d'étudier et d'interpréter un choix d'une trentaine d'?uvres d'art. Toutes sont d'époques et de styles très différents, mais toutes, des amphores de la Grèce ancienne aux peintures françaises du XIXe siècle, des toiles de Rubens à celles de Delacroix, David ou Ingres, ont une chose en commun : représenter des meurtres, qu'ils soient mythologiques ou historiques, leurs protagonistes, leurs histoires. Chaque ?uvre sera traitée comme une scène de crime et donnera lieu à une enquête fouillée s'inspirant des principes des équipes judiciaires et médicolégales. De quelle typologie le meurtre relève-t-il ? Quels en sont les enjeux factuels et historiques ? Qui sont les victimes ? Et surtout, quel portrait peut-on tracer des coupables ? Quel est leur profil, leur background, leur alibi ? Des réponses apportées à ces questions dépendra la possibilité de faire éclater la vérité au grand jour.
La destinée extraordinaire d'Helen Keller, enfant aveugle, sourde et muette, tenue pour folle et puis surdouée, beaucoup la connaissent. Celle que La Belle Lumière éclaire aujourd'hui semblait, en revanche, repoussée dans l'ombre à jamais. Kate Keller ne serait-elle qu'une mère incapable de mener sa fille au miracle de la connaissance ? Angélique Villeneuve restitue, de son écriture sensuelle et précise, la complexité d'une femme blessée éperdue d'amour. Alabama, 1880. Dans une plantation du sud des Etats-Unis, la naissance d'Helen console sa mère d'un mariage bancal. Un monde s'ouvre entre Kate et sa fille, et puis tout bascule : les fièvres féroces ravagent l'enfant adorée. Cette fillette à la destinée extraordinaire, beaucoup la connaissent. La renommée d'Helen Keller, aveugle, sourde et muette, enfant farouche, tenue pour folle et puis surdouée, a franchi frontières et années. Celle que La Belle Lumière éclaire aujourd'hui semblait, en revanche, repoussée dans l'ombre à jamais. Kate Keller ne serait-elle qu'une mère incapable de mener sa fille au miracle de la connaissance ? Comme glissée au coeur de son héroïne, tant vibre dans ces pages le corps déchiré de Kate, Angélique Villeneuve restitue, de son écriture sensuelle et précise, la complexité d'une femme blessée éperdue d'amour. Dans ce Sud encore marqué par la guerre de Sécession et les tensions raciales, le lecteur traverse avec elle une décennie de sauvagerie, de culpabilité et de nuit. Mais découvre aussi, et c'est là la force du livre, un temps de clarté et de grâce.
Que seraient devenus Duke Ellington, Louis Armstrong, Earl Hines ou King Oliver sans les gangsters qui les employaient ? Ces mobsters et ces racketeers, souvent juifs ou siciliens, n'étaient pas aveuglés par les préjugés racistes qui empêchaient l'establishment blanc d'apprécier et de soutenir les musiciens noirs. Dans les clubs qui proliférèrent pendant la Prohibition, ils assurèrent la sécurité de l'emploi nécessaire à la constitution d'orchestres stables et à la maturation d'un style. Et ce sont les politiciens conservateurs qui, en faisant de la Mafia leur bouc émissaire, ont mis fin à l'âge d'or du jazz. A l'appui de cette thèse étonnante, Le Jazz et les gangsters propose une enquête et une documentation exceptionnelles, une peinture réaliste de la vie des premiers musiciens de jazz et du milieu de la pègre à la Nouvelle-Orléans, à Chicago, New York et Kansas City. Ronald L. Morris lève ainsi le voile sur un pan méconnu de l'histoire de la culture populaire. Les gangsters, conclut-il, se sont comportés avec les jazzmen comme les grands mécènes de la Renaissance : " Il n'y eut peut-être jamais, dans toute l'histoire de l'art, d'association plus -heureuse. " Ronald L. Morris, a enseigné l'histoire sociale dans des universités anglaises et américaines, écrit sur le roman noir américain et pratiqué le jazz. Préface et traduction de l'américain par Jacques B. Hess.
Résumé : Walter Neumann, le héros de Shanghaï-la-juive, a disparu. Lisa, sa fille, mène l'enquête. Une aventure qui, sur les traces d'un ancien bourreau nazi, la conduira à mettre à jour les zones d'ombre d'un passé tumultueux et la confrontera au problème des fonds juifs en déshérence. Hong Kong. Le 1er juillet 1997, jour de la rétrocession de l'ancienne colonie britannique à la Chine, la fête bat son plein. Mais pour Lisa Neumann, impossible de participer aux réjouissances. Depuis vingt-quatre heures, son père, Walter Neumann, patron d'un empire de presse au passé tumultueux, a disparu. Alors que l'enquête du commissaire Chu piétine, Lisa s'obstine à croire Walter vivant. Armée des carnets intimes de son père, elle décide de partir à sa recherche. Et elle se jure de ne plus quitter l'imposant collier qu'il lui a offert, inspiré d'un célèbre tableau de Klimt, tant qu'elle ne l'aura pas retrouvé. Sa quête la mène à Zurich, en Suisse, sur les traces d'Arnold Schuler, un ancien bourreau nazi. Là, elle sollicite l'aide d'un avocat réputé, maître Stefan Meier, un amour de jeunesse... et affronte le sulfureux problème des fonds juifs en déshérence. Après Shanghaï-la-juive, Michèle Kahn nous dévoile un nouvel épisode de l'étonnant destin de la famille Neumann. Un roman haletant qui rend à chacun sa part d'ombre et de lumière.