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OEUVRES COMPLETES. T3. POEMES BARBARES
LECONTE DE LISLE
CHAMPION
155,00 €
Épuisé
EAN :9782745323996
Chef-d'oeuvre de Leconte de Lisle, les Poèmes barbares sont d'autant plus une réussite que ses 81 pièces sont très diverses. Poème-préface visionnaire, " Qaïn " est le résultat d'une immersion de l'auteur dans l'Ancien Testament ; les chants épiques qui suivent sont d'une facture inédite : grandeurs et décadences après lesquelles le moderne se retrouve désemparé. Dans une série de poésies et de sonnets, le sujet, en proie au spleen, découvre à l'origine de la souffrance l'enfer du désir, aussi éternel et universel que celui du catholicisme. Dans une autre série, la répétition lancinante de vers ou de propositions inaugure une forme de sorcellerie et d'incantation. Enfin, dans les poèmes du cycle chrétien, au-delà de polémiques démodées, on a une distorsion systématique des structures grammaticales et métriques, en rapport avec l'expérience de l'ascétisme. Les analyses contextualisées du "Dossier" permettent une approche plus synthétique. En même temps que la rédaction simultanée des Poèmes antiques et barbares, pendant un quart de siècle, l'auteur a travaillé la " dispositio " en constituant des séries, en interaction les unes avec les autres. Par exemple, dans celle des fauves, le lexique (opposition jour/nuit, thème de la faim etc.), la syntaxe, le mètre etc. assurent l'homogénéité; et l'idéologie renvoie au " désir ", vie et souffrance confondues. Cette édition, après celle de l'oeuvre de Banville, permettra, on le souhaite, de remettre en cause nombre de stéréotypes qui continuent de sévir dans la présentation courante de la littérature du XIXe siècle.
Né à La Réunion en 1818, Leconte de Lisle quitte l'île Bourbon à dix-huit ans pour des études de lettres et de droit en France. Fouriériste à la révolution de 1848, il évolue vers une poésie savante et impersonnelle et, à partir de 1860, il fait figure de mentor de l'école parnassienne. Lié à Victor Hugo, il entre à l'Académie française en 1886. Il meurt en 1894 à Louveciennes.
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Le tome 1 de la nouvelle édition des œuvres complètes de Leconte de Lisle comprend d’abord une introduction générale qui propose dans une longue préface un survol de l’ensemble du parcours de cet auteur, ainsi qu’une réflexion sur la nature des textes proposés à la lecture. Ceux qui sont publiés ensuite ont été écrits entre 1837 et 1847 et se réfèrent de façon forte à trois lieux géographiquement et culturellement très éloignés les uns des autres, l’île natale (la Réunion), Rennes, Paris. Après la mort du poète, ils avaient été repris de façon plus ou moins ordonnée, en marge ou en appendice aux quatre recueils canoniques, Poèmes antiques, barbares, tragiques et Derniers poèmes. Ils sont ici, pour la première fois, publiés en six ensembles, quatre œuvres poétiques, Essais poétiques, Cœur et âme, Odes à la France, et Hypatie, et deux recueils de textes en prose, « récits » et « articles » littéraires et politiques. L’ensemble forme une œuvre d’une très grande cohérence, malgré ou plutôt à cause de la permanente interrogation sur elle-même qu’on peut y lire – l’oeuvre d’un poète de la seconde génération romantique, celle qui a vécu une sorte de préface aux événements des années 1848 à 1851 comme la fin d’une adolescence prolongée. Avec les premiers recueils de Banville récemment réédités et très précisément commentés, et une petite partie de l’œuvre de Baudelaire, se trouve ainsi constitué un corpus qui permet de reprendre sur des bases plus solides un des thèmes favoris de la critique, ancienne et moderne (de J.P. Sartre à Dolf OEhler), à savoir la métamorphose de la littérature ou plus spécifiquement de la poésie après ou à la faveur d’une sorte de silence (1848-1852).