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Histoire philosophique et politique du sacré. La violence et le sacré des autres
Leclerc Gérard-Yves
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782343207438
Les attentats djihadistes ont donné une actualité nouvelle à un problème philosophique et politique ancien, qui est celui de la violence religieuse et du fanatisme terroriste. Les guerres dites de religion, qu'elles soient civiles ou étrangères, qu'elles se portent contre l'Autre hérétique ou vers l'Autre infidèle et idolâtre, ont illustré depuis longtemps le phénomène récurrent de la violence prenant appui sur le sacré et trouvant sa légitimité dans la religion communautaire. Mais la question est devenue d'autant plus troublante que des historiens des religions et des sociologues ont cru découvrir, depuis un siècle ou deux, dans le Sacré lui-même le moyen recherché par les hommes pour dépasser leur violence primordiale, grâce à la création simultanée du théologique et du politique. A l'aube de nos civilisations, voici quelques millénaires, l'union du pouvoir et du sacré était censée pacifier les communautés humaines. La communauté sacrificielle et politique serait née de la tentative de dépasser la violence entre les hommes, en la transformant en un rapport sacral : le meurtre rituel des animaux accompli devant les dieux, devenus garants de la sécurité et du salut des mortels. Les hommes de la modernité séculière ont-ils les moyens d'aller au-delà de la violence qui prétend trouver sa légitimité et ses raisons d'être dans le sacral archaïque et dans la volonté des dieux ? Le sacré politiquement agnostique de la république a-t-il les moyens de lutter contre une violence prenant appui sur le sacré religieux ? Existe-t-il un sacré politique, désormais délié de ses liens anciens avec le sacré religieux et capable de gérer la pluralité des communautés religieuses intérieures à la république ? La violence religieuse pourrait ainsi nous amener à nous interroger sur la sacralisé supposée de la république.
Résumé : Toutes les sociétés connaissent la communication. Mieux : toutes sont fondées sur elle. La société est une communauté, c'est-à-dire un partage de signes, un échange de messages. Quelle nouveauté notre société présente-t-elle par rapport à celles qui l'ont précédée ? A tout le moins l'invention des " mass médias de communication " (téléphone, télévision, Internet, portable, etc.), technologies censées améliorer la quantité et la qualité des discours échangés entre les hommes. Le progrès est-il certain ? La croissance exponentielle des messages est-elle toujours synonyme d'une meilleure compréhension ? L'incommunicabilité des codes religieux, éthiques, rituels, la création de zones d'opacité artificielle par les pouvoirs et par les individus (censure, secret, confidentialité) ne sont-elles pas la rançon du progrès de la transparence ? Cette approche sociologique aborde la communication comme un phénomène social de production, de circulation et de consommation des discours. Elle tente de démêler l'écheveau des différents types de discours (discours publics et discours privés ; discours culturels, informations, opinions) qui circulent en société. Et elle introduit aux problèmes posés par la mondialisation des communications. Sommes-nous entrés, avec les voyages de masse en jets intercontinentaux et avec Internet, dans l'ère de la communication planétaire ? L'humanité toute entière est-elle désormais intégrée dans le " village global " annoncé naguère par Mac Luhan ?
Cet ouvrage mêle l'analyse du pouvoir en général, ce que l'on peut appeler le pouvoir social, et celle du pouvoir politique, forme la plus visible du pouvoir social. Le pouvoir du regard et le pouvoir de l'être regardé sont deux formes de pouvoir social : avoir le pouvoir c'est regarder et observer mais c'est aussi être regardé, donner un "spectacle" de soi. Ce "spectacle" est organisé par les médias, en particulier au cours des campagnes électorales. Le citoyen ne devient-il pas alors un "spectateur" influencé ? Une analyse du "regard" dans notre société, le regard peut-il être considéré comme objet sociologique ? Les jeux de regards sont chose fort sérieuse précise l'auteur qui s'en tiendra "au domaine du regard du pouvoir politique et à celui de la société sur le pouvoir". Le pouvoir politique est à la fois spectacle et recherche du renseignement, regard policier et regard des médias. L'enjeu est de tenter de mettre en évidence les constantes et les continuités qui caractérisent les structures de visibilité ainsi que les mutations qui ont pu les affecter au cours de l'histoire culturelle et politique de l'Occident.
Résumé : Paul, figure étonnante des origines du christianisme ! Homme d'action, son aventure d'évangélisateur du bassin méditerranéen a une allure d'épopée. Penseur, son ?uvre, composée de lettres envoyées aux premières communautés chrétiennes, se situe au début de la réflexion théologique. Sa rencontre avec le Christ ressuscité sur le chemin de Damas, alors qu'il est en route pour dénoncer et faire arrêter les chrétiens, est l'évènement fondamental de sa vie. Projeté à terre par cette vision qui le bouleverse, il comprend tout instantanément par la puissance de l'esprit, au point de devenir, avec saint Jean, le premier grand penseur du christianisme et l'apôtre des nations. Avec la passion qu'on lui connaît, Gérard Leclerc fait revivre Paul au plus près des documents et du témoignage qu'il a donné de lui-même. Juif de la diaspora, mais aussi apôtre appartenant à l'univers hellénique et à l'empire romain dont il se veut citoyen, il a suscité l'éclosion et le rayonnement des grands génies chrétiens tels Augustin et Pascal. En ce sens, Paul est indépassable.
21 avril 2002. Séisme. Naufrage.Défaite historique du Parti socialiste. Lionel Jospin, chef du gouvernement, favori de l'élection présidentielle, est éliminé dès le premier tour par Jean-Marie Le Pen. La "gauche plurielle" vole en éclats. Pour la première fois depuis trente ans, les socialistes sont sans chef, sans projet, sans stratégie. Mai 2007. Le candidat du PS peut-il rassembler la gauche, l'emporter sur la droite, conquérir l'Elysée? Et qui peut-il être, parmi tous les prétendants et les prétendantes? Laurent Fabius ou Dominique Strauss-Kahn? François Hollande ou Jack Lang? Ségolène Royal ou... Lionel Jospin? Comment, surtout, se reconstruire? En privilégiant une ligne radicale de "rupture" avec la gauche de la gauche? Ou en assumant un aggiornamento réformiste en ralliant l'électorat modéré? Du coup de tonnerre du 21 avril à la bataille sans merci des éléphants, du raz de marée des régionales et des européennes au fiasco du référendum du 29 mai, Gérard Leclerc raconte ici la grande course à l'élection présidentielle de 2007. Et qui verra la reformation ou l'implosion de la gauche française. Les hommes, les femmes, les alliances et les trahisons, les pièges et les rebondissements, mais aussi les idées et les projets... Voici, fourmillante d'anecdotes et de révélations, la saga secrète des socialistes... Voici la radiographie, tout en ombres et lumières, de la guerre des deux roses.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.