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La mission militaire française au Hedjaz (1916-1920)
Leclerc Christophe
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782343119052
Juin 1916. Les tribus bédouines du Hedjaz se soulèvent contre l'occupant turc. Cet ouvrage relate l'épopée d'officiers et soldats français qui luttèrent aux côtés des Arabes insurgés et du célèbre colonel britannique T.E. Lawrence. On sait peu que, bien loin des tranchées de Verdun, nos soldats ont pratiqué la guérilla, sabotant le chemin de fer Damas-Médine et organisant des attaques surprise contre les garnisons turques. Au-delà des faits d'armes, l'auteur fait ici le récit de la confrontation politique entre la France et la Grande-Bretagne pour le contrôle du Proche-Orient. Il accorde une attention particulière au duel sans merci que se livrèrent le lieutenant-colonel Brémond, chef de la mission française, et T.E. Lawrence, pour rivaliser d'influence auprès des leaders de la révolte arabe. Dans le contexte du centenaire de la Grande Guerre 1914-1918, le temps semble venu de mettre en lumière l'histoire singulière et trop méconnue des soldats de la mission française au Hedjaz.
Le Faucon maltais, African Queen, Moby Dick, The Misfits, Fat City, L'Homme qui voulut être roi... Les films de John Huston sont dans toutes les mémoires. Mais qui saurait réellement définir le cinéma de Huston sans tomber dans les idées reçues, sans se laisser emprisonner par ce qui a été dit et écrit sur le réalisateur ? Qui saurait dresser le portrait de l'homme derrière la caméra sans se laisser submerger par les fausses rumeurs, par les assertions hâtives qui ont été acceptées comme vérités indéniables ? Le temps semble venu de reconsidérer la filmographie déroutante de John Huston, à la confluence du cinéma épique américain et d'un intimisme plus européen. Une oeuvre singulière qui préfère les héros cabossés, blessés et à vif, solitaires, fatigués et laissés pour compte. On croit tous connaître John Huston grâce à ses chefs d'oeuvre, notamment Le Faucon maltais, mais aussi Moby Dick ou L'Homme qui voulut être roi. Christophe Leclerc, historien du cinéma à qui l'on doit déjà le très complet Un panthéon hollywoodien : portraits des stars de l'âge d'or (2005) nous invite à découvrir un autre Huston. Baroudeur truculent, misogyne irascible, Narcisse tyrannique ? Il est surtout un esthète sensible, dandy curieux de philosophie et de littérature. Un "chat qui marche comme un ours" . Une thèse pertinente et intelligente qui revient sur une figure mythique de l'âge d'or d'Hollywood et sur une filmographie impressionnante pour mieux les éclairer sous un nouveau jour.
Tout le monde connaît ma gueule, mais personne ne connaît mon nom", se lamentait Lee Marvin. Second couteau d'Hollywood, il a traîné sa trogne cabossée dans quantité de films, jusqu'à devenir une star dans des classiques comme L'Homme qui tua Liberty Valance, Le Point de non-retour et Les Douze Salopards. Il a joué à égalité avec Paul Newman, Richard Burton ou Toshiro Mifune, et a même été récompensé d'un oscar. Lee Marvin est devenu une icône au point d'inspirer les traits d'un personnage de la célèbre BD XIII. Mais ce n'était cependant jamais assez pour ce vétéran de la guerre du Pacifique traumatisé par les combats. Raconter cette vie de sexe, d'alcool et de rock'n'roll, c'est retracer la trajectoire haute en couleur d'un géant aux pieds d'argile.
Son nom vivra dans l'Histoire", écrivait le roi George V à l'annonce de la mort de Thomas Edward Lawrence (1888-1935), plus connu sous le nom de Lawrence d'Arabie. Le vif intérêt que continue de nourrir le public pour T.E. Lawrence, à travers le monde, ne laisse pas d'interroger. Depuis les années 1920, ce personnage a suscité une abondante littérature dans de nombreuses langues : biographies, romans, pièces de théâtre, bandes dessinées... Comment expliquer la persistance de cet engouement ? Lawrence d'Arabie, c'est l'association, dans un même nom, de l'aventure, du rêve et de l'exotisme, un mélange de Rudolph Valentino, de Mata Hari et de Douglas Fairbanks. L'Américain Lowell Thomas l'avait bien compris, qui imagina des conférences publiques consacrées à ce personnage et fin ainsi à l'origine du mythe, immédiatement après la Première Guerre mondiale. C'est ce mythe bien vivant qu'interroge ici Christophe Leclerc, la postérité de T.E. Lawrence et ses cycles, alternant gloire et réprobation, idéalisme lumineux et mystères. Sur les deux rives de la Manche, Anglais et Français ont projeté sur ce personnage quantité de rêves et de fantasmes Porté au pinacle ou cloué au pilori, érigé en bâtisseur de nations ou en super-espion machiavélique, dépeint en masochiste homosexuel ou en ascète préoccupé de rédemption, T.E. Lawrence a très tôt suscité la controverse. A partir d'une impressionnante bibliographie en langues française et anglaise, cet ouvrage de synthèse restitue la variété des discours sur T.E. Lawrence, dans une admirable polyphonie.
L'approche philosophique des preuves classiques de l'existence de Dieu, et principalement l'examen de l'argument ontologique occupe, chez Maurice Blondel, une place prépondérante et constitue de ce fait un moment essentiel dans le développement de sa doctrine. C'est un retour à une doctrine ancienne, mais en même temps une élaboration originale. Les controverses auxquelles Blondel avait été comme embarqué témoignent justement du fait qu'il tenait à justifier la destinée humaine comme nécessairement orientée vers l'Absolu ou Dieu qu'il nomme, avec une saveur évangélique, "l'Unique nécessaire". Fidèle également à sa foi, il a cherché à montrer que la raison, qui transcende tout fait donné, tombe dans des contradictions quand elle s'enferme prétentieusement dans ses hauteurs alors que résonne en elle cet appel à l'ouverture au Transcendant. C'est précisément dans cette perspective que l'analyse de cet argument apparaît dans l'oeuvre de Blondel dès L'Action de 1893. De plus, son articulation et son approfondissement se prolongent, se précisent et se contextualisent dans son "vaste testament philosophique" de la Trilogie. Il apparaît également dans certaines études de circonstance consacrées à des auteurs (Descartes, Malebranche) comme pour révéler, non seulement la place qu'il tient dans la pensée philosophique de Blondel, mais beaucoup plus pour montrer que l'horizon de sa requête, en dépit de l'autonomie et de la rationalité qui caractérisent toute philosophie, demeurait bien la recherche d'un axe, d'un vinculum vers la transcendance. Restant sur une structure d'analyse de L'Action de 1893, ce livre revisite les multiples manières ou approches que Blondel développe en vue de la saisie de Dieu.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.