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Exercices de mémoire
Leclerc Annie
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246469117
C'est juste après avoir vu {Shoah} qu'Annie Leclerc s'est juré d'écrire ces {Exercices de mémoire}, un texte qui se lit comme une injonction (mais suppliante) à ne pas oublier, ne plus oublier. Cette promesse d'écrire est aussi la réponse d'une non-juive à une culpabilité et à des larmes dont elle ne veut surtout pas s'exclure. Après les images de {Shoah} subsiste une seule certitude : le devoir de mémoire, le seul qui parce qu'il est toute rigueur et douleur donne un commencement de réponse à l'horreur qui n'est pas seulement derrière nous mais tisse, compose l'histoire même de ce siècle. Dès lors, comment la petite fille que les trains ont toujours fascinée peut-elle s'accommoder de ces trains de la mort qu'elle a découverts un jour ? Comment l'étudiante en philosophie qui révère Heidegger peut-elle accepter son implication dans le nazisme ? C'est seulement en décidant d'assumer en toute conscience ce travail exigeant de mémoire et de lucidité qui implique de ne se mettre jamais à l'écart, c'est-à-dire hors mémoire, de ce qui restera {ad aeternam} une plaie béante de l'humanité. "... Requise de parler, j'ai au moins fini de prétendre que je n'étais pas concernée. J'ai promis d'interroger l'oubli, le regard détourné, les oreilles bouchées, l'effacement de la question. D'essayer de penser à l'impensable. . ". .
Résumé : En quelques brasses bien coulées, en quelques étirements alanguis des membres, en quelques pénétrations liquides bien ourlées, me voici accueillie à bras ouverts dans la maison de l'eau, approuvée, consolée, exaucée, bénie. Et comme définitivement aimée. A. L.
Résumé : "Depuis que j'ai cessé de fumer, je flotte, je dérive, je ne sais où. Ah ! où est-il le temps où je pouvais m'accrocher pas à pas, minute après minute, à ma cigarette... Ma cigarette, mon radeau, ma rame. Oui, c'est ça... On la tirait doucement, régulièrement, comme on rame. On aspirait, on tirait, on tirait, bouffée après bouffée, la barque à bon port, ici, chez soi, maintenant, entre nous... J'entrais au bistrot, demandais un café noir, et savais alors qu'il était temps. Je m'adossais au comptoir, j'ouvrais mon sac, tirais lentement une cigarette du paquet et l'allumais, le regard vers la rue, les autos, les mouvements, les gens ; tout ce vacarme muet, pressé, toujours étrange. Et je tirais ma première bouffée. Et c'était comme si je voyais soudain ; ou comme si j'allais voir... Je ne sais pas si ce fut jamais l'aurore, ou seulement son désir éperdu. En tout cas, ce fut le plus beau. L'amour en sa première vague, illimité... Nostalgie d'une immense page blanche, d'un premier mot, d'une première encre. D'une première écriture, et qui serait de toute beauté. Intègre". A. L.
Résumé : Ce que je crois, c'est que nous appartenons tous à Pædophilia. En règle générale Pædophilia donne la vie, le lait, la confiance, et les mots. Mais il arrive que Pædophilia fasse tout le contraire, qu'elle se retourne contre la vie, semant la terreur, le silence et la mort. Si Pædophilia fait le bien le plus précieux aux grands et aux petits, elle fait parfois le plus grand mal. C'est un incroyable mystère. Et tellement éprouvant pour la conscience qu'on ne sait presque rien en dire. Ce n'est pas faute d'éprouver Pædophilia. Tout le monde y passe. C'est le plus répandu, le moins contesté, le plus poignant des sentiments. Mais c'est en même temps le moins interrogé, le moins réfléchi.
Sarah : Est-ce pour avoir eu deux mères, l'une très obscure et l'autre trop évidente, que ces trois-là n'en finissent jamais d'être frères et soeur ? Deli-Delo : Seule une femme sans coeur pourrait ne pas étouffer de baisers le plus joli bébé du monde... La Guerre civile : A force de vivre, se dit la mère, il va finir par lui arriver quelque chose. Et en effet... Ci-gît mémé Pastille : Ou comment une gentille grand-mère se refusa d'être mangée à la sauce trop relevée que lui mijotait l'écrivain. Etre mère ou ne pas l'être, en avoir une ou en manquer, de toute façon ça fait mal. Patience. On finit toujours par en sourire.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.