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Simone de Beauvoir
Lecarme-Tabone Eliane ; Jeannelle Jean-Louis
L'HERNE
39,00 €
Épuisé
EAN :9782851971708
Simone de Beauvoir à l'oeuvreJean-Louis Jeannelle et Éliane Lecarme-TaboneÉtrange destin critique que celui de l'oeuvre de Beauvoir. La relative indifférence qu'elle a longtemps suscitée au sein de l'université française n'a eu d'égale que la ferveur qu'on lui a témoignée depuis les années 1980 dans les pays anglo-saxons. Ce déséquilibre ne va pas sans provoquer quelques malentendus, que ce Cahier aimerait, en partie du moins, dissiper.Le premier malentendu tient aux objets d'étude sélectionnés. La grande majorité des recherches qui lui ont été consacrées, en Angleterre et aux États-Unis, concernent, outre sa biographie, les questions de genre («gender») dans une perspective féministe et la délimitation d'une pensée philosophique qui lui soit propre. Cette profonde réévaluation critique du Deuxième Sexe et du statut accordé à Beauvoir en tant que philosophe, bien qu'elle fût en accord avec les travaux menés en Fiance dans le domaine philosophique par Michèle Le Doeuff ou en Allemagne du côté de la réception des textes par Ingrid Galster, n'a suscité d'écho chez nous que de manière tardive. Assurément précieux dans son travail de réhabilitation d'une pensée sous-estimée, le déplacement de perspective réalisé par les spécialistes anglo-saxonnes apparaissait toutefois comme trop militant: il ne faisait pas la part assez belle à Beauvoir écrivain et instaurait entre la pensée de Sartre et la sienne une rivalité impossible à conclure.Les critiques français, de leur côté - et c'est le second malentendu - voient surtout en Simone de Beauvoir une mémorialiste et une romancière, mais ils n'en ont que tardivement renouvelé la lecture, faute d'avoir compris, comme leur confrères anglo-saxons, qu'il importe de remettre en question les cadres éthiques et théoriques dans lesquels nous est parvenue son oeuvre. Trop longtemps envisagés avant tout comme des sources d'information biographique, les écrits à la première personne de Beauvoir occupent, en dehors des Mémoires d'une jeune fille rangée (cas exemplaire de récit d'enfance), une place assez secondaire au sein des études sut la littérature personnelle: on a, en quelque sorte, ignoré le travail d'écriture de l'histoire débuté avec La Force de l'âge. Ses romans n'ont, de même, pas trouvé la place qui leur revient dans les différentes histoires de la fiction en France, en dépit du succès que plusieurs d'entre eux avaient rencontré lors de leur publication et des réexamens qu'ont suscités depuis quelques décennies Les Mandarins, Les Belles Images ou Quand prime le spirituel.Résultat de telles divergences: des deux côtés de ce fossé linguistique et culturel, on ne se lisait ou ne se citait que rarement. Il est temps de dépasser ce clivage. Des travaux individuels ouvrant à un véritable dialogue, les études régulièrement proposées dans les Simone de Beauvoir Studies, l'organisation de grands colloques internationaux réunissant des chercheurs de toutes les nationalités, comme celui de 1999 sur le cinquantenaire du Deuxième Sexe (dir. Christine Delphy et Sylvie Chaperon) ou ceux de 2008, tenus l'un à Paris - (Re)découvrir l'oeuvre de Simone de Beauvoir (dir. Julia Kristeva) -, l'autre à Tübingen - Simone de Beauvoir cent ans après sa naissance (dit. Thomas Stauder) -, prouvent, s'il en était besoin, l'intérêt de telles circulations entre les différentes perspectives. Ce Cahier aimerait poursuivre la confrontation et l'enrichissement réciproques des différentes lectures faites de Beauvoir.Il s'efforce donc de ressaisir la production de Simone de Beauvoir dans sa globalité, afin d'éclairer, sans exclusive, les différents genres dans lesquels son talent s'est exercé: romans, nouvelles, autobiographie, journal, correspondance, essai, récits de voyage... Il se fait l'écho des recherches qui firent sortit Simone de Beauvoir de l'ombre sartrienne pour lui restituer sa stature de philosophe, notamment dans Le Deuxième Sexe. La reproduction d'articles de Simone de Beauvoir, publiés dans des revues américaines et peu accessibles jusqu'à présent aux lecteurs français, complète et nuance ce que nous connaissons de sa pensée à travers ses essais les plus connus.
Étude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre: approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Éclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire La vie devant soi de Romain Gary (Émile Ajar)
Résumé : Chacun a noté l'expansion du genre autobiographique et son succès auprès de tous les publics. Beaucoup déplorent ce phénomène et objectent que l'autobiographie n'est pas un genre littéraire. Cet ouvrage, au contraire, propose une définition, une défense et une illustration de l'autobiographie en priorité à travers la littérature française. Il s'agit d'abord de définir ce genre très controversé en présentant tous les termes d'un débat qui demeure très vif. La religion, l'histoire et la psychanalyse sont bien souvent de puissants motifs de l'acte autobiographique, qui a pourtant trouvé, au fil du temps, sa pleine autonomie. Le pacte autobiographique évolue depuis l'acte testamentaire jusqu'à la communication d'une mémoire vive, en passant par des engagements de plus en plus radicaux. L'écrivain se raconte au plus près de sa vie, de son corps.
«Le rayonnement du Deuxième Sexe est international. Comme le signale Sylvie Le Bon de Beauvoir, il a été traduit "en une multitude de langues" : anglais, allemand, italien, espagnol, russe, lituanien, suédois, finlandais, japonais, chinois, malais, roumain. Bien plus, de nouvelles traductions remplacent des traductions plus anciennes, tronquées ou jugées fautives [...] ; des pays longtemps réticents s'y mettent à leur tour (la Russie en 1998 et la R.D.A. en 1989), signe d'un regain d'intérêt et d'une actualité toujours vivante. La reconnaissance, désormais universelle, de la valeur emblématique de l'?uvre va de pair avec un développement des études qui en explorent le contenu, surtout aux États-Unis. Les Simone de Beauvoir Studies, où de nombreux articles concernent Le Deuxième Sexe, paraissent une fois par an. Des colloques se tiennent régulièrement, et prennent une ampleur particulière au moment de tel ou tel anniversaire. La France, longtemps en retrait par rapport aux États-Unis, contribue à son tour, depuis quelques années, au rayonnement de l'?uvre beauvoirienne. Nous essaierons d'apporter notre pierre personnelle à cet édifice, notamment en accordant une large place à l'analyse même de l'essai.» Éliane Lecarme-Tabone.
Longue nouvelle, Malentendu à Moscou évoque la crise vécue par un couple vieillissant au cours d'un voyage en Union Soviétique. André et Nicole, professeurs à la retraite, rejoignent Macha, la fille d'André née d'un premier mariage, en U. R. S. S. où elle leur servira de guide et d'interprète tout au long de leur séjour, en juin 1966. Malaise et désarroi s'installent progressivement, aucun des deux époux ne trouvant à ce voyage le charme espéré. Déception politique et "malentendu " sentimental s'entrecroisent, nouant histoire individuelle et Histoire collective. Par ses qualités propres comme par la richesse des échos qu'elle entretient avec l'ensemble de l'oeuvre de Simone de Beauvoir, cette nouvelle méritait une nouvelle édition. La nouvelle est suivie d'un texte de Simone de Beauvoir, Portrait de Sartre, qui lui fut commandé par Harper's Bazaar en 1946. Préface d'Eliane Lecarme-Tabone.
Parmi les philosophes français contemporains, André Comte-Sponville occupe une place très particulière. Il fut une sorte d'éclaireur, sinon de pionnier. Par la simplicité et l'élégance de son écriture, par son souci de clarté, il a su rendre la philosophie accessible à un public élargi. La philosophie entendue stricto sensu. Car il est un philosophe à part entière, sorti des meilleures écoles, qui a construit au cours des années une philosophie ambitieuse et forte (en particulier morale), à travers divers ouvrages dont quelques traités. C'est l'un d'entre eux, sans doute le moins "technique", le Petit traité des grandes vertus, paru en 1995, qui lui assura une audience considérable, au-delà même de nos frontières.
L'anarchisme, au moins tel que je le comprends, est une tendance de la pensée et de l'action humaines qui cherche à identifier les structures d'autorité et de domination, à les appeler à se justifier, et dès qu'elles s'en montrent incapables, à travailler à les surmonter. Loin d'avoir "échoué", il se porte très bien. Il est à la source de beaucoup de progrès - très réels - des siècles passés, y compris depuis les années 1960-1970. Des formes d'oppression et d'injustice qui étaient à peine reconnues, et encore moins combattues, dans un passé récent, ne sont plus considérées aujourd'hui comme tolérables. C'est une réussite, pas un échec. N. C.
Ce petit écrit entend rassembler, pour ainsi dire de manière dogmatique, les thèses de la psychanalyse sous la forme la plus ramassée et dans la version la plus définitive. Bien entendu, sa visée n'est pas d'exiger la croyance ni de susciter la conviction. Les assertions de la psychanalyse reposent sur un nombre incalculable d'observations et d'expériences, et seul celui qui répète ces observations sur lui-même et sur d'autres est engagé sur la voie menant à un jugement personnel.
A sa mort en 1870, Alexandre Dumas est l'un des écrivains les plus célèbres de son siècle. Cent-cinquante ans après, sa gloire n'a pas terni et ses oeuvres, traduites dans le monde entier, font de lui l'un des auteurs français les plus lus. Menant tambour battant une existence digne d'un roman, Alexandre Dumas appartient à la génération romantique qui rêva de changer le monde. Ses voyages, sa correspondance, ses échanges avec les artistes de son temps témoignent d'une énergie hors normes. Pour Dumas, la création littéraire est d'abord animée par sa passion pour le théâtre, bientôt suivie d'un engouement pour le genre romanesque, où il excelle. Maître du suspens et des rebondissements, Dumas porte aussi un regard critique sur son oeuvre et reste jusqu'à la fin fidèle au romantisme de sa jeunesse. Ce cahier consacré à Dumas invite à lire des inédits et des textes rares de l'auteur. Ecrivains et chercheurs apportent également leur regard sur une oeuvre qu'on ne finit pas de redécouvrir, et dont l'originalité tient tout ensemble à son caractère novateur, savant et accessible. Histoire, imagination, critique littéraire, stratégies auctoriales, tempérament d'artiste : tous ces aspects de la création dumasienne sont abordés dans ce cahier par les amateurs et les spécialistes de Dumas l'enchanteur.