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La littérature et l'école. Enjeux Résistances Perspectives
Lebrun Marlène ; Rouxel Annie ; Vargas Claude
PU PROVENCE
28,01 €
Épuisé
EAN :9782853996693
Comment élèves et professeurs perçoivent-ils la place et le rôle que joue la littérature dans leur formation ou tout simplement dans leur vie? Comment rendre compte du " rapport à la littérature " - de la curiosité, du désir de lire, ou à l'inverse des résistances - de ceux qui fréquentent l'école, mais aussi de ceux qui l'ont quittée? Cet ouvrage regroupe un ensemble de discours sur les liens établis avec les textes littéraires par les écoliers, les lycéens, les enseignants - en France, en Belgique et au Québec - mais aussi par les lecteurs ordinaires des milieux populaires ou des espaces en crise. Il propose ainsi un riche panorama né des regards croisés de chercheurs en didactique du français, en anthropologie cultuelle et en sociologie. Cette étude intéressera au premier chef tous ceux qui, impliqués dans l'enseignement de la littérature, professeurs en formation initiale, formateurs et chercheurs en didactique du français, œuvrent pour construire les compétences littéraires qui fondent une culture vivante et partagée.
Qu'est-ce que le XVIIe siècle ? Depuis longtemps déjà, les historiens recherchent, au-delà des récits traditionnels de l'histoire politique, les réalités plus complexes d'une histoire totale. Totale parce que, ne se limitant plus à la seule Europe, voire à la seule France, elle veut faire leur place légitime aux autres continents. Totale parce que, sans négliger l'événement, elle entend mettre l'accent sur toute la vie du passé, s'efforçant d'en éclairer tous les aspects. Ce " nouveau " XVIIe siècle ne peut se ramener à une image simple, pas même celle du Roi-Soleil. C'est à la fois le siècle de Cromwell et de Louis XIV, des procès, de sorcellerie et de Descartes, de Calderon et de Racine, de Rubens et de Rembrandt, et aussi d'Aureng-Zeb et de K'ang-hi, des " réductions " jésuites et des débuts de la traite des Noirs. Siècle divers, foisonnant, complexe, comme la vie même.
Biographie de l'auteur Mgr Dominique Lebrun, évêque du diocèse de Saint-Etienne, docteur en théologie, est membre du Conseil Famille et société de la Conférence des évêques de France et président du Conseil d'orientation de RCF, Radios chrétiennes francophones.
Sous la direction de Marlène Lebrun, maître de conférences HDR à l'Université de Provence, didacticienne de la littérature, La classe de français et de littérature est l'aboutissement d'un travail collaboratif engageant différents acteurs de l'éducation du primaire et du secondaire : Françoise Bec, maîtresse rééducatrice, Mireille Blanc, professeur agrégée en IUFM, Maryse Gril, psychologue scolaire et Marie-Josée Moussu, conseillère pédagogique et formatrice en IUFM. Fruit d'une réflexion collective sur la classe de français, notamment de littérature, l'ouvrage présente de nombreux dispositifs didactiques permettant de donner du sens à la lecture-écriture littéraires et de former un acteur culturel dans le cadre d'une pédagogie interactive. Une première partie propose une réflexion théorique sur l'enseignement de la littérature, avec des propositions didactiques qui redéfinissent le rôle des enseignants ; la seconde partie pose la question du "comment ? " et présente plusieurs actions (journal de lecture dialogué, comité de lecture, cahier d'écrivain, écriture coopérative, projet culturel....) ; la troisième partie fournit des exemples de productions d'élèves qui sont analysées pour montrer l'évolution des compétences générées par les différents dispositifs. Les auteures, formatrices et enseignantes, ont accompagné la mise en oeuvre des dispositifs dans des classes et font part de leur expérience permettant de développer la classe de français comme une communauté culturelle en dialogue. L'ouvrage concerne tous les amateurs de littérature et plus particulièrement les professeurs du primaire et du secondaire, débutants ou chevronnés, les étudiants qui se destinent aux professions de l'enseignement, les formateurs ainsi que les divers acteurs de l'éducation qui s'intéressent aux apprentissages des élèves.
L'ouvrage envisage le geste anthologique comme une manière de développer une posture critique à propos des textes littéraires, tant en réception qu'en production. L'enjeu, au-delà du produit fini, la réalisation d'une anthologie, est de construire activement des apprentissages permettant de trouver du sens aux pratiques scolaires de lecture-écriture littéraire. La dimension sociale du projet anthologique permet à chaque élève, dans sa diversité, de s'approprier une culture vivante en la partageant au sein d'une communauté littéraire qui se forme dans la classe. Il devient un lecteur-auteur interprète, critique, actif et autonome. Le texte littéraire peut provoquer le désintérêt en milieu scolaire parce qu'il est lié à des exercices rhétoriques de glose et de métalangage qui semblent artificiels et dépourvus de sens. Il est imposé comme un objet de révérence à analyser et non comme un discours qui appelle des compétences culturelles à travers un jugement de goût fondé et personnel. Les pratiques scolaires enferment le plus souvent les jeunes dans des lectures imposées ; ils restent spectateurs des choix de lecture et récepteurs passifs d'une interprétation qui n'est pas la leur mais celle du maître ou d'un manuel. En transformant le rapport du sujet à la lecture/écriture, le geste anthologique vise la formation d'un lecteur-auteur interprète, critique, passionné et autonome. Après un parcours éclairant dans les théories de référence de la lecture/écriture littéraire, l'auteur présente une conception dialogique de la lecture/écriture illustrée par des pistes concrètes et des exemples variés pour mettre en œuvre le geste anthologique avec les élèves du primaire et du secondaire.