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La duchesse de Longueville
Lebigre Arlette
PERRIN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782262016135
Belle, brillante, douée d'un charme irrésistible, Anne-Geneviève de Bourbon-Condé, duchesse de Longueville, incarne au plus haut degré un phénomène de société que les historiens du XVIIème ont trop souvent passé sous silence : l'émergence d'un pouvoir féminin dans le domaine politique, chasse gardée des hommes, à de rares exceptions près. Elle n'est certes pas la seule de sa génération - on n'avait jamais vu et on ne verra jamais autant d'aristocratiques conspiratrices défier l'autorité royale - mais aucune n'est allée aussi loin, sans rien en attendre que la "gloire" chère aux héroïnes de Corneille auxquelles elle ressemble tant. Sous son apparente froideur, fruit de sa timidité et de son éducation, un tempérament de feu et de volonté inflexible, dont la Fronde, dernier sursaut contre l'absolutisme, sera le révélateur. Mariée sans amour à un grand seigneur falot qui pourrait être son père, elle découvre la passion dans les bras d'un des hommes les plus séduisants de son temps, le duc de La Rochefoucauld, et s'engage à fond dans la résistance au gouvernement de la régente Anne d'Autriche et de son Premier ministre, le cardinal Mazarin. S'ensuit un tourbillon d'aventures héroïco-romanesques, dans lequel elle entraîne mari, amant, frères (dont l'un deviendra le Grand Condé) et admirateurs. Reine de Paris un jour, proscrite et traquée le lendemain, elle sera la dernière de son camp à s'avouer vaincue, sans pour autant se soumettre. Dans cette lutte inégale elle a tout perdu, même l'amour de La Rochefoucauld qui ne lui pardonne pas une trahison passagère. Dépressive, hantée par le remords, elle se jette dans une quête éperdue de Dieu, comme elle se jetait naguère dans l'action ou se jetterait dans la Seine. Son besoin de se surpasser l'amène à se rallier au jansénisme ; une doctrine austère et exigeante que Louis XIV, poussé par les jésuites, entend extirper de son royaume. Il n'en faut pas plus pour réveiller en elle l'éternelle frondeuse qui, embrassant avec fougue la cause de ses amis, leur épargnera les persécutions aussi longtemps qu'elle vivra. Ultime revanche d'une princesse atypique, qui mourra réconciliée avec elle-même, dans son orgueilleux refus d'un monde où elle n'a plus sa place. Ou pas encore.
Avec érudition, clarté et humour, La Justice du Roi nous révèle à quel point la justice tenait dans la vie de l'ancienne France une place dont nous mesurons mal l'importance. Il était de bon ton pour un seigneur ou une dame de la campagne de se rendre à la ville pour y suivre les procès. C'était un moyen comme un autre de prendre le " bel air " et de voir des visages nouveaux. La Justice du Roi nous apprend, surtout, que les juridictions de l'Ancien Régime n'étaient pas aussi rigoureuses qu'on a bien voulu le dire. L'" intime conviction " du juge, dont on fait maintenant un principe fondamental, était interdite aux magistrats. La misère qui poussait au vol d'aliments bénéficiait en général de larges circonstances atténuantes. Le nombre de condamnations par contumace démontre aussi qu'en l'absence de moyens rapides de communication et de renseignements administratifs indispensables à l'identification des suspects, la fuite était un bon moyen de se soustraire à la justice. Certes, cet ouvrage n'est pas oeuvre de réhabilitation - la justice du roi étant souvent intolérable, voire odieuse - mais oeuvre de mesure discrète qui, dans une langue agréable, redresse quelques idées fausses et établit la vérité " sans amour et sans haine ", comme on dit aux Assisses. Arlette Lebigre, docteur en droit, licenciée en letttres, agrégée des Facultés de Droit, est professeur à l'université de Clermont-Ferrand I. Spécialisée en histoire du droit et des institutions pour la période moderne (XVIe-XVIIIe siècle), elle a notamment publié un Manuel d'Histoire du Droit pénal (1979), Les Grands Jours d'Auvergne, désordres et répression au XVIIe siècle (1976), La révolution des curés (1980) et la Princesse Palatine (1986), ces deux derniers livres aux Editions Albin Michel.
Quatrième de couverture Mars 1667 : la Police est née. Simple accessoire de la justice pendant des siècles, elle acquiert enfin une existence propre. État «policé» ? État policier ? Parfois les deux. Tout dépend de ce que les régimes qui se succèdent depuis ce lointain mois de mars 1667 demandent à leur police.Arlette Lebigre raconte avec verve cette longue histoire, qui débute avec la destruction de la cour des Miracles - sécurité oblige - pour aboutir aux ghettos de nos banlieues défavorisées.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?