Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Aspects de Chateaubriand. Vie - Voyage en Amérique - Œuvres
Lebègue Raymond
NIZET
40,00 €
Épuisé
EAN :9782707804655
Cet ouvrage rassemble les nombreuses études de Raymond Lebègue consacrées à Chateaubriand. Les thématiques abordées sont moins issues d'un esprit de spécialisation étroit que d'un coeur s'offrant aux hasards des lectures et des rencontres. Une telle approche par accumulation de fragments présente certains avantages, notamment sur la classique "biographie chronologique et raisonnée". Le fragment, comme en photographie une prise de vue rapprochée, s'attache d'emblée à la précision, par la focalisation sur le "détail agrandi". L'objectivité y gagne nécessairement. Mais, plus important, la recherche aussi. C'est ainsi que l'ouvrage de Raymond Lebègue apporte de nouveaux éclairages sur certains points de la vie ou de l'oeuvre de Chateaubriand, et parfois des découvertes. Le voyage en Amérique de 1791 fait l'objet d'une longue analyse (distribuée en fragments, selon la méthode suivie) restant aujourd'hui une référence incontournable à ce sujet. Autour de ce noyau gravite une constellation d'études particulières parfois inédites ou considérablement approfondies : on lira ainsi avec grand intérêt les pages consacrées à Hortense Allart ("la dernière maîtresse") ou celles sur l'influence de Montaigne sur Chateaubriand.
Féret est incontestablement l'une des mémoires de Bordeaux et ce, depuis 1812, année de l'installation de la librairie au coeur de la ville. Libraire-éditeur, le premier des Féret, Jean-Baptiste de son prénom, a été breveté en 1813. Au fil du temps, des générations, des publications, s'est constitué le fonds Féret qui représente plus de mille quatre cents volumes depuis le premier ouvrage édité en 1814. Si seuls dix pourcents d'entre eux concernent directement Bordeaux, ils représentent néanmoins une somme considérable d'informations sur le temps long. Féret est également la mémoire de Bordeaux et ses vins depuis 1850, ce qui fait de cet ouvrage de référence, surnommé la "bible des vins de Bordeaux", la publication la plus ancienne (hormis la Bible) toujours éditée par la même maison. Bordeaux, la vigne et le vin sont devenus au XXe siècle la raison d'être de la maison, mais cela n'a pas toujours été le cas. En historien passionné, Antoine Lebègue nous dévoile l'histoire, petite et grande, de ces libraires-éditeurs, qui, durant deux siècles révolus, se sont donnés sans compter. Pour les bibliophiles et amateurs de vins, en hommage aux auteurs, la bibliographie "complète" de la maison Féret est présentée en fin d'ouvrage.
Ce second tome des Études sur le théâtre français de Raymond Lebègue est surtout consacré aux XVIIe et XVIIIe siècles. Si les tragédies de Corneille et Racine ou les comédies de Molière sont largement commentées et contextualisées, une grande place est accordée à des études spéciales, à la fois originales et essentielles : évolution du statut et de la condition des acteurs, histoire des décors et accessoires théâtraux, avatars des rapports complexes (souvent âpres) entre le théâtre et la religion, ou entre le "théâtre lu" et le "théâtre vu". Les analyses de Raymond Lebègue sont d'autant plus fines qu'elles se trouvent toujours inscrites dans le contexte historique, politique, social et religieux. Jamais un genre théâtral n'est scolairement étudié pour lui-même. Chaque sujet est traité dans une perspective historique non-linéaire, l'auteur privilégiant les notions analytiques d'agencement, de co-existence, de parallélisme ou de divergence.
Depuis longtemps spécialiste du vin, de son histoire et de sa géographie, Antoine Lebègue collabore depuis les origines à la « Bibliothèque du Vin Hachette », et notamment, au Guide Hachette des vins. Parmi les ouvrages auxquels il a contribué, il faut encore citer l?Atlas Hachette des vins de France, le Guide Pratique du vins, les fascicules Connaître et choisir le vin, Guide Bleu Aquitaine...). Dans l?Esprit du Bordeaux, ce Bordelais a su trouver le langage pour divulguer tous les secrets des crus de sa région.
Il est difficile, dans une oeuvre théâtrale aussi singulière que celle de Samuel Beckett, qui déjoue sans cesse les principes traditionnels du genre, de saisir tant les procédés formels sous-jacents que la logique structurelle d'ensemble. S'appuyant en partie sur les études générales des linguistes, mais forgeant en même temps ses propres outils conceptuels d'analyse, Betty Rojtman parvient à relever ce défi, sans jamais trouver refuge dans le jargon ou l'exposition absconse. Monde de la "vibration de surface" et du faux-semblant, le théâtre de Beckett est dépourvu, dans son statisme où pourtant "quelque chose se passe" (Fin de partie), de tout noeud dramatique résolvant les tensions de l'intrigue. Betty Rojtman a parfaitement su repérer ce qui se jouait sous l'apparente absurdité d'un théâtre en instabilité permanente, tel un système de thermodynamique. Et c'est précisément en recourant aux notions de "tension", de "force", que l'auteur parvient à résoudre la dialectique inertie/dynamisme innervant le théâtre de Beckett. Les tensions se dispersent sur plusieurs niveaux et plusieurs axes (verticalement et horizontalement), mais où vont-elles exactement ? Nulle part, conclut B. Rojtman : "elles ne conduisent à aucune paix, à aucune Terre Promise dont le rivage serait entrevu à l'horizon. . ".