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Scythes, Sarmates et Slaves. L'influence des anciens nomades iranophones sur les Slaves
Lebedynsky Iaroslav
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782296092907
Des traditions qui remontent au Moyen Age ont longtemps présenté les peuples slaves - tardivement apparus sur la scène historique au VIe siècle - comme les descendants des grands peuples nomades qui avaient hanté les steppes européennes dans l'Antiquité : les Scythes et surtout les Sarmates. Au XIXe siècle, les progrès des sciences ont ruiné ces mythes d'origine, en tout cas sous leur forme la plus naïve : les anciens nomades avaient parlé des langues iraniennes et ne pouvaient être les ancêtres principaux des Slaves historiques. Mais en même temps, linguistes et archéologues commençaient à mettre en lumière des liens bien réels, intimes et durables, entre les peuples scythiques et les ancêtres des Slaves. De ces liens, il subsiste de nombreuses traces, dont l'inventaire se poursuit. Il apparaît que, si les peuples slaves modernes ne descendent pas majoritairement des Scythes, Sarmates ou Alains, ils en sont malgré tout quelque peu les héritiers. Ce livre évoque une très longue histoire de contacts et d'échanges, du IXe siècle av. J : C. aux XIIIe-XIVe siècles de notre ère, qui concerne la plus grande partie des actuels pays slaves d'Europe centrale et orientale. Il fait le point sur une question qui suscite toujours débats et passions à l'heure où, dans ces régions, les identités sont redéfinies et les histoires nationales réécrites.
En moins de cent ans, de la fin du XIIe à la fin du XIIIe siècle, le peuple nomade des Mongols, conduit par Gengis Khan et ses successeurs, a bâti le plus grand empire de l'histoire. L'ampleur de cette aventure pose bien des questions : comment les frustes Mongols ont-ils pu triompher de leurs rivaux de la steppe, des principales puissances sédentaires, puis prétendre à la domination universelle ? Les Mongols ont-ils dû leurs succès à la faiblesse de leurs ennemis, à leur qualités guerrières, ou au génie militaire de leurs chefs ? A l'inverse, comment s'expliquent leurs rares échecs, par exemple face au Japon ?
Ce recueil regroupe sept descriptions anciennes des Tcherkesses, rédigées par des voyageurs entre le milieu du XVIe et la première moitié du XIXe siècle, et présentées et annotées par Iaroslav Lebedynsky. Parmi les nombreuses populations du Caucase, les Tcherkesses (au sens large : peuples du groupe adyghé-tcherkesse-kabarde) sont parmi celles qui ont suscité l'intérêt le plus ancien et les engouements les plus forts. Durant la période couverte par les textes présentés ici, ils ont été une sorte de modèle pour la plupart des peuples nord-caucasiens. Ils ont fasciné les étrangers qui les ont approchés par leur modèle d'anarchie féodale, leur valeur guerrière, leur syncrétisme religieux, leur culte de l'hospitalité... Du Génois Interiano au Britannique Bell en passant par l'Allemand Klaproth ou le Français Taitbout de Marigny, sept auteurs incontournables en ethnographie caucasienne font revivre les moeurs anciennes d'un peuple attachant.
Parmi les nombreux peuples "barbares" présents en Gaule à la fin de la période romaine, les Sarmates et Alains, cavaliers des steppes de langue iranienne, sont les plus inattendus et peut-être les moins connus. Des Sarmates ont été installés en divers points de la Gaule dès le IVe siècle, et des Alains fuyant l'empire des Huns les ont rejoints lors de la grande invasion de 407. Ce livre expose ce que l'on sait de leur histoire en Gaule et explore les traces de toutes sortes - archéologiques, toponymiques, culturelles - attribuées à ces anciens nomades qui comptent, en petite proportion, parmi les ancêtres des Français. L'aventure des Sarmates et Alains en Gaule est l'occasion d'une réflexion méthodologique sur les processus ethnoculturels et leur étude à travers diverses disciplines.
Ce livre dévoile, à travers l'étude des traditions guerrières, tout un pan de l'ancienne civilisation des peuples du Caucase. Centré sur l'époque "classique" des XVIIe-XIXe siècles (la mieux documentée par les récits de voyageurs, les premiers travaux ethnographiques, et les pièces conservées), il traite néanmoins aussi de la formation de la culture caucasienne de la guerre depuis l'âge du Bronze, et de ses échos contemporains. La documentation étudiée comprend le matériel archéologique, les sources écrites depuis l'Antiquité, les travaux scientifiques russes et occidentaux, les collections publiques et privées d'armes caucasiennes. Après une brève évocation de l'identité et de l'histoire des peuples caucasiens, l'étude présente dans une première partie leurs traditions martiales, et le contexte social et économique de la production et de l'emploi des armes dans l'ancien Caucase. La seconde partie est un catalogue des types d'armes des XVIIe-XIXe siècles, où défilent les équipements défensifs, les armes blanches et à feu, la sellerie. L'illustration abondante, les cartes, les annexes (glossaire, développements techniques) font de ce livre un ouvrage de référence unique en langue française, indispensable au spécialiste comme à l'amateur intéressés par l'histoire et les cultures du Caucase, et bien sûr un guide précieux pour le collectionneur.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.