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Chaîne de montage
Lebeau Suzanne
THEATRALES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782842606619
En 1993, on retrouve le corps à moitié enterré d'une jeune fille violée et assassinée à Juarez, au Mexique. Elle est la première victime d'une liste effroyable de centaines d'autres ouvrières mystérieusement tuées durant vingt ans. L'affaire n'a jamais été élucidée. Sans doute parce que les cibles sont des femmes, des prolétaires sans visage et sans voix. Elles sont les maillons interchangeables de cette chaîne de montage d'usines produisant vêtements et objets pour alimenter la surconsommation des Américains du Nord. A partir de ces événements classés dans la rubrique des faits divers et grâce à une écriture brute et poétique, une langue de l'urgence, Suzanne Lebeau lance un cri d'alarme pour que ces mortes ne restent plus ignorées. Son monologue pour une actrice ou pour un choeur se déroule comme une enquête. Il vise à une prise de conscience de toutes les chaînes concrètes ou symboliques qui entravent producteurs et consommateurs, liés par le cynisme du profit.
Séquence 1 L'année 1909, naissance de Petit Pierre CONTEUSE 1.- Aujourd'hui, c'est le 30 décembre. CONTEUSE 2.- 30 décembre... 30 décembre 1909. 1909 restera une petite année dans la ligne du temps. CONTEUSE 1.- J'ai beau chercher les dates et les noms qui écrivent l'Histoire... Un nouveau roi en Belgique... Un homme a traversé la Manche en avion... Mais j'ai déjà oublié son nom. CONTEUSE 2.- Einstein? CONTEUSE 1.- Non, Einstein est le professeur de mathématiques qu'on dit si timide et qui est entré par la grande porte de l'université de Zurich grâce à une petite équation... CONTEUSE 2.- Tout est petit en 1909: De petites révolutions sourdes et souterraines... De petites inondations qui emportent les souvenirs, de petits vents qui n'ont troublé que les petites gens, de petites guerres de couples, de clôture, de famille.
L'Ogrelet vit seul avec sa mère dans une maison au coeur d'une forêt dense, en retrait de la communauté villageoise. Le jour où il commence à fréquenter l'école et les autres enfants, il découvre sa différence: il est le fils d'un ogre que sa mère a passionnément aimé. Pour se délivrer de son attirance irrépressible pour le sang frais, il devra affronter trois épreuves dont il sortira grandi. L'Ogrelet, avec ses six ans, sa force extraordinaire et sa terrible hérédité, nous réconcilie avec notre part d'ombre. Un récit noir tendre qui puise son inspiration dans les contes traditionnels, servi par l'écriture fine et intelligente de la grande auteure pour enfants Suzanne Lebeau. On lui doit aussi Salvador, dans la même collection
Alice est une petite fille sans histoire, un peu tête de mule, très aimée par ses parents et entourée par ses soeurs, la grande et la petite. Jusqu'à ce que le malheur arrive sans crier gare, sous la forme d'une tumeur. A cinq voix, la famille raconte alors la vie d'Alice, son combat jusqu'à sa mort, paisible dès lors qu'elle aura compris que ces quatre-là seront capables de dépasser leur douleur pour vivre sans elle. Suzanne Lebeau affronte dans ces Trois petites soeurs le dernier tabou que notre société médicalisée et hyper sécurisée tente d'occulter : la mort de l'enfant. Par une écriture pudique et forte en émotion, touchante et pourtant épurée, elle signe un nouveau texte dramatique puissant, qui vise l'universel chez les enfants et les adultes.
Dans une relecture d'Hansel et Gretel, le célèbre conte des frères Grimm, Suzanne Lebeau dialogue avec sa propre enfance et avec les enfants qu'elle voit grandir autour d'elle. Elle évoque le désir puissant et rarement avoué d'être l'unique objet de l'amour des parents. Le choc existentiel que provoque l'arrivée d'un deuxième fait naître une relation amour-haine aussi délicieuse que troublante... Par la voie d'un théâtre audacieux, le conte, qui permet tous les excès et tous les possibles, place les personnages dans des situations extrêmes. Pauvreté, abandon dans la forêt, risque d'être dévoré : le lien fraternel est durement mis à l'épreuve, jusqu'au paradoxe. En sortira-t-il transformé ?
De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage. Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu: deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser... Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer. Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.
Grosse patate est le surnom qu?on lui donne à l?école parce qu?elle mange tout le temps surtout quand elle s?ennuie. Elle, elle sait qu?elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, sa meilleure amie, Rémi son souffre-douleur trouillard comme une fille, Hubert qui est très beau et très bête et dont tout le monde est amoureux. La maîtresse se fâche quand elle s?aperçoit qu?on maltraite Rémi, elle se fâche aussi lorsque Rémi, qui ne se laisse plus faire, devient général d?une armée secrète pas si secrète que ça. Grosse patate essaie de comprendre le monde à travers des exercices de maths où il ne faut pas multiplier les tomates et les bananes et en regardant Rémi qui a une ombre de petite fille. Dans ses rêves elle rencontre l?Homme en noir qui l?aide aussi à mieux comprendre. Grosse patate raconte tout cela dans son journal, la tristesse, le bonheur, les interrogations, les adultes qui répondent toujours n?importe quoi. Elle préfère être Arakis le chat qui parcourt le monde que Narcisse qui reste collé à son miroir. Elle sait qu?elle va devenir grande. Ce texte, le premier de Dominique Richard, est drôle, cruel comme l?enfance et traite, sans avoir l?air de rien, de sujets graves comme l?amitié, l?amour, le deuil, la différence, dans une langue vive et inventive.
Karl Valentin est un grand enfant faussement naïf qui jette un regard féroce sur le monde des adultes. Chez ce malicieux, la vie quotidienne devient une bataille avec les mots et les choses, que l'on cherche ses lunettes, achète un médicament au nom imprononçable ou fasse cuire un rôti. Ce volume propose un choix de sketches courts du grand comique munichois : un grand éclat de rire sur les petites sottises de l'existence, un vrai plaisir de jeu.
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.