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Autogestion, l'encyclopédie internationale T8
Le Trehondat patr. ; Le Trehondat patrick ; Mahieu
SYLLEPSE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782849508800
Après sept volumes publiés, voici donc le huitièmevolume de Autogestion, l'encyclopédie internationale. Composée de plus de 300 entrées rédigées par 150 auteur·es venu·es de nombreux pays, l'ensemble de l'Encyclopédie couvre à ce jour les cinq continents, 35 pays et court de 1848 à aujourd'hui. Il s'agit d'un projet international de grande ampleur, multilingue et de longue haleine. Dans ce huitième volume, outre les expériences concrètes d'autogestion, en France et à l'étranger, d'hier et d'aujourd'hui, comme la commune libertaire de Mandchourie (1929-1932) ou la lutte actuelle des coopératives siciliennes contre la mafia, une importante partie de cet ouvrage porte sur la pandémie du Covid-19 et les formes d'auto-organisation sanitaire qui ont pu apparaître aux quatre coins de la planète. Témoignages et interviews rythment la section "Covid-19" qui comprend également des contributions venues notamment d'Inde, des Etats-Unis, du Pakistan et de France, portant sur les alternatives possibles aux systèmes de santé existants qui ont montré toute leur fragilité dans la crise. Une Ephéméride sociale d'une pandémie se fait l'écho au jour le jour depuis le 26 ? mars 2020, des formes de résistances sociales liées à la crise sanitaire et qui sont apparues sur l'ensemble de la planète. Au chapitre des idées autogestionnaires, plusieurs contributions d'inspiration libertaire sont présentées qui tirent notamment un bilan critique des expériences algérienne et yougoslave abordées dans les volumes précédents. Plusieurs documents produits par le PSU des années 1970 éclairent la vivacité des idées autogestionnaires de cette période. Des textes des réflexions sur la question de la planification et de la gestion des entreprises par les travailleurs sont également proposés. Enfin, dans l'actualité immédiate, les activités du Réseau international de l'économie des travailleur·euses, qui regroupe des entreprises autogérées, font l'objet d'une attention particulière. Alors qu'un neuvième opus est en préparation, ce 8e volume complète utilement les sept précédents, tant du point de la vie des idées autogestionnaires que ses expériences ancrées de la réalité d'aujourd'hui.
Licenciements et nouvelle pauvreté sont devenus le lot quotidien de centaines millions de Chinois qui ne sont pas restés, pas sans résister. Entre stalinisme et business, quelle est la vraie nature de ce régime chinois ? Avant 2020, la Chine sera devenue la première économie mondiale. Ces trente dernières ont vu des bouleversements colossaux transformer ce pays essentiellement paysan. Désormais la majorité de la population chinoise vit dans les villes. Alors que la chute de l?URSS avait vu la disparition du Parti communiste et l?effondrement de sa mainmise sur la société, la classe bureaucratique chinoise au pouvoir a fait le choix risqué d?entamer un "grand bond en avant" vers le capitalisme tout en maintenant le régime d?État-parti unique. Ces évolutions ont profondément transformé la société. Au sommet, des fortunes colossales se sont accumulées et la corruption est devenue endémique, en bas l?exploitation que ce soit dans les entreprises privées ou d?État s?est intensifiée, les dégâts sociaux et écologiques sont innombrables.
Au Moyen-Orient, le Hezbollah libanais apparaît désormais comme un acteur politique et militaire incontournable. Au Liban, il est de tous les gouvernements et a acquis de fortes positions de pouvoir. Ses détachements armés qui luttent à la fois contre l'Etat islamique et soutiennent le régime despotique d'Assad, ont acquis un poids militaire digne d'une véritable armée. Né comme l'expression politique des couches chiites libanaises pauvres et marginalisées par un système politique confessionnel discriminant, le Hezbollah s'est imposé à la faveur de l'expansion régionale de la République islamique d'Iran. Il est devenu le principal représentant d'une communauté chiite qui a connu de profondes transformations avec le développement d'une bourgeoisie, notamment dans la diaspora libanaise. Ces évolutions n'ont pas été sans conséquences sur la physionomie du mouvement islamique qui s'est adapté au système dominant et accompagne désormais activement les politiques néolibérales, au risque de fortes contradictions avec sa base sociale d'origine. Se refusant à réduire le Hezbollah à sa nature religieuse ou à céder à un orientalisme hasardeux, l'auteur resitue son développement dans le cadre des transformations sociales et économiques du Liban. Il nous éclaire sur les relations du mouvement islamique avec la société civile libanaise - et plus particulièrement son opposition aux syndicats et aux mouvements sociaux. Enfin, il examine le développement de son appareil militaire et sa politique étrangère, notamment à l'égard des printemps arabes et du soulèvement populaire syrien.
Le Trehondat patr. ; Le Trehondat patrick ; Mahieu
Ce neuvième tome continue de parcourir la planète autogestionnaire d'hier et d'aujourd'hui. Dans la section : "L'autogestion en actes", une place importante est réservée aux conseils ouvriers en Alsace-Lorraine (1918), en Allemagne (1919) et en Italie (1920 et 1946). Dans le prolongement du dossier consacré dans le volume 8 à la crise sanitaire mondiale provoquée par la Covid-19, la question de la santé est abordée dans l'Espagne révolutionnaire de 1936, et pour aujourd'hui en Argentine et dans les écoles françaises. Des extraits du contre-plan d'organisation du système de santé rédigé par le Collectif Inter-hôpitaux (France) sont également présentés. D'autres formes d'auto-organisation sont traitées ? : centres sociaux autogérés (Italie et France), cantines populaires (Chili et Uruguay). Les coopératives ne sont pas absentes, que ce soit à Madagascar ou dans le Rojava d'aujourd'hui. De nouvelles formes de coopératives sont abordées, comme Railcoop (France) qui entend développer des lignes de chemin de fer hors de la logique du profit. Notons la coopérative des "coursiers sans-patrons" brésilienne qui propose une forme originale d'association alternative au système Deliveroo, ainsi que celle de Strike Bike, une usine allemande de vélos sans patron ni hiérarchies. La question du racisme dans les coopératives aux Etats-Unis est également traitée dans deux contributions. Enfin, la question de la stratégie autogestionnaire est discutée dans plusieurs contributions dans la section "Buts, chemins et moyens".
Pas plus que la Liberté ou la Fraternité, l'Égalité ne peut être une simple proclamation dont la présence gravée dans la pierre des frontons de nos mairies attesterait de la réalité. L'Égalité n'est pas un état mais un processus qu'il faut construire, consolider, défendre, approfondir, pour ne pas dire radicaliser. Il s'agit donc d'éclairer le contenu d'une discrimination positive, discrimination " anti-discriminatoire ", et de proposer des mesures démocratiques et égalitaires qui permettraient de sortir des blocages actuels. La discrimination positive est une proposition politique permettant d'allier divers groupes sociaux autour d'un projet qui cristallise la volonté collective de voir la société faire des " efforts " particuliers pour éliminer les discriminations héritées du passé et pour tenter d'empêcher leur reproduction. En parcourant le monde, des États-Unis à l'Inde, les auteurs dressent un état des lieux des politiques de discrimination positive qui apparaissent, vues de l'Hexagone, comme innovantes dans ce domaine. Enfin, cet ouvrage trace les pistes d'une politique radicalement républicaine. Un point de vue exigeant et sans concession ;
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.
Du mur que le président Donald Trump entend ériger à la frontière avec le Mexique au mur de séparation édifié par Israël dans le cadre de son projet colonial en passant par Frontex et les multiples murs de l'Europe forteresse, tout indique que nous assistons à ce que l'auteur appelle le "nouveau cloisonnement du monde". Ces "murs" érigés le long des frontières internationales représentent aujourd'hui plus de 10% du linéaire mondial de frontières. Ces murs sont la partie émergée de systèmes de surveillance et de contrôle plus vastes. On trouve aujourd'hui ces dispositifs sur tous les continents. S'ils sont généralement justifiés par la lutte contre les trafics et le terrorisme, la plupart sont en fait des barrières anti-migrants et ont pour objectif de limiter ou contraindre la mobilité des êtres humains. Les frontières contemporaines tendent ainsi à devenir de nouveaux "rideaux de fer" : des "frontières de fer". Comment, à la vision "ouverte" et positive des frontières, qui culmina avec la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a succédé une ère de soupçon, de peur et de violences symbolisée par la multiplication de ces "murs" ? Au bout du compte, c'est la question du rôle et de l'impact de ces installations qui sera au coeur de cet ouvrage. Des expérimentations de l'époque coloniale à la création néolibérale d'un vaste marché de la sécurité, l'auteur souligne l'augmentation des décès liée au contournement de ces dispositifs, le coût en vies humaines de ce monde muré. Les nombreuses cartes qui enrichissent cet ouvrage en font un véritable guide pour comprendre cette nouvelle segmentation de la planète.
L'année 2015 marquera l'histoire de la Grèce, de l'Europe et de la gauche. Ce livre constitue un guide pour les lecteurs et les lectrices qui ne se contentent pas de la narration dominante présentée par les grands médias et les créanciers, qui ne se satisfont pas non plus de la version donnée par Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des finances du premier gouvernement Syriza, dans son livre Conversations entre adultes et adapté au cinéma par Costa-Gavras. Il est essentiel de prendre le temps d'analyser la politique mise en oeuvre par Yanis Varoufakis et le gouvernement d'Alexis Tsipras car, pour la première fois au 21e siècle, un parti de gauche radicale a été élu en Europe pour former un gouvernement. Comprendre les échecs et tirer les leçons de la manière dont ce gouvernement a affronté les problèmes qu'il a rencontrés sont de la plus haute importance si on veut éviter un nouveau fiasco. Eric Toussaint, qui a coordonné les travaux de la Commission d'audit de la dette mise en place par la présidente du Parlement grec en 2015, a vécu de près les évènements qui ont secoué l'Europe cette année-là, il en maîtrise les tenants et les aboutissants. Comme l'écrit l'historien britannique Adam Tooze, auteur de Crashed : " Que l'on sympathise ou non avec l'orientation qui y est défendue, le livre de Toussaint permet à tout un chacun d'approfondir la compréhension de la scène politique grecque dans laquelle Varoufakis et Tsipras ont opéré. " Un objectif majeur du livre est de montrer qu'à chaque étape cruciale du chemin de croix qui va de février à juillet 2015, il y avait la possibilité d'opter pour une alternative. Les mesures qu'il aurait fallu mettre en pratique et les initiatives qu'il était possible de prendre sont bien identifiées et clairement argumentées. Elles dépassent le cadre national et alimentent la réflexion stratégique sur les batailles politiques pour l'émancipation sociale. L'auteur démontre de manière convaincante qu'une victoire était possible et que ce qui s'est passé n'était pas inéluctable.
En 2010, Lula quittait la présidence du Brésil avec 80% d'approbation et des indicateurs économiques au beau fixe. Moins d'une décennie plus tard, Dilma Rousseff qui lui a succédé est destituée par un coup d'Etat parlementaire et Lula est emprisonné à la suite d'un procès politique. Pire, l'élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d'extrême droite. Que s'est-il donc passé? ? fabio luis barbosa dos santos tente d'y répondre en brossant le portrait des mandats du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d'un parti qui fut le centre de gravité des luttes sociales au début des années 1980 pour finir par devenir le "bras gauche" de l'ordre en vigueur au cours des années 2000. Essai sur l'histoire récente du Brésil, ce livre revient aussi sur l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et scrute le chapitre brésilien du glissement mondial vers un néolibéralisme toujours plus violent, autoritaire et inégalitaire.