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Un désir de beauté
Lê Thânh Khôi
INDES SAVANTES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782846541190
La beauté est-elle, selon Kant, sans concept ? Est-elle simplement subjective ou y a-t-il, malgré la diversité des cultures, des conceptions et des attitudes, certaines bases communes d'appréciation de la beauté ? Elle n'apparaît pas seulement dans l'art, mais aussi dans d'humbles objets de la vie quotidienne, dans des peintures éphémères tracées sur les murs, la terre, le sable, dans ces choses de la nature où l'homme trouve une résonance. De la comparaison d'œuvres appartenant à un grand nombre de civilisations d'Afrique, d'Amérindie, d'Asie, d'Occident et d'Océanie, émergent quelques critères universels : la pureté des lignes, l'harmonie des couleurs, le mouvement et le rythme, le sentiment de l'invisible. Dans cette mesure, le subjectif rencontre l'objectif ce qui reflète, à un niveau plus élevé, la dialectique de l'universel et du particulier. Chaque peuple crée de la beauté, mais dans des formes et avec des significations différentes selon ses croyances et ses pensées, son environnement, ses matériaux et ses techniques.
Les Pygmées, encore appelés peuples premiers, sont presque méconnus. Société de chasseurs-cueilleurs, ils ont un mode de vie différent des préoccupations de la vie moderne. Pourtant ils sont heureux, manifestement sans souci : ils ne connaissent pas le chômage parce que leur système d'éducation est conçu pour préparer les jeunes au mariage et au travail. Aussi, suscitent-ils beaucoup d'interrogations. Comment les Pygmées qui n'ont que la nature comme espace vital parviennent-ils à survivre loin des sciences et des technologies modernes, à protéger et à perpétuer leur culture tout en restant heureux ? Comment ont-ils pu échapper aux méfaits conjugués du développement moderne et de la mondialisation, aggravés encore par la crise en ce début de XXIe siècle ? Quoi qu'il en soit, les Pygmées ne connaissent pas la précarité des sociétés modernes. Sans aucun doute, la crise que vivent celles-ci est une crise de valeurs et de perte de repères. L'éducation reste donc de loin le facteur déterminant de ce bien-être, dès l'instant où son contenu permet aux Pygmées de transmettre leur culture à leurs enfants et de leur assurer un bonheur permanent. A ce sujet, les sociétés modernes pourraient, dans leur quête de solutions aux crises socio-économiques récurrentes, exploiter utilement le patrimoine culturel pygmée pour réinventer un nouveau système de développement.
Histoire et anthologie sont liées dans cet ouvrage qui remonte aux sources mêmes de l'histoire vietnamienne. Trois écritures ont supporté la littérature vietnamienne : le han, chinois classique de la cour et des lettrés, le nôm, vietnamien populaire écrit en caractères, langue de la contestation et des chefs-d'?uvre en vers et en prose ; enfin le quôc ngu écriture romanisée qui s'imposera au 20e siècle. L'ouvrage raconte et cite abondamment la littérature orale -chansons, dictons et proverbes-et la littérature écrite, le long des fils conducteurs que sont le sentiment national, le bouddhisme, le confucianisme et à un moindre degré le taoïsme. Au-delà même de la littérature, l'auteur donne ici une formidable histoire de la culture vietnamienne.
Quel est le rôle de l'éducation dans la production et la reproduction des sociétés ? L'auteur a cherché dans l'histoire les réponses qu'ont apporté à cette question les civilisations du passé : l'Afrique communautaire, les mondes hindou et bouddhique, la Chine mandarinale et le Japon féodal, l'Europe de la Grèce antique à la chrétienté médiévale et l'Islam un et divers. Les dimensions intellectuelle et morale, affective, esthétique et physique de l'Education sont étudiées dans leurs rapports avec tous les facteurs qui l'influencent et sont influencés par elle. Cela conduit l'auteur à examiner tour à tour peuples et langues, milieu naturel, mode (s) de production, idées et valeurs, structures et mouvements socio-politiques, rôle des personnalités et relations internationales. L'éducation ne peut se comprendre et s'expliquer sans prendre en compte sa globalité, sa complexité, ses contradictions internes, et les interactions avec le monde extérieur. A travers l'espace et le temps, c'est une autre lecture de l'histoire universelle qui nous est ici proposée.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".
Plus de deux siècles après, l'idée folle de reconstruire à l'identique l'illustre frégate l'Hermione se réalise. L'Angoumois et le Périgord renouent ainsi avec l'époque glorieuse où les canons de la Marine, faits du fer, du bois et des eaux du haut bassin versant de la Charente, rejoignaient au fil du fleuve l'arsenal de Rochefort. Histoire passionnante que celle-ci, elle fait renaître des pans entiers d'une tradition locale trop oubliée qui a pourtant marqué ces provinces de son empreinte et structure aujourd'hui encore nombre de leurs paysages. C'est aussi l'histoire de ces canons qui, des côtes américaines à celles des Indes, vont faire trembler la flotte anglaise. Une véritable épopée où se croisent les destins du marquis de La Fayette, de George Washington et de ces glorieux marins que sont Latouche-Tréville à Rochefort ou Suffren à Toulon. Ce livre, parfaitement documenté et illustré, est le résultat de plusieurs années de recherches et de reconstitutions historiques menées par un groupe issu de la " Route des tonneaux et des canons ", en liaison avec l'association " Hermione-La Fayette ". C'est avec fougue qu'il raconte une prodigieuse aventure humaine où son lecteur devient le compagnon de ces hommes de haute race ou d'humble condition qui tous participent à une vaste entreprise : redonner son rang à la marine française et par là-même, grâce à ses " canons de la Liberté ", participer à la première victoire des Droits de l'Homme.