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Mélancolie au Sud
Le Scoëzec masson annick
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782747573320
L'âme d'une ville comme Rochefort, à une époque où elle semble comme assoupie dans un marais de son histoire, ne tiendrait-elle pas dans le regard d'une adolescente harcelée par un passé qu'elle n'a pas connu ? Et si, derrière cette cité de bases écoles, qui fut, aux temps de la marine à voile, actif port de guerre et arsenal de la flotte royale, s'en profilait une autre, pour toujours associée à un Sud interdit ? Le marin de Rochefort avait-il détenu la clé de cette énigme et, même, de l'un ou l'autre destin ? Ou bien la vérité devrait-elle à jamais demeurer occultée par le voile mensonger des rumeurs, des apparences ? Sur un fond polyphonique, le bruissement des voix juvéniles, le récit de cette rencontre donne à l'auteur l'occasion de faire revivre quelques atmosphères de la ville charentaise à l'époque d'une comédie musicale sautillante et au lendemain de la décolonisation. Roman d'apprentissage, Mélancolie au Sud est aussi un hommage indirect à la souffrance d'un peuple disparu.
En 1905, il avait visité le Kenya. Il avait alors parcouru le sud-est africain, de Dar-es-Salam à Johannesburg, pour revenir terminer ce premier séjour mouvementé à l'hôpital de Zanzibar. En 1925, il se rend au Soudan et de là il gagnera la Haute-Volta. Déjà les eaux du Bani, le Bar Tenga désertique et fascinant, puis San, Bobo-Dioulasso et les Bobos, Dédougou. Les forteresses en pisé du Burkina-Faso le séduisent, avec leurs murs jaunes, secs et muets ; les femmes, avec le reflet bleu de leur peau. Il revient sur ses propres traces avec Mathilde Merle en 1928 - et rencontre Albert Londres -. Jusque-là il n'a rien écrit d'autre sur l'Afrique que les deux pages d'envolées lyriques de 1905. En 1930, il fera son quatrième et dernier voyage. Madagascar et, au retour, en 1931, l'Egypte. C'est le Voyage à Madagascar. Ce sont donc ces deux journaux que nous publions ici qui valent surtout par leurs qualités d'écriture et le témoignage d'un homme libre sur l'esclavage perpétué par les colonisateurs.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.