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Jacquou le croquant
Le Roy Eugène
GALLIMARD JEUNE
9,90 €
Épuisé
EAN :9782070513970
Le plus loin dont il me souvienne, c'est 1815, l'année que les étrangers vinrent à Paris, et où Napoléon, appelé par les messieurs du château de l'Herm «l'ogre de Corse», fut envoyé à Sainte-Hélène, par delà les mers. En ce temps-là, les miens étaient métayers à Combenègre, mauvais domaine du marquis de Nansac, sur la lisière de la Forêt Barade, dans le haut Périgord. C'était le soir de Noël: assis sur un petit banc dans le coin de l'âtre, j'attendais l'heure de partir pour aller à la messe de minuit dans la chapelle du château, et il me tardait fort qu'il fût temps. Ma mère, qui filait sa quenouille de chanvre devant le feu, me faisait prendre patience à grand-peine en me disant des contes.Elle se leva enfin, alla sur le pas de la porte, regarda les étoiles au ciel et revint aussitôt:- Il est l'heure, dit-elle, va, mon drôle; laisse-moi arranger le feu pour quand nous reviendrons.Cela fait, elle m'entortilla dans un mauvais fichu de laine qu'elle noua par derrière, enfonça mon bonnet tricoté sur mes oreilles, et passa de la braise dans mes sabots. Enfin, ayant pris sa capuce de bure, elle alluma le falot aux vitres noircies par la fumée de l'huile, souffla le chalel pendu dans la cheminée, et, étant sortis, ferma la porte au verrou en dedans au moyen de la clef qu'elle cacha ensuite dans un trou du mur:- Ton père la trouvera là, mais qu'il revienne. Le temps était gris, comme lorsqu'il va neiger, le froid noir et la terre gelée. Je marchais près de ma mère qui me tenait par la main, forçant mes petites jambes de 7 ans par grande hâte d'arriver, car la pauvre femme, elle, mesurait son pas sur le mien. C'est que j'avais tant ouï parler à notre voisine la Mïon de Puymaigre, de la crèche faite tous les ans dans la chapelle de l'Herm par les demoiselles de Nansac, qu'il me tardait de voir tout ce qu'elle en racontait. Nos sabots sonnaient fort sur le chemin durci, à peine marqué dans la lande grise et bien faiblement éclairé par le falot que portait ma mère.Après avoir marché un quart d'heure déjà, voici que nous entrons dans un grand chemin pierreux appelé lou cami ferrât, c'est-à-dire le chemin ferré, qui suivait le bas des grands coteaux pelés des Grillières.Un peu plus loin, nous quittions le chemin qui tombait dans l'ancienne route de Limoges à Bergerac, venant de la forêt, et nous suivîmes cette route un quart d'heure de temps, jusqu'à la grande allée du château de l'Herm. Elle était pavée de grosses pierres, tandis qu'une herbe courte poussait dans les contre-allées où il faisait bon passer, l'été. Elle montait en droite ligne au château campé sur la cime du puy, dont les toits pointus, les pignons et les hautes cheminées se dressaient tout noirs dans le ciel gris.Comme nous grimpions avec d'autres gens rencontrés en chemin, il commença de neiger fort, de manière que nous étions déjà tout blancs en arrivant en haut; et cette neige, qui tombait en flottant, faisait dire aux bonnes femmes: «Voici que le vieux Noël plume ses oies.» La porte extérieure renforcée de gros clous à tête pointue pour la garder jadis des coups de hache, était ce soir-là grande ouverte, et donnait accès dans l'enceinte circulaire bordée d'un large fossé, au milieu de laquelle était le château.Au fond de l'enceinte de murs solides et à droite du château, on voyait briller les vitraux enflammés d'une chapelle qui n'existe plus; ma mère tua son falot et nous entrâmes.
Résumé : Jacques Ferral, alias Jacquou, n'a que sept ans lorsque son père est jeté au bagne où il meurt au bout de quelques mois. Jacquou jure de se venger du comte de Nansac, un noble, arrogant propriétaire terrien, responsable de l'arrestation de son père. Deux ans plus tard, un nouveau malheur le frappe : sa mère disparaît elle aussi, d'épuisement et de maladie. Sa rencontre avec le curé Bonal va l'aider, lui apprenant la bonté. Mais le sort s'acharne une fois encore sur Jacquou. Alors le désir de vengeance s'éveille, et Jacquou devient le justicier du peuple paysan...
L'histoire commence en 1815 alors que Napoléon Ier est exilé à Sainte-Hélène. A Combenègre, pauvre métairie dépendant du château de l'Herm, les Ferral sont métayers du comte de Nansac. A la suite du meurtre de Laborie, régisseur du château, Martissou, le père de Jacquou, est condamné aux galères où il meurt peu après. Françou, sa mère, obligée de quitter Combenègre, se réfugie dans une masure à Bars où, minée par les trajets et le peu de travail trouvé, elle meurt à son tour2. Agé de 9 ans, Jacquou est orphelin et désormais seul au monde. Il s'en va par les chemins glaner un peu de travail çà ou là. Affamé le plus souvent, dormant dans les fossés, il échoue à Fanlac et s'endort au pied du vieux puits sur la place, épuisé.
Périgord, 1815. Jacquou n'a que huit ans lorsque son père est jeté au bagne, où il meurt au bout de quelques mois. Jacquou jure de se venger du comte de Nansac, un noble, arrogant propriétaire terrien, responsable de l'arrestation de son père. Quand, devenu adulte, Jacquou peut enfin mettre en oeuvre sa vengeance, il devient en même temps le justicier du peuple paysan. Biographie de l'auteur Eugène Le Roy (1836-1907) voulut d'abord être soldat, mais l'armée le révoqua pour indiscipline. Percepteur des impôts, il consacrait tous ses loisirs à ses romans dont Jacquou le Croquant reste aujourd'hui le plus célèbre.
Résumé : Au début du XIXe siècle, dans le Périgord, région encore pauvre et sous-développée, vit un jeune graçon nommé Jacquou, avec ses parents qui sont métayers du domaine du comte de Nansac. Victimes de la cruauté du comte, le père et la mère perdent tous les deux la vie. Jacquou n'a alors qu'un désir : se venger du comte et de sa famille et faire enfin régner la justice.
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A peine est-il sorti de sa coquille que ses frères se moquent de lui ! Mais le vilain petit canard n'a pas dit son dernier mot... Le conte d'Andersen revisité avec humour et mis en musique avec sensibilité : totalement irrésistible !
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L'horrible cauchemar qui habite son placard empêche le petit garçon de s'endormir. Prenant son courage à deux mains, il décide un jour de s'en débarrasser, une bonne fois pour toutes. Une histoire à raconter aux petits ou à lire tout seul pour se rassurer avant de dormir et se sentir, finalement, très courageux.