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Le renouveau horloger. Contribution à une histoire récente de l'horlogerie suisse (1980-2015)
Marti Laurence
ALPHIL
29,00 €
Épuisé
EAN :9782889301041
L'horlogerie, quel avenir en Suisse ? Une question récurrente au début des années 1980. Et pourtant... De cette période difficile, nous sommes passés à une phase de prospérité sans précédent, avec un point culminant au début des années 2010. Ce renversement de situation ne peut manquer de nous interpeller et de susciter la curiosité. Comment expliquer ce "retour" au premier plan ? C'est l'interrogation initiale de cette étude et celle qui lui sert de trame générale. Le point de vue adopté se veut microéconomique. En recourant à un matériel accumulé en vingt ans de recherches, l'auteure met l'accent sur les différents acteurs du changement (managers, sous-traitants, etc.) et sur leur expérience de terrain. Le but étant de retracer non pas le, mais les chemins qui ont mené au succès, et de rappeler la présence, derrière le mouvement d'ensemble, de multiples logiques d'entreprises. Il en résulte une image nuancée, où les raisons du "retour" horloger ne se trouvent pas dans l'application de grands concepts en vogue (concentration, internationalisation, marketing, etc.), mais dans la manière de les intégrer et de les articuler avec des ressources régionales et des politiques étatiques. Les orientations prises se sont révélées opportunes, certes. Mais elles apportent aujourd'hui de nouvelles interrogations et font resurgir le doute. Ce livre se veut aussi une ouverture sur l'avenir proche et ses risques.
Elle me pointe un petit carnet qui gît le long du caniveau et murmure : - Dites-leur pour moi que je les aime. Je demande : - A qui ? Elle convulse. Je pleure. - A qui ? Elle est partie. La femme qui sortait du cimetière est venue mourir dans mes bras? Je souffle "Je le leur dirai" comme une promesse indestructible. Rose ne sait pas que cette promesse va bouleverser son existence. Au fil des pages de ce carnet, elle remettra en question sa solitude. Elle ira chercher ses réponses, contestera les lois familiales qui érigent le silence sur sa mère disparue il y a vingt ans. Elle apprendra combien la vie peut être belle et l'amour un nouveau départ. Mais, quand l'adversité s'entête, la peur reprend parfois ses droits et la mort ses prérogatives. Rose trouvera-t-elle sa vérité ? Osera-t-elle enfin le bonheur ?
En 1981, Albert Perronne (1891-1982) léguait au Musée de l'Hôtel-Dieu de Porrentruy (MHDP) l'intégralité de son oeuvre photographique, soit près de 30 000 clichés consacrés en majorité à la ville de Porrentruy et à son district, réalisés entre 1922 et 1974. Le lecteur découvrira au fil des pages toute la valeur de ces images qui représentent un témoignage historique unique de la vie ajoulote. Pendant plus de quarante ans, le photographe a en effet immortalisé les événements et personnalités de la vie sociale, religieuse ou économique. Au travers de très beaux clichés, parmi lesquels de nombreux portraits, il nous fait revivre des moments comme la foire de Porrentruy, la fête des narcisses à Damvant, les premières autos tamponneuses, le carnaval, mais également des sujets plus graves comme la guerre. Guidé par une préoccupation quasi scientifique. Albert Perronne n'a pas non plus cessé de s'intéresser aux changements dans l'urbanisme bruntrutain, nous permettant de retrouver les étapes qui ont conduit la ville sur la route de la " modernisation " : apparition de nouveaux quartiers, adaptation des rues au trafic automobile, pavage de la vieille ville, installation du téléphone, mais aussi électrification des chemins de fer ou construction des viaducs. Pionnier de la photographie aérienne dans le Jura, Albert Perronne offre les premières vues du ciel des localités ajoulotes. Enfin, il nous emmène aux temps "héroïques" des débuts de la spéléologie jurassienne, en proposant des photographies des fouilles réalisées au Mont Terri, de ses explorations dans le trou du Creugenat ou de sa découverte de la rivière l'Ajoulote. Les photographies présentées dans cet ouvrage, accompagnées d'un texte d'introduction, constituent une occasion rare de (re)découvrir en images l'histoire régionale, avec des événements, des personnes, des lieux chargés de souvenirs et d'émotions.
Le 26 juin 1930, la loi fédérale sur la formation professionnelle est adoptée. Applicable à l'ensemble de la Suisse, elle fixe pour la première fois le rôle des formateurs et formatrices en entreprise. Aujourd'hui, Carole, employée de commerce et formatrice dans une entreprise de grande distribution, organise de bon matin la formation des jeunes ; elle s'assure de leur passage dans plusieurs secteurs pour une découverte complète du métier. Dans son atelier, Eric, boulanger-pâtissier-confiseur et formateur indépendant, travaille quant à lui un gâteau avec son apprenti : ils seront bientôt prêts pour le concours auquel ils se sont inscrits. Dans une salle du cours, Dinh, pharmacienne et formatrice dans une petite entreprise, se prépare à effectuer des exercices en laboratoire avec ses apprenti·e·s après leur avoir fait revoir la théorie. Dans une grande entreprise, Luc, logisticien et formateur, donne aux apprenti·e·s des instructions à la volée avant de rejoindre son service. Carole, Eric, Dinh et Luc sont le reflet de ce qui passe inaperçu : une diversité de figures très peu (re)connues et étudiées, pourtant centrales dans le système répandu de la formation professionnelle initiale duale. Chacun·e à sa manière forme des jeunes, et leur partage une vision du métier et du monde du travail. Ce livre offre des clefs pour comprendre les différents rapports à la fonction formatrice, mais aussi toutes les visions de l'apprentissage et sa relation avec le marché du travail. Il propose de comprendre la façon dont formateurs et formatrices investissent leur fonction, les conditions concrètes de son exercice, les enjeux auxquels tou·te·s sont confronté·e·s.
Bozzini David ; Fresia Marion ; Killias Olivia ; L
Qu'est-ce que L'engagement en anthropologie ? Comment s'engage-t-on aujourd'hui ? En s'appuyant sur le parcours de notre collègue et amie Ellen Hertz, cet ouvrage souhaite renouveler la réflexion sur ces questions. Il montre l'intérêt de penser l'engagement de manière élargie, non seulement comme un souci de rendre ta recherche pertinente et accessible à un large public, mais aussi comme une responsabilité exercée au quotidien au sein des institutions académiques et au-delà. Si Ellen Hertz s'est engagée par ses choix de recherche centrés sur l'analyse du pouvoir, sa trajectoire est aussi faite d'engagements a priori plus ordinaires - pédagogiques, diplomatiques, relationnels et amicaux, de mentoring et d'encadrement - la plupart du temps absents des débats sur le sujet. S'inspirant de cette trajectoire, onze contributions nous invitent à explorer et à valoriser la diversité des manières de s'engager, loin d'une science uniquement motivée par la course aux publications. L'engagement s'y dessine comme un art aux facettes multiples, qui se déploie tant à partir de positions prestigieuses d'autorité et d'expertise, que dans des activités académiques et administratives peu visibles, voire ingrates. Un art qui repose sur l'indignation tout comme sur l'humour, la légèreté, le care et l'amitié, mais qui souvent suppose une disponibilité totale dont les coûts et les limites sont également abordés dans l'ouvrage.
Sur les hauteurs de la Riviera vaudoise se dresse le Palace de Caux, siège d'un mouvement international répondant au nom mystérieux de " Réarmement moral " s'apprêtant à fêter ses huit décennies d'existence. Des élites de tous bords y convergèrent en masse dès 1946 pour assister à ses conférences annuelles. Qui formait la nébuleuse de ce cercle porté par un réseau de bénévoles consacrant leur vie à " changer le monde " ? Comment qualifier ce qui ne fut ni un nouveau mouvement religieux, ni une organisation politique ? Quelles furent ses activités et comment expliquer sa pérennisation ? Brassant des millions durant un âge d'or encore mythifié, le RAM est resté dans les mémoires pour son anticommunisme. A partir d'archives inédites croisées avec des entretiens de sympathisant·e·s, cet ouvrage analyse ses mécanismes de pérennisation comme les expressions de la pensée d'un mouvement devenu aujourd'hui l'ONG Initiatives of Change. Une première partie du livre dissèque les influences qui traversent l'idéologie de Troisième voie (méthodisme, personnalisme, libéralisme économique et conservatisme moral) et les procédés systématiques du mouvement. Les formes et les stratégies discursives de la propagande qu'il met en place après la mort de son fondateur sont l'objet de la seconde partie. Le RAM adapte son agenda à celui du reste de la société : face à l'activisme des milieux progressistes des années 1960, il élabore une " contre contre-culture " destinée à la jeunesse ainsi que des écrits antiféministes. La chute du Mur lui donne un nouveau souffle, avec des missions en ex-URSS et la promotion d'une justice restauratrice.