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LE PRIVILEGE OCCIDENTAL - TRAVAIL, INTIMITE ET HIERARCHIES P
LE RENARD AMELIE
SCIENCES PO
24,00 €
Épuisé
EAN :9782724624304
Nul autre lieu que Dubaï, ville-carrefour d'une mondialisation néolibérale, n'incarne mieux les avantages associés à l'occidentalité et à la blanchité. Au travers des récits d'une centaine d'habitants, expatriés ou en contrat local, recueillis par l'auteure, les Occidentaux installés b Dubaï se profilent comme un groupe social à part entière. Ils partagent l'expérience d'être structurellement privilégiés tant sur le marché du travail que dans la sphère intime, même si des hiérarchies de genre, classe, race et sexualité les traversent : tous les titulaires d'un passeport occidental, notamment français, n'en bénéficient pas de la même manière. A Dubaï, l'occidentalité n'est pas seulement mobilisée pour classer, légitimer, regrouper et mettre à distance, elle l'est aussi pour se distinguer des autres élites de la ville globalisée, avec la conviction d'être en avance dans tous les domaines, professionnel, conjugal, familial et domestique. Un regard vif et singulier sur les reconfigurations actuelles de l'hégémonie occidentale.
Ce dossier aborde les migrations vers les outre-mer à la lumière de deux champs de travaux peu connus en France : d'une part, ceux sur l'expatriation et les migrations privilégiées, qui se sont intéressés aux titulaires de passeports des Nords résidant dans des sociétés des Suds ; d'autre part, ceux sur les rapports sociaux de race consacrés à la blanchité. En saisissant les outre-mer dans leur dimension ambivalente entre Suds globaux et départements français, l'étude de ces migrations permet non seulement d'interroger les oppositions entre l'international et le national, entre les migrations et les mobilités professionnelles, entre les expatrié·es et les métropolitain·es, mais aussi d'analyser les recompositions et redéploiements de la blanchité dans des sociétés majoritairement non blanches et dans l'espace impérial français.
Résumé : Thèse pour le doctorat en science politique de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris soutenue sous le titre : Styles de vie citadins, réinvention des féminités. Une sociologie politique de l'accès aux espaces publics des jeunes Saoudiennes à Riyad
Résumé : Des femmes et des hommes travaillent chaque jour au coeur du paysage pour la beauté et le bien-être de tous. Création, aménagement, organisation, décoration, invention de pièce à vivre, etc. Des jardins et des hommes présente, de A à Z, les mots qui font le quotidien de ceux qui ont choisi de vivre leur passion par le biais d'un métier. De l'apprenti au jardinier confirmé, cet ouvrage donne à voir, à savoir et à apprendre à tout amoureux de la nature.
Ce Grand Livre des Fruits Tropicaux est une véritable invitation au voyage. Quelques 135 espèces sont recensées et développées dans cet ouvrage, ainsi se côtoient des fruits d'origines très diverses : le litchi qui nous vient de Chine, l'avocat d'Amérique Centrale, la mangue d'Inde, l'ananas d'Extrême-Orient, la carambole de la Péninsule Malaise, le fruit à pain de Polynésie, les dattes d'Afrique du Nord... Ces fruits, mûris sous le soleil, sont l'image même de la diversité retrouvée. Précis sans être trop scientifique, mêlant histoire et conseils pratiques, abondamment illustré, cet ouvrage satisfera toutes les curiosités. Car si certains de ces fruits ont fait leur apparition sur nos tables depuis longtemps, d'autres égayent déjà les étals des marchés tropicaux et méritent d'être découverts. Un livre à savourer...
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.