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Un sol trop fertile
Le Penven Cédric
UNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782877042277
L'enfant, l'arbre, la vie, c'est toujours la même lutte, celle d'un enfant, aujourd'hui d'un homme, qui est "en danger d'être soi". Mais cette fois-ci, qui est laissé face à l'énigme simple de la violence, de l'enfance meurtrie. Plus de détour, ou de baume, de fils ou de verger - qui tenaient les livres précédents de Cédric Le Penven, en constituaient le fil et la vie - mais le face à face nu et brutal, comme s'il fallait d'abord être seul. Le problème de la peur et des coups, c'est qu'ils nous infectent et finissent par nous battre de l'intérieur et que la vitre sur quoi sa propre vie bute, c'est soi. Ce journal intérieur s'approche au plus proche de la blessure, il y a là une posture de défi, comme s'il fallait tenir tête désormais pour sauver en soi l'enfant qui ne le pouvait pas ; mais surtout une position de survie, c'est à dire regarder cette violence dévorante droit dans les yeux, sans s'y dissoudre, sans qu'elle ne finisse de happer l'homme qui est là aujourd'hui. Ecrire n'est pas suffisant et vivre semble un peu trop - que faire face à une colère noire ? La maison, les frênes par la fenêtre, les livres familiers de la bibliothèque, le verger patiemment cultivé, c'est l'édification d'une cabane grandeur nature - à la grandeur de la vie - où se réfugier. Comment apaiser en soi un enfant qui ne dort pas ? En regarder un autre grandir, ignorant de son importance et de son rôle, à la fois terreau et tuteur d'un père qui l'accompagne dans la vie. Cédric Le Penven s'entoure de la croissance des autres, pour se confirmer peut-être à soi-même qu'une main peut aider à grandir plutôt que mettre à terre, guider plutôt que frapper. Il fait tourner le prisme de la main et du poing, facettes d'une même chair, qui projettent alternativement les lumières et les ombres. Main qui caresse, qui cultive, que l'on serre, ou que l'on agite de loin, qui indique une direction ou dit non, main qui frappe, qui ferme, blesse, étrangle, ou cache ou rafraîchit un visage. Main qui palpe l'écorce des arbres, flatte la chienne en promenade, plonge dans l'eau de la rivière, cueille un fruit, accueille les êtres aimés : la vie devient enfin un environnement familier au sein le monde, dont l'indifférence apaisante aide à vivre autour de la cabane. Au milieu des chênes et des causses, dans les herbes ou sous le regard des vaches, le long des ruisseaux, des ombres douces et des prunes d'été, Cédric Le Penven regarde la beauté du monde se faire et se défaire. Dans le vol des oiseaux, les branches nues qui se chargent de feuilles, de fleurs et de fruits, les paysages qui traversent les saisons. Et soi au milieu, peut-être pas pour trouver une place qui nous attende, mais pour en dégager soi-même l'espace matinal de la croissance et de la beauté - en quête des autres, de l'amour des autres, comme s'il fallait toujours dans une dernière angoisse se faire pardonner ce que l'on pourrait être.
A l'origine de ce poème : la peinture d'un arbre nu. Prétexte à l'éveil de la conscience, de soi et de l'autre, de soi et du monde. Conscience de la nature comme force de vie incroyable, comme modèle d'être-au-monde. Ce poème est une véritable quête de sens à travers l'immuable, la dépossession et la beauté du quotidien.
Résumé : Dans ce carnet aux couleurs douces et acidulées, racontez les plus beaux moments de ces 9 mois qui ont changé le cours de votre vie. Des premiers instants où vous avez su que vous étiez enceinte aux premiers jours après sa venue au monde, notez tous ces merveilleux souvenirs pour les transmettre plus tard à votre enfant et ne jamais les oublier. Avec une fermeture ruban et une grande pochette pour rassembler tous les témoignages de cette période inoubliable.
Résumé : Au lieu de s'intéresser aux ?uvres connues de Marcel Duchamp, Françoise Le Penven étudie ses Notes rassemblées dans des boîtes. Elle passe en revue le non-ordre des boîtes, le hasard de la pensée et sa fécondité, le travail minutieux de reproduction, la production des boîtes comme sculptures, l'introduction d'éléments qui ne sont pas d'origine rétinienne, l'être plastique des mots, les recherches chromatique minimales, le souci d'une photographie des pensées. Elle s'efforce de mesurer le rôle des évitements (évitement de la littérature, de la poésie) et celui des recherches (l'hermétisme, le dépassement de la peinture, la recherche d'une ?uvre en deçà de sa matérialité). Bref, il s'agit d'étudier la production de livres qui se voient et ne se lisent pas. Sur un sujet qu'on croyait exploré, le travail de Françoise Le Penven apporte du nouveau en adoptant un angle de vue et une approche nouvelles : ces documents considérés en général sous l'aspect de leur signification conceptuelle et littérale sont des ?uvres plastiques. (Yves Michaud)
Le Baedeker d?un Système D, dont les arcanes se situent?Dans les rues de Rouen, Montmartre, Munich; dans les stations balnéaires de Veules-les-Roses, Yport et Herne Bay; sur les mers, vers New York et Buenos Aires; en une lieue au fil du Crevon entre Blainville et le Yonville-l?Abbaye d?Emma Bovary.Dans les pages de Maurois, Alain, Mac Orlan, Roussel, Dorgelès, Max Jacob, Gertrude Stein, Elsa von Freytag-Loringhoven, Breton, Aragon, Lorrain? Apollinaire et Leblanc, présumés voleurs de la Joconde; Jules Romains narrant en 1910 les aventures dadaïstes de ses « copains ».Dans les souvenirs de René Clair, Jacques Barzun, Stéphane Hessel, Méran Mellerio, Étienne Martin, Virgil Thomson, Alexander Calder, Denis de Rougemont, ?Virginie Pevsner, Juliette Roche, Lydie et Alexina Duchamp, Yo Sermayer, ?et Gabriële Picabia qui mena les auteurs de l?édicule d?un quai de gare à Andelot-en-Montagne à la dérobée « Porte étroite » du château d?André Gide à Cuverville.Alternent dialogues, hypothèses, conversations reconstituées ou imaginaires, legs devant notaire, procès posthume [Picasso-Duchamp] et une pièce en un acte dans laquelle conversent cinq personnages en quête de la vérité à propos du mystérieux martyr de Notre Dame des Désirs.Une « polysémie » menée tambour battant avec un filet à papillon pour ensuite « épingler » cette « mite au logis » que constituent les faits et gestes de Marcel Duchamp. Une promenade exceptionnelle dans une vie et un univers atypique, grâce à un livre tout aussi atypique.
Je veux appartenir à la voûte obscure comme un aimant désarmé, devenir souffle du silence sur les épaules des nuages. Je veux adhérer à l'ombre des paroles du feuillage et comprendre la terre dans la soie farouche du désir.
Bataille de fourmis - pur exercice du plaisir de regarder la face vivante de la terre où chaque grain de terre est une raison de vivre. Il y a un incendie dans l'eau, il y a un regard qui illumine la pierre suspendue et les noces inachevées, et l'arbre de la nuit couvre l'arbre du jour. Qui verra d'autres yeux, qui entendra la nuit ? La solitude mortelle du même et non identique. Parce qu'un seul meurt en chacun de nous.
Dans l'ouvert, il n'est pas de maintenant auquel attribuer un fait : mais une intuition du temps, lui le Passager, exclusif franchissant le seuil. Lui-même, non plus ancré dans la main creuse mais passant en elle, la Dévouée.
Patiente figure entre l'orgue et l'oranger. Quand ils s'étranglent, chaîne et trame, le fil de la lumière et le fil de la mort tissent l'espace éblouissant.