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LA PORTEUSE D'OMBRE. Madame de Maintenon et le Roi-Soleil
Le Nabour Eric
TALLANDIER
20,10 €
Épuisé
EAN :9782235022422
Petite-fille d'Agrippa d'Aubigné, l'auteur des Tragiques, née en prison, protestante et de condition modeste, la future Madame de Maintenon semblait vouée à une existence obscure. Mariée à seize ans au poète Scarron, gouvernante des bâtards de Louis XIV, elle connaîtra pourtant un destin exceptionnel. Rivale de sa protectrice, Madame de Montespan, elle finira par conquérir le Roi-Soleil et devenir son épouse morganatique. Dès lors " reine de France " sans en avoir le titre ni les privilèges, adulée par les uns, haïe par les autres, elle jouera dans l'ombre un rôle de premier plan durant les années cruciales du règne de Louis XIV. Personnage complexe, tourmenté mais d'une intelligence rare, Françoise d'Aubigné marquise de Maintenon, éducatrice hors pair, aura ainsi modelé son siècle à son image. Sa vie voit d'ailleurs défiler tous les grands personnages de son époque. Femme moderne avant la lettre, elle nous donne, à trois siècles de distance, une extraordinaire leçon de liberté.
1897, dans le pays nantais. A la mort de son mari, un vigneron ivrogne et brutal qui l'avait épousée pour sa dot malgré son infirmité (elle a un bras atrophié), une jeune nantaise décide de consacrer sa vie à la défense de la cause des femmes. Son audace dérange au point de susciter contre elle une terrible cabale : on l'accuse d'avoir laissé mourir son mari. Inculpée, emprisonnée, elle doit bientôt lutter pied à pied pour sauver sa tête....
Haine fratricide dans le milieu des armateurs en Bretagne dans l?entre-deux-guerres. Lorient, 1926. La mort d?André Leguenec n?a pas jeté ses proches dans une bien grande affliction. Père absent, époux insaisissable, il ne revenait dans la grande villa familiale à la sortie de Lorient que par intermittence. La vie y reprend son cours, comme si de rien n?était. Cécile reste calfeutrée dans l?aigreur hautaine de sa mère tandis que Damien s?accapare définitivement les rênes de la florissante compagnie maritime paternelle laissant Pierre, le benjamin, à son dilettantisme et à ses excès. Les frères se partagent les deux visages inconciliables de leur père. Ancien combattant, Damien est un solitaire et un pragmatique. Tout le contraire de Pierre, l?enfant gâté, brillant et cultivé. C?est pourtant Damien qui tombe éperdument amoureux. Passion d?autant plus dévorante que la jeune femme, aux obscures origines polonaises, semble avoir beaucoup de choses à cacher et qu?elle ne se montre pas insensible au charme de Pierre? Entre les deux frères, la rivalité réveille des déchirures anciennes, des spectres oubliés. N?est-il pas dit : les fils seront punis pour l?iniquité de leur père ?
Résumé : Kyoto, 1904. Depuis l'assassinat de ses parents, riches industriels de la soie, Myako Matsuka subit la tutelle de son frère Naoki. Lorsque celui-ci part pour le front de la guerre russo-japonaise, elle doit gérer seule l'entreprise familiale. Myako découvre alors avec horreur les conditions de travail des ouvrières et n'hésite pas à transgresser les consignes de son frère, révélant un tempérament fier et indépendant. Mais l'amour trouble qu'elle porte à un diplomate anglais, Allan Pearson, de même que l'intrusion dans sa vie d'un jeune Français passionné d'estampes, Martin Fallières, vont brouiller les cartes. Torturée par le mystère de la mort de ses parents, déchirée entre ses instincts amoureux, ses responsabilités professionnelles et la fidélité qu'elle doit à sa famille, Myako va devoir choisir. Des choix douloureux qui feront éclater une vérité non moins tragique sur son passé et orienteront son avenir dans un sens bien différent de celui qu'elle envisageait.
Kyoto, 1904. Naoki Matsuka part combattre sur le front de la guerre russo-japonaise, laissant à sa s?ur Myako le soin de diriger l?entreprise de soierie familiale dont ils ont hérité à la mort de leurs parents mystérieusement assassinés. À son retour, Naoki apprend que sa s?ur a eu un enfant d?un diplomate anglais. Sommé de divorcer et d?épouser sa s?ur déshonorée, ce dernier tergiverse. Déçue par son attitude, Myako cherche le réconfort auprès de Martin Fallières, un exilé français épris d?elle. Mais Naoki s?oppose à leur mariage, jugeant le Français insuffisamment fortuné. Prenant ombrage de son insistance il va même jusqu?à le provoquer en duel et le blesse grièvement. En France où il passe sa convalescence, Martin ne parvient pas à oublier Myako. De retour à Kyoto, il découvre alors que l?entreprise Matsuka est tombée entre les mains de son rival anglais. Mais quelles sont ses intentions réelles ? Pourquoi Naoki Matsuka laisse-t-il faire ? Dans sa quête de la vérité Martin Fallières ne se doute pas que c?est son propre passé qu?il s?apprête à affronter?
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).
Bref, je plaidais pour la vie contre la mort et je conseillais au général de lire un des plus beaux livres de guerre qui soient, Le Dernier ennemi, de Richard Hillary, qui raconte comment la bataille d'Angleterre fut gagnée par les pilotes de Spitfire de la Royal Air Force, jeunes hommes de vingt ans, frais émoulus d'Oxford, de Cambridge, après Shrewsbury College ou Eton, entrés à jamais dans l'histoire des héros sous le nom de"garçons aux cheveux longs". [...] Extrait du Lièvre de Patagonie de Claude LANZMANN (Gallimard, 2009)."
Société de pensée, ordre initiatique, association philosophique, communauté fraternelle ou simple réseau politique, la franc-maçonnerie demeure, pour beaucoup, environnée d'ombres, de secrets et de fantasmes. Née au début du XVIIIe siècle, d'une fondation britannique dont elle s'est affranchie très vite, la maçonnerie a su développer, en France, une identité originale et multiple. "Religion avortée" selon la formule du mathématicien Lagrange, attachée à des rites et des symboles plongeant dans un ésotérisme parfois déroutant, elle a aussi, et dans un même mouvement, fait place à l'esprit des Lumières en pratiquant les vertus du discours et de la raison critique. C'est pourquoi certains ont voulu y voir l'une des sources intellectuelles de la Révolution française. Au XIXe siècle, elle s'est résolument impliquée dans la vie sociale du pays, ce qui l'a conduite à exprimer des conceptions civiques et parfois politiques pour devenir, entre 1870 et 1940, une véritable "Eglise de la République". Au détour de la Seconde Guerre mondiale, après la terrible persécution subie sous l'Occupation, la franc-maçonnerie française, perdant peu à peu de son influence sur les lieux de pouvoir, s'est enfin définie jusqu'à nos jours comme une puissance morale, défendant la laïcité, la tolérance, la dignité humaine, la liberté de l'esprit. Première étude d'ensemble publiée sur ce sujet depuis une quarantaine d'années, ce livre va à la rencontre de ses pionniers, de ses héros comme de ses adeptes obscurs, en découvrant ses hauts faits comme ses petites misères, ses fulgurances comme ses moments les plus faibles, ses rêves inachevés comme ses accomplissements. C'est en effet de cette mosaïque inimaginable qu'est composée son histoire presque trois fois séculaire.
La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire. De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français". Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.