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En fin de droits
Le Men Yvon
BRUNO DOUCEY
13,00 €
Épuisé
EAN :9782362290732
Une lettre administrative, et tout chavire... Pour Yvon Le Men, poète et diseur de poèmes, la vie bascule lorsque Pôle Emploi lui annonce qu'il est radié du régime des intermittents du spectacle et contraint de rembourser des années d'indemnités. Le souvenir de la pauvreté lui remonte au coeur comme la marée, tandis que la perte de ses droits le ramène vers tous ceux que le chômage rejette aux marges de la société. Son histoire pourrait être celle de chacun d'entre nous face à l'incommunicabilité et la douleur de n'être pas entendu. Ce livre n'est pas la complainte d'un homme aux prises avec l'administration, mais un cri qui se joint à d'autres cris, ainsi que le suggèrent les dessins de Pef. Un texte poignant, souvent drôle, qui fait entendre les pulsations d'un coeur "en espoir de cause".
Depuis plus de trente ans, Yvon Le Men vit en poésie. Cette aventure, il nous invite à la partager, avec un choix de poèmes extraits de nombreux recueils, souvent épuisés. La prose ou le vers, des textes amples, véritables épopées, d'autres très brefs, proches du haïku: Yvon Le Men explore tous les registres dans une quête de l'évidence d'un instant, d'une lumière, d'une émotion. Une même faim d'absolu, une soif jamais rassasiée réunit ces textes, d'une générosité formidablement contagieuse. Au fil de la chronologie ou au gré de notre lecture, une histoire se tisse, celle de l'auteur et celle d'une génération. Une histoire qui dit et célèbre un pays, la beauté du quotidien, le chant des oiseaux, une histoire de révolte et d'amour, de rencontres et de deuils. Un jardin des tempêtes, vibrant et simple.
Dans ce nouveau recueil de nouvelles, on ne peut s'empêcher de sourire aux aventures du narrateur à la jambe cassée, au bras dans le plâtre, à la langue bien pendue, aux amours qui avancent coeur baissé dans le mur, aux rencontres inattendues. Ces petites histoires croisent la grande; sans elles elle ne serait que langue de bois et de vipère. On passe du coq à l'âne, du feuilleton Plus belle la vie au Livre de Job, de l'inconnu du cinquième étage à une vedette de cinéma, du sourire d'un enfant de sept ans à celui d'une dame âgée de plus d'un siècle, d'une cour de récréation à une chambre d'hôpital. On croise les yeux bouleversants d'un vagabond en fin de route et ceux d'un aristocrate en fin de lignée, on les écoute, on les voit, on les aime. Ils sont nos frères humains qui vivent écartelés entre leurs existences et leurs rêves, et qui laissent traîner derrières leurs vies des légendes à la gueule de bois. Même dans les situations les plus prosaïques, le poème intervient pour nous empêcher de tomber dans le trou de notre vie. Il suffit de regarder plus haut plus loin. Mais juste à temps, comme le danseur s'envole au lieu de trébucher.
L'enfant que nous avons été, écrit Yvon Le Men, a des contes à nous rendre." En voici donc dix-sept. Dix-sept contes tendres, cruels et drôles, sur ces moments de passage, quand le monde des "grands" fait soudain irruption; dix-sept tableaux d'une délicatesse infinie, sur nos "premières fois", où chacun de nous reconnaîtra un peu de son histoire - ne sommes-nous pas tous restés des anciens de l'enfance? Trois centimètres et cinq francs lui manquent pour atteindre le guichet du cinéma où passe Bambi. Il a six ans. Quand il réussit à voir le film, il a le pressentiment que son père à lui sera vaincu, aussi, "la main lâchée comme fut lâchée la patte de Bambi, et comme allait grandir le c?ur du faon"... En 1968, il a quinze ans. Il va suivre l'ultime première fois. Elle s'appelait Janine. C'était le printemps, "le temps des boutons d'or et des boutons de corsage". Le temps des premiers poèmes et des premières manifs... Entre les deux, et entre rire et larmes, les multiples aventures d'un certain petit tailleur de shorts - moins facile qu'on ne le croit parfois, quand on feint d'oublier, est la tâche de grandir...
Du haut des montagnes les hirondelles Se sont jetées sur notre balcon Elles ont construit leur nid avec la paille du silence Et lorsque la famille fut au complet, elles s'envolèrent. Voilà leur histoire".
Le courage... Les Editions Bruno Doucey ne pouvaient rêver d'une thématique plus appropriée pour leur dixième anniversaire ! Non qu'il y ait une forme de bravoure à éditer des poètes, mais parce que toutes les valeurs portées par la maison depuis une décennie se trouve condensées en un seul terme drapé de lumière et de nuit : mettre du coeur à vivre et à chanter la vie, trouver la force de dire non, vivre en insoumis, se battre contre la maladie, surmonter le deuil, apprendre à fuir quand il le faut, oser être soi, se risquer vers l'autre, admettre sa fragilité, dépasser ses peurs, danser au bord du vide les bras tendus vers étoiles, et puis aimer encore, aimer à perdre la raison. En " dix variations sur le courage et un chant de résistance ", cette anthologie scelle un pacte avec la vie.
Ligne 8, direction Balard : Liberté - Bastille - Filles du Calvaire - Strasbourg Saint-Denis - Opéra. Ligne 3 : Père Lachaise... Chaque jour des millions d'hommes et de femmes se croisent dans le métro parisien, les yeux rivés à l'écran de leur téléphone mobile, pressés d'arriver à destination. Et pourtant, il y a tant à voir et tant à vivre dans ce monde souterrain. Tant de livres à déchiffrer sur les visages que l'on côtoie. Tant de scènes à filmer avec la caméra de l'empathie. Tant de jeunes et de vieux, de malades et de bien-portants, de riches et de pauvres emportés dans le même voyage. Il fallait un regard de poète pour mettre au jour l'inépuisable richesse de ces transports en commun. Ce regard, c'est une femme venue de Syrie qui nous l'offre, dans ces Métropoèmes écrits directement en français. La poésie aussi est un service public.
Ceux du large? Qui Ananda Devi désigne-t-elle par ce titre ? La réponse nous est suggérée dès les premiers vers du recueil : "Dans des barques de feuilles mortes / Ils portent à bout de fatigue / Les enfants de leur faim", avant d'être assénée comme une gifle dans le dernier poème : "Ceux que la vie éventre / De son coutelas". Entre ces deux poèmes, elle suit l'errance des réfugiés, de tous ces êtres qui ont fui la terre où ils vivaient pour tenter d'atteindre une autre rive. Malgré la "terreur de l'eau", malgré la mort en embuscade. Et si l'auteure s'est donnée la peine d'écrire ce texte en trois langues ? français, anglais, créole ? c'est pour se prouver à elle-même qu'elle n'est pas restée "Tête baissée bras ballants "devant" Le film catastrophe" qui se déroule sous nos yeux.