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La demoiselle d'Escalot (1230-1978). Morte d'amour, inter-dits, temps retrouvés
Le Lan Nadège
L'HARMATTAN
41,00 €
Épuisé
EAN :9782747586382
L'histoire de la demoiselle d'Escalot rythme la première partie de La Mort Artu, roman anonyme daté de 1230, dernier volet du Lancelot-Graal ou Cycle-Vulgate. Souvent réduite à un incident de la narration, à la belle-jeune-fille-mourant-d'amour-pour-le-meilleur-des-chevaliers-amant-de-la-reine-d'un-pays-merveilleux, la demoiselle amoureuse de Lancelot du Lac jusqu'à la mort est déterminante dans la chute du royaume d'Arthur. L'étude met en évidence ce rôle capital, les sources du personnage, sa fonction à la lumière des précédents romans du cycle, les conséquences du drame personnel sur la communauté - mise en forme narrative du projet didactique de l'auteur - puis s'intéresse à l'ensemble des réécritures, médiévales et modernes, du roman hébreu (1279) aux poèmes de Tennyson, La Dame de Shalott (1832, 1842) et " Lancelot et Elaine " (1859). Après avoir établi les origines françaises d'Elaine, figure de proue du romantisme anglais, elle interroge son absence de succès en France, examinant la production hexagonale depuis les opéras post-tennysoniens jusqu'au Graal fiction de Jacques Roubaud (1978) : universel singulier adapté du nouveau continent au Japon - une fois sa notoriété acquise en Angleterre après une odyssée des Pays-Bas à l'Italie - la demoiselle n'a jamais séduit sa patrie d'origine.
Adélaïde, surnommée Yo, oscille entre deux territoires, le Limousin et la Bretagne. Passionnée d'Art, de littérature, de nature, elle aime vivre sa vie sans perdre de vue celle des autres : souvent, elle s'interroge sur le comportement de ses congénères et de la société contemporaine. Pourquoi le monde semble-t-il perdre de vue l'essentiel ? En trois actes, un peu comme au théâtre, sa vie se déroule au fil de ses rêves, de ses joies et de ses peines, avec la conscience que tout s'achève sur les rives du Styx, ce fleuve antique qui établit la frontière entre la vie et la mort.
Le commandant James McClean, Jim, de la Marine américaine, est abattu au-dessus du Nord-Viêtnam. Blessé, il est gardé pendant vingt heures dans la maison de Monsieur Bi, et soigné par sa fille, Na. Le roman relate le parcours de ces trois personnages, et leur rencontre. Tout les sépare, la langue, la culture, la guerre. Mais la vie commune les oblige à des relations où le naturel affleure. Bi, plein de la haine dictée par l'hostilité de classe, a des gestes où perce sa nature humaine, vaine et compatissante.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.