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Amis ou ennemis ? Emotions, relations, identités au Moyen Age
Le Jan Régine
SEUIL
27,50 €
Épuisé
EAN :9782021539578
L'opposition entre amis et ennemis, amitié et haine est universelle mais elle se décline sous des formes très diverses selon les sociétés. Dans les sociétés occidentales qui se sont développées sur les ruines de l'Empire romain, la guerre et l'honneur d'un côté, le christianisme de l'autre, ont été des facteurs d'identité collective et de puissants marqueurs sociaux. Selon les cas, les historiens ont décrit des sociétés de face à face, des sociétés de vengeance, mettant l'accent sur la faiblesse des régulations étatiques, ou au contraire des sociétés fluidifiées par l'amitié entre les élites et l'amour divin. Culture de la haine, de la violence ou culture de l'amour et du pardon ? Sociétés prédatrices ou sociétés du don ? Ce livre refuse ces dichotomies réductrices, comme les oppositions genrées et sexualisées qui ont été introduites au XIXe siècle entre amour et amitié, sentiments (ou sensibilité) et relations, nature et culture. Conçu dans une perspective anthropologique et décentrée, il considère que la personne médiévale n'existe que parses relations et ses identités multiples, superposables et interchangeables, avec les vivants et les morts, ici-bas et au-delà. Par une relecture des sources et des exemples concrets, le livre s'attache ainsi à faire comprendre comment les femmes et les hommes du haut Moyen Age vivaient et exprimaient leurs relations affectives et comment ils pensaient leur monde.
Contamine Philippe ; Guyotjeannin Olivier ; Le Jan
Entre l'histoire de l'Etat - défini de façon large comme l'expression d'une domination à caractère plus ou moins public - et l'histoire du ou des pouvoirs, une histoire de la France politique a-t-elle un sens, est-elle même concevable, pour la période médiévale? Le présent livre entend répondre par l'affirmative, non seulement pour la période XIIIe-XVe siècle, où les notions de classe, de société, de parti, de propagande et d'opinion politiques peuvent être admises sans trop de réserve, mais aussi pour les sept ou huit siècles antérieurs, en recourant à des approches de caractère anthropologique. Traditionnellement, l'histoire politique de la France médiévale a été centrée sur l'histoire de la royauté française. Sans prétendre échapper à cette référence royale, de plus en plus présente au point de dominer la scène à partir de Saint Louis, on s'est efforcé de briser ce carcan par une approche plus diversifiée des entités politiques qui coexistent au sein du "royaume de France". Biographie: Philippe Contamine. Membre de l'Institut, professeur émérite d'histoire médiévale à l'université Paris-IV-Sorbonne, il a notamment publié La Guerre de Cent Ans (PUF, 2002).
Résumé : L?histoire des Mérovingiens, entre damnatio memoriae et mythe intégrateur, est délicate à appréhender. Elle s?inscrit dans l?histoire des royaumes barbares, à la période de transition entre Antiquité et Moyen Age. Elle révèle la complexité et l?altérité des sociétés du haut Moyen Age. Cet ouvrage montre que la royauté mérovingienne a ses propres spécificités, différentes de celles des royautés lombarde ou wisigothique. Il met en perspective la capacité des élites franques à tirer finalement parti de la christianisation et du renouveau économique jusqu?à rejeter la dynastie des rois aux longs cheveux, symbole d?un monde achevé.
Résumé : Entre la société antique et la société féodale, existe-t-il une société du haut Moyen Age ? On oppose généralement les sociétés " étatiques " du sud de l'Europe, qui se sont développées dans les cadres de l'ancien empire romain et qui sont le produit de la fusion entre Romains et Barbares, aux sociétés tribales du nord et de l'est dont certaines en sont encore à l'âge du fer. Sans rejeter cette grille d'analyse, il faut souligner l'extrême diversité des sociétés post-antiques d'une part, leurs caractères communs fondamentaux de l'autre : ce sont des sociétés agraires, guerrières et compétitives, dominées par des élites qui mettent en avant le peuple en armes pour mieux légitimer leur domination. Ce sont des sociétés segmentaires où l'équilibre social et la protection des individus sont très largement assurés par des groupements contractuels à forte dominante horizontale. La christianisation d'une grande partie de l'Europe occidentale, le développement des systèmes domaniaux et la concentration des pouvoirs centraux à partir du VIIe siècle renforcent la domination des puissants et la hiérarchisation de la société. Les Carolingiens entreprennent alors une véritable mise en ordre hiérarchique qui touche tous les secteurs de la vie sociale, en s'appuyant sur les structures monastiques et intégratives d'un empire ayant vocation à s'identifier à l'ecclesia. Nourri de l'apport des sciences sociales, l'ouvrage propose donc une lecture anthropologique et sociologique du haut Moyen Age. A travers l'analyse des systèmes de représentation, du rapport des hommes à l'espace et à Dieu, des relations entre les individus et les groupements, il cherche à éclairer les rapports sociaux et les processus de transformation entre le VIe et la fin du IXe siècle.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.