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Anthropologie du Vietnam. Tome 2, L'espace spirituel de la vie
Le Huu Khoa
INDES SAVANTES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782846542296
Le tome II, L'espace spirituel de la vie, du parcours de la créativité, de la lucidité à la réflexibilité de la sérénité, propose une autre projection anthropologique issue du principe de devenir des divers champs d'existence à partir de la fécondité de l'imaginaire collectif. Cette anthropologie qui s'intéresse avant tout au sort de la personne vietnamienne, de la source de contemplation au flux de recueillement de sa communauté, est d'abord une réflexion spirituelle en soi puis une activité créatrice d'adages, de proverbes, de dictons, de devinettes et de chants populaires porteurs d'un gain d'humanité qui inspire le personnage conceptuel du savoir populaire à la vietnamienne face aux diverses épreuves, de la vie à la mort. Chemin faisant, l'anthropologie se distingue des sciences de modèle d'aptitude logique et d'attitude rationnelle, lieux propices au développement de certaines sciences humaines, telles que la démographie, l'économie... L'anthropologie recherchée engage son analyse parfois dans le percept, pour creuser plus tard son interprétation dans l'affect ; elle entre dans le mécanisme culturel, arrive - sans s'y arrêter - sur ses fonctions, pour mieux plonger plus tard et plus profondément, souvent avec peine, dans les divers fonds pour saisir des figures, le plus humainement possible. Des figures variant de la science à l'art, de la bonté au chaos, de l'affront à la bienveillance, des figures qui entrent en résonance avec l'homme vivant comme sens mais aussi comme errance, entre risques de sombrer et chances de se redresser.
Les femmes venues d'Asie en France viennent d'horizons géographiques et culturels très différents (Chine, Corée, Vietnam, Laos, Cambodge, Philippines...). Les raisons de leur venue tiennent souvent aux événements historiques qui ont secoué ces pays, et dans ce cas, leur voyage s'est souvent fait dans des conditions dramatiques : réfugiées des guerres de la péninsule Indochinoise, du génocide Khmer rouge, boat-people... Elles sont maintenant de plus en plus liées à la pauvreté, à l'immigration économique. Dans tous les cas, cette immigration vers la France et l'intégration sont difficiles à cause de la langue, de l'abandon de la famille, et surtout de la place de la femme dans les sociétés asiatiques traditionnelles : la soumission exigée dans les sociétés confucianistes est notamment fort mal adaptée à la société occidentale individualiste et égalitaire, notamment pour s'affirmer dans la recherche d'une autonomie professionnelle. L'ouvrage s'intéresse également aux métisses, et aux Asiatiques de deuxième génération, nées en France.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.