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La cité des flots
Le Guillou Philippe ; Le Groumellec Loïc
FATA MORGANA
21,00 €
Épuisé
EAN :9782377921454
De toutes les légendes maritimes qui, sur les terres bretonnes, marquèrent chaque génération, la cité ? ottante d'Ys est parmi les plus célèbres. L'auteur, enfant de la région, pénètre l'histoire de cet hérissement de verre et d'acier, construit sous le règne de Gradlon, roi d'Armorique et de Cornouaille, et qui, jadis, dominait la baie de Douarnenez. Bercé par le christianisme celtique et le mystère des cultes anciens, aimanté par ces landes, il déblaie les origines de sa mythologie et dévoile, un fragment après l'autre, sa grandeur et sa chute. Car sous la gouvernance de Dahut, ? lle du roi, princesse maudite et cruelle, assoiffée de plaisirs charnels, Ys est voué à disparaître sous les vagues furieuses : druides, fêtards, chevaux, palais, églises, chênes et saules sont promis au ventre de l'océan. La folie de ce conte, obscure et irradiante, portée par la mémoire de l'écrivain, déstabilise, pose la question de la limite : à quel moment les écarts ne sont-ils plus supportables ?
Rome, dans la seconde moitié du XXIe siècle: le pontificat du premier pape africain, Miltiade, s'achève dans le sang et les attentats. Les sanctuaires flambent, l'Église universelle est déchirée et secouée de toutes parts. Julius, un dramaturge immobilisé par la maladie, reçoit, après avoir publié une lettre virulente à la suite de la mort du pape, la visite d'un cardinal bénédictin venu d'Irlande qui, quelques jours plus tard, accède, contre toute attente, à la succession de Miltiade sous le nom de Clément XV. Un peintre, Simon Viarmes, amateur des quais du Tibre et des sujets religieux, rôde aussi par là. Un compagnonnage singulier va se nouer très vite entre les trois hommes et, sur fond de coulisses et de splendeurs vaticanes, le pape irlandais, le dramaturge couché et le peintre, lointain héritier du Caravage, seront les véritables piliers du Pont des anges. Rien ne nous est caché des manoeuvres du conclave, des mystères du gouvernement de l'Église, des rituels du Vatican, du huis clos romain en résonance constante avec le monde. Clément XV se distingue en apparence de Miltiade, le dieu noir qui avait renoué avec une certaine tradition et les fastes de la liturgie, et l'image s'impose peu à peu d'un homme attachant, complexe, incarné et mystique, hanté par son origine et l'exigence de sa mission, étonnamment moderne et novateur, que l'on suit, de l'élection aux grands voyages, au gré de ses rencontres, de ses méditations, de ses déplacements dans Rome, ses églises et ses cryptes, et sur les routes de la terre.
Résumé : On peut se raconter en prenant appui sur les grandes étapes d'une vie, l'enfance, l'adolescence, les années de formation, la maturité, l'âge qui vient... Le parti pris par Philippe Le Guillou dans Géographies de la mémoire est différent : on retrouve certes ces phases capitales d'une existence dont le cheminement affectif et intellectuel se place sous le signe des mots et des livres, mais c'est un parcours à travers les territoires et les lieux d'une vie qui sous-tend ce récit autobiographique. Plutôt que de centrer le regard sur lui, l'auteur l'ouvre aux espaces aimés et inspirateurs, la Bretagne, les bords de Loire, l'Irlande, Rome, Paris. Géographies de la mémoire modifie la perspective autobiographique : il s'agit de se dire à travers les paysages et les villes, dans la pudeur et les intermittences de la mémoire, il s'agit aussi de faire revivre quelques présences essentielles, figures familiales, anonymes capitaux, écrivains admirés, témoins des sutures décisives d'une existence. Passent ainsi les veilleurs ancestraux des confins du Finistère, quelques intercesseurs lus puis rencontrés - Morht, Gracq, Déon, Fernandez, Grainville -, des religieux et des artistes ; défilent surtout les paysages qui, depuis L'Inventaire du vitrail, ne cessent d'inspirer l'écrivain : la rivière du Faou, les grèves de l'Aulne, quelques sanctuaires élus, les berges de la Loire, les quais de la Seine et du Tibre, les tourbières d'Irlande et les proues basaltiques, Paris et son royaume intérieur. Géographies de la mémoire est un livre de souvenirs et de confessions, mais dans lequel la première place revient aux lieux et à ceux qui les habitent.
Revue de presse Les années insulaires déroule, entre 1969 et 1974, le roman des années Pompidou, leurs contradictions et leurs mirages, leurs audaces architecturales et esthétiques ; c'est aussi, à travers la confrontation de deux univers, le dialogue imaginaire de deux hommes épris d'art et de beauté.
Deux destins entrelacés. Deux frères, Gilles et Guillaume Vègh. L'un est attiré par l'histoire et l'action politique, l'autre dessine et peint. Des bords de l'Elorn, la rivière finistérienne auprès de laquelle ils grandissent, à Paris, du Périgord à Rome, de Dublin à Bologne et du Marais breton à Shanghai, on suit, dans la seconde moitié du xxe siècle et au début du suivant, leurs itinéraires, leurs passions, leurs éclipses et leurs passages douloureux, parce que si les chemins bifurquent, si les vies en apparence se séparent, la force d'un lien et d'un amour hors du commun fait que jamais ils ne se perdront. Plus que le mystère de la gémellité, Le bateau Brume explore la singularité sensible de ces deux vies en miroir.
L'art de Daniel de Montmollin - Frère (et fondateur) de la communauté de Taizé et aujourd'hui reconnu comme l'un des grands maîtres de la céramique - dépasse de loin la simple fabrique des objets. Son travail n'est pas celui de la recherche mais plutôt celui d'une perpétuelle interrogation, toujours à la croisée de la terre et du feu. La beauté qu'il nous offre est celle d'une découverte, "dispensatrice d'une joie qui traverse toute son oeuvre écrite". Ces quatre textes inédits cuisent les paradoxes de la poterie ? : sur le tour, "l'argile paraît immobile comme en un vivant repos. C'est là ce repos qui s'étend à l'être même du potier. "
A la fin d?un dîner entre un banquier et l?un de ses amis, ce dernier s?interroge sur la manière dont ce «gros commerçant et accapareur notable» peut concilier l?exercice de sa profession avec de prétendues convictions anarchistes. Par le biais du dialogue socratique, ce pamphlet fustige les sophismes éhontés d?une bonne société «intellectuelle» qui se pique d?esprit révolutionnaire : la critique évoque irrésistiblement celle de la «gauche caviar».Publié pour la première fois en 1922, Le banquier anarchiste est le seul récit au sens strict dont Pessoa soit venu à bout. Il tenait à ce texte au point de le signer de son nom véritable et d?en prévoir la traduction anglaise en espérant pour lui une «carrière» européenne.
Trois voyages : l'Andalousie, la Grèce et, tout récemment, l'Egypte, donnent naissance à trois proses qui sont, comme toujours avec Jaccottet, à la fois de poétiques notations d'instants privilégiés et de graves réflexions sur l'univers méditerranéen. Vignette de Pierre Tal Coat.