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Savantes femmes & citoyennes de Tendre en Europe (1607-1678). Colloques de Mix-Cité
Le Guennec François
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782343039497
Comme plusieurs belles recherches récentes l'ont montré, le XVIIe siècle a été un âge propice pour la littérature des femmes, avant que l'absolutisme et l'austérité religieuse ne viennent jouer un rôle d'éteignoir. Mais cette littérature est protéiforme : orale, spontanée galante parfois, elle peut être aussi abondante, profonde, philosophique. Le colloque qui s'est tenu à Orléans en avril 2013 n'a pu éclairer que quelques allées de ce vaste parc : de l'amitié littéraire au récit d'exploits amoureux, en passant par toutes les haltes de la carte de Tendre ; de la conversation dans la "chambre bleue" à la prison où la comtesse danoise cherche les moyens d'écrire à tout prix ; de très pragmatiques conseils aux sages femmes jusqu'à une réflexion philosophique sur la condition des filles et le célibat volontaire. L'hospitalité des couvents permettait à certaines d'être une interface entre la vie mondaine, avec ses maximes, et la vie spirituelle - parcourue de courants, salésien, janséniste... De jeunes et brillants chercheurs nous font apercevoir, dans des études fouillées mais accessibles, quelques aspects d'une vie littéraire particulièrement diverse et riche.
Résumé : Qu'est-ce qui conduit d'une femme de l'Histoire à une femme de lettres ? Et de celle-ci à une héroïne de roman ? de l'héroïne à la voisine de palier ou à une silhouette entr'aperçue au bord de la route ? Toutes les facettes de la féminité se croisent dans ce livre en forme de labyrinthe. Aux lecteurs et lectrices d'y dérouler leur fil d'Ariane.
Je me suis retrouvé enseignant alors que je ne savais rien. D'urgence, il m'a fallu me mettre à jour et apprendre. Apprendre aussi à enseigner, ce qui ne semblait pas inquiéter nos maîtres, ceux du premier cycle dont je garde un souvenir ému, pensaient que la bonne volonté suffit, avec peut-être un peu de talent inné. Pour les autres, à de rares exceptions près, ils n'y avaient pas songé. De cette expérience, je suis ressorti curieux - sans cesser d'être vulgarisateur, c'est-à-dire non pas superficiel, mais gardant toujours à l'esprit une sorte de vue synoptique. Ou le rêve anachronique de l'honnête homme d'avoir " des clartés de tout ".
Trop longtemps délaissée, considérée de façon superficielle, l'oeuvre de Daudet demande à être prise au sérieux, à être étudiée à l'aide de tous les outils dont peut disposer la recherche littéraire. C'est ce qu'a bien compris Jean Le Guennec. Soumis à ses interrogations, ces textes qui, sous l' effet de l'accoutumance, semblaient dépourvus de tout mystère, révèlent des dessous dont on ne soupçonnait guère l'existence. A première vue, rien de commun entre Le Secret de Maître Cornille, L'Elixir du Révérend Père Gaucher et Le Poète Mistral. Pourtant ces trois contes offrent autant de variations sur un même schéma. Maître Cornille s'acharne à nier la ruine du moulin. Le père Gaucher, grâce à la fabrication de son élixir, tire le couvent d'un état misérable. Et l'auteur assimile l'entreprise poétique de Mistral à la réédification d'un palais provençal en ruines. Ces rapprochements précis et ingénieux rendent sensible la parenté profonde qui unit ces textes. Ce n'est pas le moindre intérêt de cet ouvrage que de nous donner l'impression d'accompagner pas à pas l'auteur dans son cheminement, de buter contre les mêmes faits troublants, de participer à la mise au point d'une interprétation qui fait jaillir le sens en saisissant la logique qui préside à l'agencement de tout un système de relations. Alors on découvrira pleinement tout ce que ces analyses ont de neuf et de convaincant." Roger Ripoll
La question des rapports qui lient la raison et le récit fantastique au XIXe siècle, examinée ici à travers plus de cent cinquante contes et nouvelles, peut appeler trois types de réponses : on peut y entendre l'écho amplifié des bouleversements scientifiques de l'époque, la version fantasmatique engendrée dans l'esprit du public par les progrès inouïs de la science. C'est là une lecture sociologique du récit fantastique. On peut y lire aussi une mise en scène des manifestations de la déraison chez le personnage, suscitée par la nouveauté du fait psychiatrique à ses débuts. Et notamment sous des formes étudiées par la clinique, qui vont de l'inhibition la plus banale à la schizophrénie. C'est là une lecture psychiatrique du récit fantastique. On peut y voir encore une théâtralisation des concepts qui deviendront ceux de la psychanalyse, une mise en scène des phénomènes inconscients, lesquels se détachent déjà du fonds des croyances ancestrales, mais n'ont pas pour autant acquis le statut de savoirs. Et c'est là une lecture psychanalytique.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.