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Paysage aux neuf corbeaux suivi de Lumière noire
Le Gros Marc
PART COMMUNE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782844181756
Marc Le Gros fit l expérience, il y a plusieurs années, d avoir à demeure un grand corbeau. Il en a tiré Paysage aux neuf corbeaux, un ensemble de chants, ou de laisses qui sont les étapes d une consultation et d une rencontre. Derrière l allure de l oiseau-le plus altier des corvidés d Europe- l auteur décèle des traits individuels. Ses textes transcendent la barrière des espèces et rêvent, sans anthropomorphisme, sur des réponses oraculaires. Il y a là un face à face qui met le mystère à portée de regard et ouvre, du même coup, une voie essentielle vers la poésie. L écriture, ici, est à l image des clartés qui s allument sur les plumes de l oiseau. Un second volet, Lumière noire, accompagne-en méditation littéraire et biographique-le corbeau, de la branche, d où il évaluait le monde, à la marche et à l autonomie du vol. Ce livre est une plongée au c ur de l altérité, une quête de voix multiples et dont chacune est un dévoilement. Ces textes sont suivis par les Lettres autour d un corbeau d Emilienne Kerhoas et précédés, en guise d avant lire, de Ce goût de chagrin d Alain-Gabriel Monot. Biographie de l'auteur Marc Le Gros a publié depuis deux décennies une trentaine d ouvrages, des essais, des proses mais surtout de la poésie comme Mémoires de basse (Calligrammes 1987), Manières noires (Apogée 2000), ou encore Passage du héron gris (Double Cloche 2007). On lui doit aussi quelques ouvrages plus singuliers comme son dernier Carnet d Icaria (Apogée 2009) ou cet Eloge de la palourde (Flammarion 1996, Prix Grandgousier), un livre très secret devenu en quelques années un véritable « livre culte ». Il a publié l an dernier à nos éditions, outre un petit livre Sur Georges Perros, deux recueils de poèmes: Tombeau pour Laurencine C. et Poèmes du voyage.
Voici un livre qui, comme c est souvent le cas d ailleurs chez l auteur, échappe résolument aux genres, aux classifications, aux catégories. A la fois journal de voyage et exégèse, carnet intime et écrit sur l art, méditation et souvenir d enfance, il déroule, sur ce même fil tendu où se trame souvent chez lui la culture la plus vaste et l émotion la plus immédiate, l histoire très singulière de Sainte Lucie, la vierge de lumière qui, dans cette Sicile que l auteur connaît bien et où il voyagea souvent, subit le martyre que l on sait. C était en 304 après Jésus Christ, sous Dioclétien. Biographie de l'auteur Marc Le Gros est né à Morlaix en 1947. Une trentaine d ouvrages publiés dont un remarqué Eloge de la Palourde publié en 1996 chez Flammarion. Après un essai Sur Georges Perros paru en 2OO6, on lui doit, toujours à nos éditions et publiés l an dernier, deux recueils de poèmes, Tombeau pour Laurencine C. et Poèmes du voyage. Nous publions simultanément le premier volet de sa tétralogie des oiseaux, Paysage aux neuf corbeaux que Calligramme avait édité en 1993. Ce long poème épuisé depuis plus de quinze ans est accompagné de Lumière noire, un texte inédit qui en éclaire la genèse.
De leur rencontre en 1846 dans l'atelier du sculpteur James Pradier, jusqu'à leur rupture violente en 1854, Gustave Flaubert et Louise Colet échangèrent d'innombrables lettres. Quoi que l'une des plus belles correspondances amoureuses de la littérature, cet ensemble n'a inexplicablement jamais fait l'objet d'une publication isolée. Ces lettres accompagnent par ailleurs la germination de Madame Bovary. Flaubert, qui est encore un tout jeune homme de 25 ans quand il rencontre la belle et brillante Louise Colet, d'une dizaine d'années son aînée, y apparaît tour à tour tendre, malicieux, tourmenté par les " affres de la création " ou savoureusement paillard. Lire ces lettres, c'est découvrir la vraie nature humaine et littéraire de Flaubert, l'extraordinaire liberté de son génie et son tempérament passionné. C'est surtout s'initier à ce qui constitue sans doute l'un de ses chefs-d'?uvre : sa correspondance !
Publiés respectivement en 1917 et 1919, ces deux articles, qui sont à l'origine des commandes, célèbrent deux auteurs américains dont on commémore les centenaires respectifs. S'ils font aujourd'hui figures de classiques, il n'en était pas de même un siècle plus tôt. Et c'est là que la sagacité de Virginia Woolf montre toute son ampleur et sa justesse. Critique subtile, pénétrante, percutante, elle sait saisir le sens d'une oeuvre, ses fondations comme ses ramifications. Sa grande finesse psychologique, son érudition et sa recherche formelle, qui font d'elle l'une des plus grands écrivains de langue anglaise, sont ici au service de deux auteurs, deux oeuvres, dont les préoccupations peuvent, au prime abord, paraître éloignées des siennes, mais qui la rejoignent dans la revendication d'une liberté, d'une libération conquise de haute main.
J'aurais pu t'aimer d'une façon plus agréable pour toi. - Me prendre à ta surface et y rester. - C'est longtemps [ce] que tu as voulu. Eh bien non. J'ai été au fond. - Je n'ai pas admiré ce que tu montrais, ce que tout le monde pouvait voir, ce qui ébahissait le public. J'ai été au-delà et j'y ai découvert des trésors. Un homme que tu aurais séduit et dominé ne savourerait pas comme moi ton c?ur aimant jusqu'en ses plus petits angles. " À Louise Colet, 6 juillet 1852.
Sans aucun doute le livre le plus personnel de Léon Bloy, Le Sang du Pauvre est aussi celui dont la maturation fut la plus longue et la plus sourde. Ce sang du pauvre dont il est ici question n est autre que l argent, transfiguration audacieuse du sang versé par le Rédempteur: « Il est exécrable et adora-ble, symbole flagrant et ruisselant du Christ Sauveur. La force de Bloy est de nous happer dans son imaginaire intuitif, pour offrir une vision à charge du monde industriel. Mais un siècle après Sueur de Sang a paru en 1908 ce discours violent contre le matérialisme reste d une lucide actualité: l argent est la nouvelle foi des hommes, encline aux mêmes excès, au même fanatisme et au même dévoiement. Bloy se livre à une diatribe contre cette civilisation inhumaine régie par les seules lois de l économie. En somme, Bloy est, dans sa dénonciation de la société matérialiste, un précurseur de l altermondia-lisme qui aurait les emportements oratoires des prophètes de l Ancien Testament.