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Nouvelles de Bretagne
Le Gouëfflec Arnaud ; Cario Daniel ; Juhel Fabienn
MAGELLAN ET CIE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782350744520
Le Gonidec était un petit homme chauve et rond et, sous le nez, il portait une moustache, petite feutrine sans âge qui lui donnait des airs de flic des brigades du tigre. Il travaillait à Brest, dans un bureau du port de commerce et nous n'en dirons pas plus, parce que franchement, la vie de bureau, et surtout cette vie de bureau-là, n'offre aucun intérêt. Il travaillait dos à la mer, dans un bâtiment plein de semblables bureaux. Il était libre à cinq heures et fêtait ça rituellement, d'une petite bière moussue prise au comptoir d'un bar du front de mer. C'aurait dû être l'occasion de se faire des amis, mais Le Gonidec n'aimait pas les contacts humains. C'était un petit homme chauve, rond, et d'une timidité maladive. Au point qu'il s'était contenté de cette petite vie sans relief, qu'il ne risquait jamais à frotter à celle des autres, sauf de loin, au bout de ce comptoir, solidement arrimé à son verre. A cinq heures, le bistrot se remplissait : les travailleurs avaient cessé de travailler. Chacun tombait le masque, la cravate. Boniments, rires, éclats de voix. Pour accompagner la nuit qui tombe, rien de tel que l'alcool. Le Gonidec buvait, mais sa bière ne descendait qu'à la lenteur d'un long sablier. Il s'abreuvait surtout d'autre chose, quelque chose qui le réjouissait en secret. Car tout le temps que durait l'apéritif, son visage s'éclairait d'un sourire, qui fronçait la moustache en feutrine...
Résumé : Locaux disponibles associe les photographies de Michel Poulain à une nouvelle d'Arnaud Le Gouëfflec. Michel Poulain a réalisé un inventaire photographique de commerces fermés, signes du temps qui passe et de l'évolution des centres villes. La nouvelle d'Arnaud Le Gouëfflec, inspirée par certains des lieux photographiés, met en scène un curieux personnage dont le vice est de voler l'identité des autres. En se glissant dans la peau d'un agent immobilier, à qui il vole la voiture et subtilise un dossier de "locaux disponibles" , il ne sait pas encore que de nombreux problèmes l'attendent...
Engagé comme majordome par le baron Mystère, obsédé du secret, le jeune Boule de Gomme tente de s'adapter et de faire bonne figure. S'il s'en tient à ses prérogatives, très vite, il note des détails troublants. La nuit, d'étranges allées et venues dans les couloirs font grincer lesplanchers et claquer les portes mais "La curiosité est un vilain défaut" et tenu par ce principe maternel, Boule de Gomme se refuse à épier par les trous de serrure. Jusqu'au jour où il craque...
Mondo Reverso est un western transgenre. Les Hommes sont des femmes, les femmes sont des hommes. Dans l'Ouest sauvage, Cornelia, desperadette au cuir bien tanné, fait la rencontre d'un Joli petit lot, Lindbergh, homme au foyer en Cavale. Tous les deux poursuivis par leur passé, quelques psychopathes et un paquet d'indiennes, ils se lancent dans une quête à travers les plaines de l'Arizona... et aux frontières du genre.
Il ne faut pas oublier que, malgré tout, la musique est un domaine secondaire pour moi", disait Marcel Gotlib, lors d'une de ses célèbres crises de modestie. Rien de plus faux : chez Gotlib, la musique est partout. Il y a du Brassens dans son verbe, des Beatles dans sa poésie, du Zappa dans son délire. De Pilote à l'Echo des Savanes, de Rock & Folk à Fluide Glacial, son itinéraire est celui d'un enfant du rock : Sex, Drugs et Bandessinée ! Amateurs de BD, de musique ou d'humour, ceci est pour vous !
Sur l'île de la mer de Behring où il a grandi, insouciant et entouré des siens, Kotick, le phoque blanc, découvre un jour l'existence des abattoirs et le sort terrible que les hommes réservent à son peuple. Il décide de se mettre en quête d'une terre légendaire, d'une île dont certains parlent, à laquelle peu croient, et "où les hommes ne viennent jamais". Raillé par les autres phoques alors qu'il cherche à les sauver, il apprendra le courage et la persévérance... Un texte émouvant et intemporel de Rudyard Kipling, magnifiquement illustré par les eaux-fortes de Maurice de Becque.
La forêt amazonienne abrite des espèces animales et végétales que l'on ne trouve nulle part ailleurs sur Terre: des plantes extraordinaires, des oiseaux, des mammifères, des reptiles, des batraciens, des poissons, des insectes... Beaucoup d'espèces restent encore à découvrir. Plusieurs sont malheureusement menacées d'extinction. II en est ainsi du tatou, du tamanoir, de la grenouille dendrobate, du jaguar, du singe araignée, de l'ara et du tamarin lion. Gwenaëlle Trolez et Frédéric Potage emmènent petits et grands à leur rencontre. Aquarelles, encres, papiers à motifs, poèmes inventifs et instructifs, les portraits de tous ces animaux sont chantants et émouvants. Une manière merveilleuse de découvrir ces autres habitants du monde, en images et en vers.
Récit d'une fraternité nouée d'abord dans le berceau des lettres. Kiyoshi Komatsu-André Malraux? : deux destinées qui s'entrecroisent et tissent au fil de leur amitié une oeuvre littéraire en miroir. Malraux rêve du Japon des Samourais, Kiyoshi de la Bohême parisienne. Kiyoshi traduit les oeuvres de Malraux dans les revues japonaises avant-gardistes, Malraux crée le personnage de Kyo dans sa Condition humaine. L'un suivra le Général de Gaulle, l'autre cotoyera le futur Hô Chi Minh. Du 20 février 1931, date de leur première rencontre, dans le bureau de Malraux à la NRF, à la mort de Kiyoshi le 5 juin 1962, ce récit fait la lumière sur celui qui était l'ombre japonaise du "?vieil Enchanteur?".
C'est par la mer, idéalement, qu'il faut arriver à Bonifacio pour la première fois. Sillonner la crête huileuse des vagues, devant cette pâle muraille inexpugnable, chercher la faille. Porter sur le cuirassier blanc le regard carnassier, fiévreux et amoureux, concupiscent, exigeant, jaloux et délirant des Barbaresques, des pirates, des Pisans, des Génois. Il faut convoiter Bonifacio avant de la voir et la voir enfin pour la désirer. C'est une ville qui suscite l'envie, l'envie d'être là, de vivre là, de se lever là, déjeuner devant le soleil matinal et verdissant ou sous le charme de la splendeur suspendue du soleil couchant. C'est une ville à la peau pâle et douce, qu'on doit pourchasser de ses rêves." Sous la plume de Marie-Hélène Ferrari, l'une de ses plus fines observatrices, la ville de Bonifacio, prend toute sa singularité, à la fois par son histoire mouvementée et par sa vie quotidienne originale. Son point de vue corse est clairement assumé, d'autant plus qu'il s'agit du témoignage d'une femme libre qui a décidé de s'installer là, et pas ailleurs, au sud de l'île de beauté.