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Emmanuel Mounier d'hier à aujourd'hui. L'actualité d'une pensée
Le Goff Jacques ; Boudehen Jean-Yves
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753581913
Lorsqu'il meurt le 22 mars 1950, Emmanuel Mounier n'a que 45 ans. C'est un coup de tonnerre bien traduit par Jean Daniel, futur patron du Nouvel Obs : "Je n'ai jamais eu l'occasion de dire ce que pouvait représenter Mounier pour moi et pour tout un groupe d'Alger. Je suis désarmé par l'accablante nouvelle de sa mort subite" . Même écho, chez tant d'autres comme René Cassin, le cardinal Gerlier, Louis Althusser, Bazaine, Chagall... Il laisse une oeuvre déjà considérable et la forte empreinte de son personnalisme communautaire sur la pensée et l'action de son époque. En des temps de flottement intellectuel et spirituel, ce "personnalisme" demeure aujourd'hui encore une ressource de première grandeur à la fois pour alimenter les existences individuelle et collective, et pour fonder philosophiquement une alternative à notre crise de civilisation sans doute plus radicale encore que celle des années 1930. Après avoir retracé à grands pas le parcours du fondateur de la revue Esprit de la fin des années 1920 à 1950, ce livre d'entretiens s'attache à mettre en valeur l'étonnante actualité pensée de l'évènement. Que ce soit sur le versant économique ou sociétal, culturel, politique ou éthique, sa réflexion livre un puissant socle d'intuitions, de convictions et de valeurs pour une alternative d'ampleur civilisationnelle.
Parce qu'il a été roi et saint, Louis IX est un personnage central de l'Occident médiéval. Il n'est dès lors guère surprenant qu'un des plus grands spécialistes français du Moyen Âge se soit penché sur ce nom.Peut-on parvenir au saint Louis vraisemblable ? Telle est la question que se pose Le Goff. Dans cette optique, les témoignages, ceux de Joinville entre autres, font l'objet d'une étude attentive. On découvre alors non un saint roi au destin tout tracé mais un homme en proie à des incertitudes et à des contradictions. La très grande familiarité - l'intimité pourrait-on dire - de l'auteur avec son objet d'étude, lui donnent épaisseur et vie. Le Goff pourtant nous dit être parti d'un problème plus que d'un homme : pourquoi et comment écrire une biographie historique ? De nombreuses réflexions sur le travail de l'historien, sur l'intérêt de la biographie traversent ainsi l'oeuvre.Tout en redonnant ses lettres de noblesse à ce genre historique, Le Goff réussit à dépasser l'image, forgée par la tradition, d'un roi figé dans sa sainteté. --Gaëtane Guillo
Jacques Le Goff est l'auteur d'une ?uvre considérable sur le Moyen Âge. Citons notamment Un Moyen Âge en images (Hazan, 2007), Héros et merveilles au Moyen Âge (Le Seuil, 2005), L'Europe est-elle née au Moyen Âge? (Le Seuil, 2003), Saint Louis (Gallimard, 1996).
Dès les premiers siècles, les chrétiens ont cru confusément en la possibilité de racheter certains péchés après la mort. Mais dans le système dualiste de l'au-delà, entre Enfer et Paradis, il n'y avait pas de lieu pour l'accomplissement des peines purgatoires. Il fallut attendre la fin du XIIe siècle pour qu'apparaisse le mot Purgatoire, pour que le Purgatoire devienne un troisième lieu de l'au-delà dans une nouvelle géographie de l'autre monde. C'est à Paris, dans le dernier tiers du XIIe siècle, à l'école épiscopale de Notre-Dame, au contact de la scolastique naissante et de la pensée cistercienne, que la nouvelle forme de la croyance est mise au point. Elle se situe dans une révolution mentale et sociale qui remplace les systèmes dualistes par des systèmes faisant intervenir la notion d'intermédiaire et qui arithmétisent la vie spirituelle. Ce Purgatoire, c'est aussi le triomphe du jugement individuel au sein de nouvelles relations entre les vivants et les morts. Cette enquête qui suit les avatars de la naissance du Purgatoire de l'Antiquité à la Divine Comédie de Dante montre que la genèse d'un phénomène historique ne s'éclaire que par un faisceau de séries documentaires. La théologie, mais aussi la liturgie et les pratiques religieuses sont impuissantes à faire naître le Purgatoire et à rendre compte de son histoire sans recourir aux voies et aux documents de l'imaginaire: visions et voyages dans l'au-delà, anecdotes édifiantes des exemples. L'insertion longtemps lente et aléatoire d'un au-delà intermédiaire entre l'Enfer et le Paradis, puis son épanouissement comme élément capital de la nouvelle société et de la nouvelle idéologie qui se mettent en place au seuil du monde moderne occidental vers 1200 est un des grands épisodes de l'histoire spirituelle et sociale de l'Occident. La naissance d'un entre-deux est un grand événement.
Cet ouvrage veut être plus qu'un bilan, autre chose qu'un panorama. Un diagnostic sur la situation de l'histoire, telle qu'en France du moins la pratiquent des historiens venus d'horizons divers et appartenant à des générations différentes, mais qui partagent - en dehors de toute école - un même esprit de recherche. Un point de départ aussi pour les voies nouvelles de l'exploration historique. Beaucoup s'y sont déjà engagés, quelques-uns témoignent ici. L'histoire en effet, comme les autres sciences de base, a connu depuis quelques années une profonde mutation. De même que la linguistique ou les mathématiques vivantes sont celles que l'on appelle "modernes", il y a une histoire "nouvelle". Sa nouveauté paraît avoir tenu à trois processus : de nouveaux problèmes ont remis en cause l'histoire elle-même ; de nouvelles approches ont enrichi et modifié les secteurs traditionnels de l'histoire ; de nouveaux objets enfin sont apparus dans le champ épistémologique de l'histoire. A chacun de ces aspects est consacré un volume.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.