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Gouverner la métropole parisienne. Etat, institutions, réseaux
Le Galès Patrick
SCIENCES PO
27,00 €
Épuisé
EAN :9782724626551
Chaotiquement, une métropole parisienne est en train d'émerger. C'est ce que démontrent les auteurs de cet ouvrage, en relisant l'histoire de la gouvernance de ce territoire, prise en tension entre la volonté de l'Etat de contrôler la capitale à coup de plans stratégiques et d'organisations, et l'établissement de coopérations horizontales respectant la vieille opposition entre Paris et sa banlieue. Avec le temps, ces deux logiques ont perdu de leur force. La décentralisation a rebattu les cartes au sein de l'Ile-de- France. Les politiques publiques menées dans les domaines des transports, de la police ou de la rénovation urbaine ont fait bouger les anciennes lignes de structuration et d'opposition politique. La toute-puissance de Paris, symboliquement défendue par le boulevard périphérique, s'est estompée sous l'action des réseaux, des institutions et même des conflits. Nourrie de recherches originales, cette analyse documentée éclaire avec précision les dynamiques politiques et institutionnelles d'une métropolisation inachevée.
Résumé : Sous l'effet du numérique, les villes et les territoires sont engagés dans un processus de transformation dont on mesure encore mal la radicalité et les effets. En moins d'une dizaine d'années, de nouveaux acteurs sont apparus, bouleversant des secteurs installés. Les données sont devenues des ressources stratégiques majeures et les algorithmes des instruments de politique publique trop souvent opaques. A l'opposé d'une vision uniforme de la smart city, les analyses proposées dans cet ouvrage mettent en évidence des modalités différenciées de déploiement et de régulation des technologies numériques selon les territoires et leur environnement politico-institutionnel. En s'appuyant sur des études empiriques pluridisciplinaires, cet ouvrage interroge les mutations de la gouvernance urbaine à l'oeuvre avec le numérique.
Alors que les projecteurs restent braqués sur les très grandes métropoles mondiales, Patrick Le Galès analyse comment, dans les villes européennes, acteurs, groupes et organisations se mobilisent pour concevoir des processus d'intégration, renforcer les sociétés urbaines et organiser des modes de gouvernante au sein desquels les élus et le gouvernement urbain jouent un rôle important. Phénomène original inscrit dans la longue durée, les villes européennes forment un réseau dense d'agglomérations de 200 000 à 2 ou 3 millions d'habitants qui ne cessent de se réinventer. Soumises à des pressions contradictoires - mobilité, tensions sociales, pauvreté, immigration, mondialisation des entreprises, enchevêtrement des pouvoirs et des politiques publiques qui conduisent à la fragmentation -, elles continuent de croître en développant des stratégies collectives. Cette seconde édition enrichie d'une préface inédite vient confirmer la robustesse du modèle des villes européennes, la réalité de leur investissement dans les questions de développement durable et de leur mobilisation politique pour recréer de la cohésion dans des villes.fragmentées; mais aussi, hélas, leur plus grande difficulté, dans un contexte de crise, à financer leurs projets comme à jouer un rôle moteur dans l'invention de sociétés européennes moins nationales. Classique de la recherche urbaine, en France et au niveau international, cet ouvrage a reçu le prix "Stein Rokkan" (ECPR/ISSC) pour la recherche comparée en 2002 et le prix "Bologna II Mondo/ Il Mulino" dans sa version italienne publiée en 2005.
Résumé : Délégation au marché, sous-traitance, décentralisation, réformes inspirées par le New public management : ces phénomènes marquent-ils un affaiblissement de l'Etat ? Les exigences d'économies et de rationalisation qui se traduisent par la révision générale des politiques publiques (RGPP), la loi organique relative à la loi de finances (LOLF) et d'autres dispositifs et répertoires de réforme, sont souvent dénoncées comme un retrait de l'Etat, tandis que leurs défenseurs invoquent le nécessaire passage de l'"Etat acteur" à un "Etat stratège" qui pilote à distance. Cet ouvrage s'intéresse moins à la nature des réformes qu'aux nouveaux rapports de force qui se mettent en place. L'objectif est d'analyser aussi bien la fonction publique d'Etat que les deux autres versants de la fonction publique : la territoriale et l'hospitalière. Ce n'est en effet pas seulement l'Etat central, mais également les collectivités locales et le secteur de la santé qui sont concernés par ces réformes. En s'appuyant sur des études pluridisciplinaires, ce livre traite des mutations de l'Etat en termes de capacité à agir, de justice sociale et de démocratie.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.