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Picasso primitif. Exposition Jardin du musée du quai Branly, 28 mars au 23 juillet 2017
Le Fur Yves
FLAMMARION
49,90 €
Épuisé
EAN :9782081377066
L'art nègre ? Connais pas ! voilà la réponse que Florent Fels obtient de Picasso dans le troisième numéro de sa revue Action, en 1920. Le peintre a été sollicité par le critique dans le cadre d'une série d'interviews destinées à recueillir des Opinions sur l'art nègre. L'affirmation de Picasso peut sembler abrupte. Elle traduit pourtant en creux sa relationaux arts dits primitifs, entamée en 1907. Cette année-là, l'artiste acquiert sa premièreoeuvre extra-européenne - un tiki des îles Marquises. Il découvre également le musée du Trocadéro, dont il sort ébranlé au point de retravailler Les Demoiselles d'Avignon, qu'il achève en juillet. Non ethnographique, encore moins politique, c'est un rapport de présence que l'artiste entretient avec les oeuvres d'Afrique et d'Océanie. Picasso Primitif en rend compteavec force. Dans une première partie intitulée Chronologie, l'exposition établit de manière factuelle les oeuvres que Picasso a vues, celles qu'il a acquises, avec lesquelles il a vécu. L'artiste conservera d'ailleurs sa collection toute sa vie durant. Dans une deuxième partie intitulée Corps à corps, l'exposition interroge la façon dont Picasso et de grands artistes non occidentaux se rejoignent dans l'expression d'archaïsmes universaux, l'activation des pouvoirs de l'image - par des procédés de métamorphose, notamment -, l'exploration, enfin, des forcesde l'inconscient". Stéphane Martin
Au croisement de l'anthropologie, de l'histoire de l'art ancien et contemporain, de la mode et des moeurs, l'exposition propose diverses mises en scène et mises en ?uvre sur le thème universel des cheveux. Abordant l'idée que chacun donne de sa personnalité par la coiffure, elle se présente tout d'abord sous l'angle de la frivolité, des compétitions entre blonds/blondes, rousses et bruns, lisses et crépus... Comparant les coquetteries des Papous des Hautes Terres de Nouvelle-Guinée ou des belles citadines africaines ou des "Merveilleuses" du Directoire, l'exposition avance vers l'idée du matériau humain à modeler, à sculpter, support à la fois de savoir-faire, de la relativité de la beauté, mais aussi objet de perte (par l'âge ou la violence), symbole du temps qui passe et de la mort. Par leur usage nostalgique, les cheveux sont des supports de mémoire. Restes humains, reliques, ils conservent un peu de l'aura et de l'énergie de leur propriétaire. Une large partie de l'exposition est consacrée à ces mana (pouvoir sacré des ancêtres) qui ont donné naissance, dans le monde, à de multiples objets dits "magiques" ou pour le moins dotés de pouvoirs que l'on s'approprie. La question du reste et du trophée est ainsi posée et plus largement du statut de certains "objets" campés aux frontières de l'horripilant et de l'insoutenable, interrogeant nos catégories à partir d'une expérience universelle.
Résumé : En 1998, le musée du quai Branly - Jacques Chirac a reçu en héritage les collections du musée national des arts d'Afrique et d'Océanie et les collections ethnographiques du musée de l'Homme, soit près de 300 000 objets. Depuis, il a développé une politique d'acquisitions riche de près de 70 000 pièces et photographies. L'exposition et son catalogue invitent le public à pénétrer dans les coulisses d'une collection. C'est l'occasion d'appréhender les étapes, les processus et les orientations multiples de ces acquisitions qui ouvrent sur le futur : accroître cette collection s'inscrit en effet dans une histoire de l'art globale où les aspects historiques entrent en résonance avec les enjeux contemporains.
Le monde est perméable à la rêverie la plus indéterminée. C'est alors que la rêverie a vraiment de la profondeur. Le ciel bleu se creuse sous le rêve. Le rêve échappe à l'image plane. Bientôt, d'une manière paradoxale, le rêve aérien n'a plus que la dimension profonde [...] D'abord il n'y a rien, ensuite il y a un rien profond, puis une profondeur bleue" Gaston Bachelard, L'Air et les songes. Essai sur l'imagination du mouvement, Paris, Librairie José Corti,1943
Les expositions temporaires d'art n'ont jamais été aussi populaires qu'aujourd'hui, essentiellement à Paris, mais également en province, comme dans de nombreux pays. Ce n'a pas toujours été le cas. La ville de Paris, capitale des arts, a été pionnière dans ce domaine, et a servi de modèle a de nombreux musées étrangers. Ce livre présente une sélection d'une centaine d'expositions majeures qui ont marqué les esprits, depuis la grande Exposition universelle de 1900 jusqu'à "Icône de l'art moderne. La collection Chtchoukine" à la fondation Louis-Vuitton en 2016-2017, en passant par " Les peintres de la réalité " (1934), "Van Gogh" (1947), "Hommage à Picasso" (1966), "Toutankhamon" (1967), "Paris-New York" (1977), "Magiciens de la Terre" (1989), "Mélancolies" (2005), etc. , etc. Présentées selon la chronologie, les expositions sont regroupées par périodes qui retracent l'évolution du phénomène. Pour chaque exposition, l'histoire de l'événement et de sa conception est accompagnée d'une fiche technique, du parcours de visite, d'une analyse de l'affiche, d'une revue de presse, et d'illustrations (affiches, accrochages, vernissages,oeuvres).
Incroyable parcours que celui de ce peintre flamand qui se fait diplomate, s'élève dans la société et intercède auprès des princes ! Très jeune, Pierre Paul Rubens sillonne de cour en cour une Europe belliqueuse où les alliances entre familles dominantes se font et se défont. Recommandé auprès des uns en Italie, mandaté par les autres en Espagne, adoubé aussi bien par la maison d'Angleterre que par la famille de Habsbourg, Rubens se nourrit un peu plus à chaque séjour des modèles qu'il découvre dans les collections des grands monarques de son temps. Mais Rubens n'est pas seulement peintre virtuose au service du pouvoir car l'art de la couleur rejoint, chez lui, l'art de la politique. Réunir ses portraits, c'est aussi prendre le parti de mettre en avant cet aspect si particulier de sa carrière. Le Musée du Luxembourg, à travers cette exposition sur les portraits princiers de Rubens, met à l'honneur un sujet qui résonne avec l'histoire du lieu comme avec celle de Marie de Médicis.
Résumé : Cet hommage rendu à Jean-Michel Basquiat en présence de certains de ses pères spirituels - Matisse, Picasso, Twombly- le place avec jubilation au coeur d'une généalogie des grands noms de l'histoire de l'art du XXe siècle qu'il affectionne particulièrement, et questionne en profondeur les gestes à l'oeuvre dans ce travail aussi révolutionnaire qu'héroïque et majestueux. L'exposition retourne aux sources de l'énergie brute d'une peinture aussi viscérale et instinctive que consciente d'elle-même, et qui symbolique à elle seule de nouvelles manières d'envisager l'art dans les années 1980.