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Le Doubs au fil des textes. Du XIXe siècle à aujourd'hui
Sangsue Daniel
ALPHIL
19,00 €
Épuisé
EAN :9782889300358
A la croisée de la géographie littéraire et de l'histoire des sensibilités, cet ouvrage étudie les représentations de la rivière Le Doubs dans la littérature française et suisse romande du XIXe au XXIe siècle. Il est composé d'un essai qui présente des romans, nouvelles, récits de voyage, souvenirs, poèmes, etc. ayant le Doubs pour sujet ou pour cadre, et d'une anthologie qui donne à lire des extraits de ce corpus, largement méconnu et rassemblé ici pour la première fois. De Stendhal à Jean-Claude Pirotte, en passant par Balzac, Jean Richepin, Louis Pergaud, Martel Aymé, Pierre César, André Beucler, Jean-Pierre Monnier, Jean-Paul Pellaton et tant d'autres, le Doubs a en effet suscité une belle littérature, attachante et souvent surprenante, qui méritait qu'on l'éclairât. Le parcours retenu ici suit les transformations du paysage dubisien, perçu tour à tour comme sublime, pittoresque, mystérieux, inquiétant ; paysage à la fois hanté par la mort et fourmillant de vie, hostile et familier, puissant et menacé ; paysage inspiré, dont les rêveries des écrivains permettent d'approcher l'originalité profonde et irréductible, ce qui s'appelle le génie du lieu.
Des fantômes, on pourrait dire ce que Flaubert disait des expositions: « sujet de délire du XIXesiècle » (Dictionnaire des idées reçues). Jamais en effet les revenants en corps, spectres, esprits etautres morts-vivants n?ont été aussi présents et n?ont autant obsédé les vivants qu?à cette époque.Pourquoi une telle hantise? Pourquoi tant de fantômes, de têtes coupées qui parlent, de mortesamoureuses et de tables tournantes?Cet essai de pneumatologie littéraire examine les différentes formes que prend la revenance audix-neuvième siècle, suit les débats scientifiques, théologiques et philosophiques auxquels elle adonné lieu, et cherche à éclairer les conditions historiques qui ont favorisé son émergence:nouvelle relation à la mort, fascination pour l?occulte, traumatismes liés à la Révolution, phobie del?inhumation précipitée et autres peurs que la psychanalyse et l?anthropologie aident à comprendre.Mais l?histoire de la sensibilité fantomatique proposée ici passe surtout par l?exploration des trèsnombreuses oeuvres littéraires inspirées par les revenants: des nouvelles de Nodier, Nerval,Mérimée et Maupassant au théâtre de Madame de Girardin et Victorien Sardou, de Spirite deGautier au Fantôme de Bourget, des romans de Stendhal aux poèmes de Baudelaire, en passantpar les procès-verbaux des tables parlantes hugoliennes et La Table tournante de Champfleury,sans oublier Ursule Mirouët, Les Mille et un fantômes, Les Dames vertes et Le Château desCarpathes, c?est à un vaste parcours « hantologique » (Derrida) que le lecteur est convié. Parcoursqui montre les affinités profondes liant le monde de l?au-delà à l?écriture quand celle-ci est conçuecomme une « sorcellerie évocatoire ».
Lu et adulé à son époque, Paul Bourget est aujourd'hui méconnu, voire méprisé. Pourquoi cette brutale et si complète désaffection ? Sans doute l'idéologie conservatrice de cette oeuvre est-elle en cause, de même que le ton démonstratif de son auteur. Mais alors que la production de Bourget est immense et extrêmement diverse - romans, nouvelles, récits de voyage, essais, chroniques, poésie, etc.-, le lecteur d'aujourd'hui ne connaît guère que Le Disciple et les Essais de psychologie contemporaine : cela suffit-il pour qu'il se fasse une opinion ? Un réexamen de Bourget s'imposait donc, ne serait-ce que pour faire découvrir d'autres textes et prendre la mesure de la production de ce polygraphe. Tel est le propos de cet ouvrage : faire le point sur l'œuvre de Paul Bourget et réévaluer sa place dans le champ littéraire et critique de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.
Qu'est-ce qu'une parodie ? Quelle relation s'établit entre deux ?uvres dont l'une parodie l'autre ? La parodie implique-t-elle forcément le comique ? Faut-il voir en elle une simple récréation, un jeu gratuit, " un genre impuissant, valable seulement pour le cabaret " (Sartre), ou au contraire une véritable récréation, l'" affirmation des genres littéraires arrivés à leur apogée " (Banville) ? Quels rapports la parodie entretient-elle avec les grandes ?uvres, l'autorité, la tradition ? Quelle est sa place dans notre culture ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles le présent ouvrage essaie de répondre. De La Poétique d'Aristote aux dernières théories anglo-saxonnes, les définitions de cette activité de réécriture ont été nombreuses et souvent contradictoires : la première partie de l'ouvrage fait le point sur ces diverses conceptions et esquisse une poétique qui s'attache aux intentions possibles de la parodie, à ses fonctions, aux techniques qu'elle met en ?uvre, à la relation qu'elle établit avec le lecteur et aux enjeux culturels qui la sous-tendent. La seconde partie met cette poétique à l'épreuve par une série de lectures de textes parodiques tels que " La Passion considérée comme course de côte de Jarry, Macbett de Ionesco, les récits de voyage humoristiques et les récits excentriques fin de siècle. Ces études critiques approfondissent également les relations que la parodie entretient avec des notions connexes comme la mystification, l'humour noir, l'incongruité, avec les genres du pastiche, de la satire et de l'antiroman, ainsi qu'avec des mouvements littéraires tels que le médiévisme romantique, le décadentisme et le théâtre de la dérision.
Ce Journal a été tenu pendant sept ans par un universitaire spécialiste des fantômes dans la littérature. Il contient des histoires de revenants, vécues ou rapportées, et des réflexions à propos de livres, d'articles, d'expositions, de films et d'émissions qui traitent ce sujet. Mine d'informations diverses, non dénuées d'humour, ces pages dessinent le portrait d'un intellectuel du XXIe siècle qui voit son univers familier disparaître et qui, sensible aux apparitions et aux signes du passé, est à la recherche de ce "secret" qui "nous pousse sans cesse à ouvrir des livres" (Pascal Quignard).
Les barrières socio-économiques érigent des remparts dans l'accès aux postes politiques ! Cet ouvrage révèle comment la rémunération des mandats exécutifs a sculpté une élite exclusive dans les villes suisses. Plongez au coeur d'une recherche historique minutieuse sur 73 ans dans les archives de Zurich, Lausanne, Lucerne et Lugano, dévoilant une professionnalisation précoce remettant en question le principe suisse de la " milice ". Les salaires visent à attirer les cadres des classes supérieures, engendrant une fracture sociale dans le paysage politique. D'un côté, les notables fortunés issus de professions libérales, de l'autre, les professionnels du secteur public et de la politique. Cette étude révèle l'essor d'une nouvelle élite excluant les salariés modestes et redessinant le pouvoir au sein de nos villes. Une exploration saisissante des transformations des élites politiques, révélant les complexités et les défis d'une démocratie confrontée à des hiérarchies sociales profondes.
Le 3 mai 1842, l'un des tout premiers hôtels de luxe de la Riviera est inauguré sur les rives du Léman : l'Hôtel des Trois Couronnes, à Vevey. Gabriel Monnet, son fondateur, est alors loin d'imaginer les soubresauts de l'Histoire, les progrès techniques, la révolution des transports et l'explosion du tourisme que connaîtront les siècles à venir. Comment son établissement a-t-il réussi à demeurer jusqu'à aujourd'hui l'un des prestigieux fleurons de l'hôtellerie helvétique ? Cet ouvrage vous révélera tous les secrets de sa passionnante histoire. Bienvenue à l'Hôtel des Trois Couronnes !