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Humanisme et psy : la rupture ?
Le Dorze Albert
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782296114166
Humanistes, nous revendiquons l'héritage des Lumières et de la Révolution Française. La "Psy" origine, chez Pinel, le lent mouvement de désaliénation de l'insensé, qui, de possédé par les forces diaboliques du Mal, devient objet de la science et ainsi autonome. Pourtant Marx, Lévi-Strauss, Lacan, Foucault et d'autres n'ont cessé de professer un anti-humanisme radical. L'universalité, l'égalité, le progrès sont contestés par des mouvements pour qui les différences culturelles fixent les identités. La notion de liberté de l'esprit s'effrite sous les coups de boutoir assenés par la biologie, le neuro-cognitivisme. Pire, les pratiques politiques éclairées par la Raison ne pourraient qu'entraîner totalitarisme et terreur. La barrière entre l'animal et l'homme souverain n'est plus qu'une guenille pour psychanalystes, réputés lucides, n'ayant pas vu passer le train de "l'odieuse" biopsychiatrie. Le consumering dans le magasin des techniques du mieux-être ne privilégie que "ce qui marche". Ce Moi triomphant, délié du collectif, qui ne tolère aucun frein dans la gestion de sa vie résume-t-il l'humanisme de ce jour ? Ou, au contraire, n'est-ce pas la vulnérabilité de l'homme qui en exprimerait son paradoxal noyau dur ?
L'inconscient, non opératoire, inutile, est relégué au musée des curiosités par le moderne algorithme qui promeut l'utilisation maximale de notre capital humain. Le structuralisme lévistraussien et ses variantes psychanalytiques prônent l'idéal mathématique, rejettent l'ineffable émotionnel, se réclament de la linguistique structurale pourtant jugée non scientifique par Chomsky car récusant toute incarnation du langage. Pouvons-nous vraiment réduire le désir et la religion à des symboles formalisables ? Que devient la souhaitée pure causalité psychique ?
Le désir ne serait qu'une grammaire de l'inconscient, un jeu de signifiants qui peuvent s'étayer avantageusement sur des algorithmes. Mais les sensations, le sensible, l'affect, le pathique, la flamboyance de l'érotisme —phénomènes cliniques — ne se laissent pas maîtriser aussi facilement. L'affirmation du plaisir sexuel féminin fait vaciller Freud et le masculin traditionnel et c'est le "maternel" qui devient la mesure de notre sociabilité.
Qui n'aspire à la quiétude, à la sérénité ? Confinement, solitude plus ou moins choisie. Isolement mortifère, vie nue, anomie, morosité ambiante, lassitude extrême. Eloge de la passivité, voire du masochisme. L'important ? La qualité vécue de notre environnement maternel, ce thérapeute de la pulsion de mort. La sagesse antique, le Tao, le nirvana bouddhiste, l'écologie intégrale, les drogues et même la science s'érigent en nouvelles religions apaisantes. Espoir d'une "bonne" révolution ou servitude volontaire proposée par le Grand Inquisiteur ? Saint cocooning. Sainte sécurité.
Les conquêtes féministes, la lutte des minorités pour leur reconnaissance illustrent exemplairement la volonté humaine de se libérer des contraintes imposées par la Nature ainsi que des idéologies qui s'y adossent au nom d'un Ordre du Monde jugé éternel. Le républicanisme, progressiste, mais abstrait, n'est-il pas le cache-sexe du refus de prendre en compte le concret des communautés sexuelles, ethniques, maintenues invisibles ? Faut-il rejeter l'anthropologie, la psychanalyse, suspectes, au nom de la défense d'un Ordre Symbolique ?dipien transcendantal, de s'opposer à toutes libertés politiques nouvelles acquises dans le domaine de la vie privée, de la filiation ? Alors que pour Judith Butler, la référence à des concepts comme homme/femme, féminin/masculin, est réactionnaire car construite par des discours sociaux et culturels, les pratiques " queer " visent à pervertir ces immobilismes en plaçant l'accent non sur l'introspection et le désir mais sur l'action et la recherche de nouveaux plaisirs individuels et collectifs. Il faut se construire, comme le dit Foucault, une nouvelle esthétique de l'existence.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.