Un premier roman élégant sur la puissance de la mémoire. Momoko, 74 ans, mène une vie solitaire. Désormais veuve, elle revient, avec clairvoyance, sur certains moments clés de son passé : les décisions qu’elle a prises, les joies et les peines qu’elle a traversées. Un histoire empreinte de poésie, de sérénité, qui analyse avec minutie les nuances de l’existence. Une expérience littéraire.
A vingt-quatre ans, Momoko s'est installée dans la grande ville, à Tokyo, pour fuir les contraintes de sa vie à la campagne. Et sans y prendre garde, elle a pris le chemin que la société lui dictait : mariage, pavillon, enfants. Aujourd'hui, âgée de soixante-quatorze ans, Momoko est seule. Elle a tout le temps pour penser. Aux rêves qu'elle a eus autrefois, à l'amour, à la solitude. A la vieillesse et à la mort. Et alors que se réveillent en elle les voix des êtres chers qui l'ont quittée, elle en vient à se demander ce qu'est réellement le bonheur. Dans ce premier roman au style affirmé, Chisako Wakatake dépeint avec finesse et humour les méandres de la mémoire, entre aspirations déçues et moments de bonheur. PRIX AKUTAGAWA 2018 - PRIX BUNGEI 2017 PRIX - LIBERATURPREIS 2022 Chisako Wakatake a brièvement travaillé comme enseignante avant de se marier et de devenir femme au foyer. Ce n'est qu'à la mort de son mari qu'elle commence à écrire à plein temps, puisant dans sa propre expérience. Vendu à un million d'exemplaires au Japon, Le Dernier Voyage de Momoko Hidaka a remporté plusieurs prix et a depuis été traduit en onze langues. Traduit du japonais par Sophie Bescond
Un premier roman élégant sur la puissance de la mémoire. Momoko, 74 ans, mène une vie solitaire. Désormais veuve, elle revient, avec clairvoyance, sur certains moments clés de son passé : les décisions qu’elle a prises, les joies et les peines qu’elle a traversées. Un histoire empreinte de poésie, de sérénité, qui analyse avec minutie les nuances de l’existence. Une expérience littéraire.
Tokyo, le long d’une petite rivière, se cache le Café Marble : un lieu paisible, fait de tables en bois brut, et de quelques places au comptoir, à l’ombre des cerisiers. Ce havre de paix est le refuge de quelques habitués et du gérant qui accueille les clients avec bienveillance et discrétion. Un roman dont on ressort apaisé, ressourcé. La plume est sobre, épurée, délicate, et pudique. Un voyage au cœur de la culture japonaise, avec ses traditions, avec respect. Une oasis de bonheur, une lecture pleine de fraîcheur et de douceur.
Un livre peut changer notre vie Homme ou femme, jeune ou vieux, salarié ou retraité... ils sont cinq à franchir le pas de la petite bibliothèque tenue par Sayuri Komachi en plein coeur de Tokyo. Leur point commun : ils sont au croisement de leur vie. A chacun Sayuri Komachi, énigmatique bibliothécaire attentive aux autres, proposera un ouvrage totalement inattendu, bien loin de celui qu'ils croyaient être venus chercher. Mais ce choix ne relève pas du hasard, ce livre se révèle comme le jalon qui leur permettra de changer de vie. Sayuri Komachi dévoile à chaque lecteur le pouvoir de la lecture et l'importance qu'une personne attentive et à l'écoute peut avoir sur le destin de chacun d'entre nous.
Pour les amateurs de Madeleine de Proust à la japonaise. Une ode à la gastronomie nippone, un voyage qui fait travailler les sens et réveille les papilles gustatives. L’atmosphère est apaisante, avec une touche de « magie », limite envoûtante. Choisir de se rendre dans ce restaurant est la promesse d’un moment inoubliable, riche en sensations et en émotions. Une parenthèse poétique, nostalgique, empreinte de douceur, et de sensibilité.
Un roman optimiste sur la puissance de la solidarité, de l’amitié et des livres. Les personnages sont originaux, hauts en couleurs et touchants dans leur combat pour sauver le centre culturel de leur village ! Un hymne à la lecture, aux bibliothèques et à leur personnel. Un vrai « feel-good-book » !
De l'univers des geishas aux rites sacrificiels des samouraïs, de la cérémonie du thé à la boutique d'un antiquaire, Mishima explore toutes les facettes d'un japon mythique, entre légende et tradition. D'une nouvelle à l'autre, les situations tendrement ironiques côtoient les drames les plus tragiques: que ce soit la jolie danseuse qui remet du rouge à lèvres après avoir renoncé à se défigurer avec de l'acide en souvenir de son amant, Masako, désespérée, qui voit son rêve le plus cher lui échapper, ou l'épouse qui se saisit du poignard avec lequel son mari vient de se transpercer la gorge... Quelques textes étonnants pour découvrir toute la diversité et l'originalité du grand écrivain japonais.
La jeune veuve Etsuko est amoureuse d'un domestique de la maison de son beau-père Yakichi, chez qui elle vit. Ses beaux-frères, belles-s?urs et leurs enfants vivent sous le toit de l'ancêtre, qui est devenu l'amant d'Etsuko.Une nuit, Etsuko donne rendrez-vous au garçon qu'elle désire. Comprenant enfin ce qu'elle veut, il se jette sur elle. Elle perd connaissance. Quand elle revient à elle, il s'enfuit. Elle le poursuit, le rattrape, le frappe d'un coup de houe et le tue - Yakichi était là.Roman d'une grande force sournoise, obscure et nerveuse, cette ?uvre est une peinture d'une passion bridée par un milieu, mais qui finit par tout consumer.
Le soleil et l'acier est la seule confidence que nous ait laissée Yukio Mishima sur sa formation : comment il a découvert, tardivement, la vie du corps, et par elle une vie nouvelle de l'esprit. Il établit une étrange opposition entre le pouvoir corrosif du langage et le pouvoir constructif du soleil et de l'acier. En même temps, c'est pour offrir à la mort, bien suprême et suprême tentation, un objet digne d'elle qu'il s'astreint à l'ascèse d'un entraînement physique. Cette démarche essentiellement romantique n'a rien à voir avec le principe grec d'une âme saine dans un corps sain, mais débouche sur le suicide rituel, qui fut en effet accompli par Mishima, en public, en novembre 1970. Le soleil et l'acier constitue un testament spirituel qui éclaire d'un jour insolite toute l'oeuvre du grand écrivain japonais.
Sans rien changer à sa pose parfaitement protocolaire, la femme, tout à coup, ouvrit le col de son kimono. Mon oreille percevait presque le crissement de la soie frottée par l'envers raide de la ceinture. Deux seins de neige apparurent. Je retins mon souffle. Elle prit dans ses mains l'une des blanches et opulentes mamelles et je crus voir qu'elle se mettait à la pétrir. L'officier, toujours agenouillé devant sa compagne, tendit la tasse d'un noir profond.Sans prétendre l'avoir, à la lettre, vu, j'eus du moins la sensation nette, comme si cela se fût déroulé sous mes yeux, du lait blanc et tiède giclant dans le thé dont l'écume verdâtre emplissait la tasse sombre - s'y apaisant bientôt en ne laissant plus traîner à la surface que de petites taches -, de la face tranquille du breuvage troublé par la mousse laiteuse."Notes Biographiques : Yukio Mishima (pseudonyme de Kimitake Hiraoka) est né en 1925 à Tôkyô. Son oeuvre littéraire est aussi diverse qu'abondante : essais, théâtre, romans, nouvelles, récits de voyage. Il a écrit aussi bien des romans populaires qui paraissent dans la presse à grand tirage que des oeuvres littéraires raffinées, et a joué et mis en scène un film qui préfigure sa propre mort.Il a obtenu les trois grands prix littéraires du Japon. En novembre 1970, il s'est donné la mort de façon spectaculaire, au cours d'un seppuku, au terme d'une tentative politique désespérée qui a frappé l'imagination du monde entier.Mishima fut un grand admirateur de la tradition japonaise classique et des vertus des Samouraïs. Dans ses oeuvres, il a souvent dénoncé les excès du modernisme, et donné une description pessimiste de l'humanité.