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Le commerce et la paix
Barrera Guillaume ; Ducoulombier Peggy ; Maulin Er
PU STRASBOURG
21,00 €
Épuisé
EAN :9782868209771
L'association du commerce et de la paix est un lieu commun de la pensée libérale, mais peut-on encore y croire ? Le développement du commerce a peut-être renforcé la paix entre ceux qui pouvaient s'y adonner mais il n'a cessé de maintenir, à la périphérie de l'histoire, des exclus de la croissance qui réclament aujourd'hui leur part. On pourrait avoir le sentiment qu'après le temps de l'espoir et de l'optimisme est venu celui des désillusions. Mais cette lecture serait bien superficielle. L'un des apports importants des contributions de ce volume est de montrer que dès l'origine, chez Montesquieu ou Adam Smith, on observe un certain doute quant aux effets du commerce, qui contribue sans doute à la paix, mais parfois aussi à la guerre, qui élève la civilisation, mais parfois abaisse moralement les individus qui s'y adonnent ou sont victimes de la nouvelle organisation du travail. Cette ambivalence n'a jamais cessé de travailler ce couple finalement assez mal assorti, les arrière-pensées, les calculs mercantilistes n'étant jamais très éloignés des espoirs libre-échangistes.
Résumé : Voici une belle leçon d'écriture et d'éthique. Alors que d'autres romanciers moins doués n'auraient pu éviter de tomber dans le mélodrame ou dans un pathétisme complaisant, Alberto Barrera Tyszka trouve le ton juste - pudique, profond, émouvant - pour nous raconter une histoire de tous les jours, mais dont on ne parle pourtant pas très souvent. Car, quand la maladie surgit, elle impose le silence et elle trace, immanquablement, et partout où elle se manifeste, des lignes de partage qui isolent et séparent les protagonistes et les témoins de cet événement imprévisible. Au début du roman, Andrés Miranda, médecin dans un hôpital de Caracas, apprend que son père, Javier, est atteint d'un cancer. Bien qu'il ait toujours soutenu qu'il ne faut pas cacher la vérité aux patients, cette fois-ci, il n'ose rien dire au malade. Au lieu de lui transmettre les résultats des examens, et dans l'espoir de trouver le bon moment pour lui parler en toute franchise, il l'invite à faire un voyage sur une île des Caraïbes, Margarita, qu'ils avaient déjà visitée ensemble des années auparavant. Mais le docteur Miranda a un autre souci : se débarrasser d'un ancien patient, Ernesto Duràn, qui se dit très malade, et lui envoie régulièrement des e-mails pour lui demander de le recevoir d'urgence. Agacé, convaincu qu'il s'agit d'un malade imaginaire, Andrés demande à sa secrétaire, Karina, de ne plus lui transmettre les messages d'Ernesto. Il ignore qu'il existe entre eux une relation secrète dont la portée va créer très vite une situation explosive pour le médecin. Avec beaucoup d'habileté et de savoir-faire, Barrera Tyszka développe ces deux trames qui se répondent et finissent par prendre au piège les personnages et le lecteur. Mais en vérité il fait bien plus que cela : il nous invite à rompre le silence sur un sujet tabou et à mieux connaître la réalité de la maladie tout au long d'un roman parfaitement maîtrisé, à la fois d'une force et d'une sérénité admirables.
Gaujac Paul ; Barrera Bernard ; Gomart Hervé ; Col
Créée dans le Constantinois en 1943 par le général de Monsabert, la 3e division d'infanterie algérienne combat en Italie, libère Marseille, souffre dans les Vosges, perce la ligne Siegfried, franchit le Rhin et s'empare de Stuttgart. Elle est alors la division la plus décorée. En occupation en Allemagne, elle est emportée par la déflation d'après-guerre et réduite à Coblence en un " élément divisionnaire " portant toujours le numéro 3 avec un tiers d'éléments issu de la division de Paris. L'opposition au bloc communiste, la création de l'OTAN, les rapports améliorés avec l'Allemagne... modifient la donne. Une nouvelle 3e division d'infanterie est recréée en 1951 et équipée de matériel américain. Durant cette période, elle envoie des renforts en Indochine puis en Afrique du Nord. Mais elle demeure sur place, déménage à Fribourg en 1957 et participe à l'expérimentation de la " division 59 ". D'infanterie à trois brigades en 1960, elle devient 3e division blindée en 1978. La disparition de la menace soviétique lui est fatale et elle est dissoute en 1991. Le flambeau est toutefois repris huit ans plus tard par les " Africains " de la 3e brigade mécanisée, à Limoges puis à Clermont-Ferrand, d'où elle partira pour s'illustrer au Mali. En 320 pages, 25 cartes et 700 photographies est ainsi contée pour la première fois l'histoire de la " 3 " de 1943 à 2013, qui est en fait l'histoire mouvementée de l'armée française durant ces soixante-dix années.
Résumé : Les hommes se sont toujours fait la guerre. Et des armées de penseurs n'ont cessé d'y réfléchir. Or même les plus grands d'entre eux n'ont à peu près rien à dire sur la guerre civile. Ce sont les philosophes surtout qu'elle a hantés, parce qu'elle déchire la vie commune jusqu'à mettre le corps politique en péril de mort. De Platon à Marx, de Cicéron à Machiavel, de Hobbes à Tocqueville, tous ont tenté de comprendre une guerre que chacun a connue. La guerre civile, dont les définitions abondent au point de la rendre insaisissable, se résume le mieux dans sa proposition originelle : c'est la guerre que se font les citoyens. Les classiques de la Grèce et de Rome nous ont appris qu'elle se nourrit de l'inégalité et des dissemblances extrêmes. Mais une rupture se produit depuis le début de l'ère chrétienne, où s'impose l'évidence de l'universel, où les promesses d'un autre monde opposent les hommes. Désormais, la guerre civile prend une autre dimension. Ce livre explore les ondes continues de cet événement. Il cherche dans la guerre civile anglaise la violente matrice du libéralisme. Avec Tocqueville, il croit trouver dans l'égalité la réponse que propose la démocratie pour remédier aux discordes. Il découvre avec Marx, contrepied absolu, une apologie de la seule "guerre juste" , celle des travailleurs contre l'exploitation. Il revisite ces deux tragédies nationales, la guerre de Sécession, la guerre d'Espagne. Et il interroge "la guerre civile mondiale" dans laquelle, selon certains, nous serions entrés depuis un siècle. Autant dire que les tribulations de l'universel nous poursuivent toujours.
La séduction se déploie dans les multiples puissances qui mettent en relief l'attraction comme une force de la vie et de l'imaginaire dans laquelle l'esthétique ne se conçoit plus dans un domaine circonscrit à la beauté et à l'art, mais comme une éthique qui permettrait de mettre en question le manque de spiritualité et le vide du monde contemporain. Cette Séduction fonde son orientation sur l'expressivité du monde due aux forces attractives. et aussi sur la reconnaissance de pensées qui sont loin d'avoir été prises en compte par la philosophie occidentale. Elle tend non seulement à multiplier la richesse d'un concept, mais aussi à créer une alliance et une ouverture à des pensées qui pourraient encore enrichir l'âme du monde. La démarche pourra sembler déroutante : la séduction est ici conçue comme principe d'attraction exclusivement positif. à l'écart de toute interprétation péjorative. Elle se fait idée directrice, idée esthétique ainsi que l'entendait Kant, c'est-à-dire " une idée inexponible de l'imagination " (une intuition pour laquelle on n'aura jamais de concept adéquat). Elle ouvre ainsi des perspectives fructueuses et originales à une notion chargée de connotations négatives et de stigmatisations inhérentes à une conception traditionnelle de la féminité. Il s'agissait de rompre avec une certaine limitation de la séduction au champ de la psychologie et de l'arracher aux blandices de l'apparence pour la porter au rang de force organisatrice primordiale. Si l'idée première en est donnée par la lecture de Bachelard, c'est que celui-ci a vu en l'homme une " création du désir " et non du besoin et qu'à l'instar de Nietzsche, il interroge, au-delà de la connaissance et de la recherche de la vérité, les impulsions motrices qui établissent le lien et la cohésion entre l'homme et l'univers. Artifice ou illusion, la séduction apparaît ainsi comme fondatrice d'une esthétique qui suscite une possibilité de changement de subjectivité par opposition à ses travestissements médiatiques et à la manipulation comme forme de domination. Rendre la séduction aux puissances poétiques que recèle l'univers par le charme de la magie et de l'étonnement créateur, c'est revitaliser l'âme esthétique et l'élever au-dessus de l'oppression d'un nihilisme réducteur.