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Armel Guerne. L'Annonciateur
Le Brun Charles ; Moncelon Jean
PG DE ROUX
20,90 €
Épuisé
EAN :9782363711601
Etre poète : dès l'adolescence Armel Guerne (1911-1980) eut conscience de cette vocation et il consacra sa vie entière à l'accomplir. Au prix de grands sacrifices parfois, jusqu'à renoncer un temps à l'écriture quand, face à l'Occupant, il entra en résistance. Mais sans jamais faiblir : il était guidé par une foi ardente, au feu de laquelle s'est forgée une exceptionnelle sensibilité. Qui le mit en fraternité avec la quête mystique de Nerval, la pensée du grand Paracelse, et le dota d'une aptitude singulière à percevoir l'essentialité des mots sous la diversité des langues. Grâce à cette intelligence des profondeurs, il sut mieux que quiconque faire entendre en français la voix des Romantiques allemands - entre eux tous, Novalis et Hölderlin -, celle de Melville dont le formidable Moby Dick délivre un message secret... de tant d'autres encore qui sans lui auraient été tenus à de ternes atours francophones. Armel Guerne, salué par André Breton, ami de Bernanos, de Cioran, de Mounir Hafez... fut, ainsi, le poète par excellence, celui dont les mots font vibrer la transcendance et raniment en nous l'éclat d'un Age d'Or perdu. Charles Le Brun et Jean Moncelon, "l'un et l'autre à l'affût de l'Unique sous la pluralité des noms dont on le pare", devaient se croiser. La rencontre se fit "sous l'égide d'Armel Guerne". Il était donc naturel qu'ils unissent leurs voix pour nous rendre toute la mesure d'une personnalité et d'une oeuvre hors du commun.
Plongez dans l'univers artistique du XVIIe siècle avec les "Conférences inédites de l'Académie royale de peinture et de sculpture". Cet ouvrage rassemble des manuscrits historiques précieux, conservés dans les archives de l'Ecole des beaux-arts, offrant un éclairage unique sur les débats et enseignements qui ont façonné l'art classique français. Les conférences, animées par des maîtres tels que Charles Le Brun et Philippe de Champaigne, dévoilent les théories et techniques qui ont influencé la peinture et la sculpture françaises. Elles témoignent de l'effervescence intellectuelle de l'époque et de la volonté de codifier les pratiques artistiques au sein de l'Académie royale. Ce recueil offre une immersion dans les réflexions esthétiques et les discussions passionnées qui ont marqué l'histoire de l'art. Les lecteurs découvriront comment les artistes abordaient des sujets tels que la composition, le dessin, la couleur et la représentation des émotions. En explorant ces manuscrits, on perçoit l'importance accordée à la formation académique et à la transmission du savoir artistique. Les conférences révèlent également les relations entre les artistes et le pouvoir royal, illustrant le rôle central de l'art dans la société française du Grand Siècle. Cet ouvrage s'adresse aux passionnés d'histoire de l'art, aux étudiants et aux chercheurs désireux de comprendre les fondements de l'art classique français. Il constitue une source inestimable pour quiconque souhaite approfondir ses connaissances sur les pratiques artistiques et les théories esthétiques du XVIIe siècle.
Dans un texte très vivant, issu de conférences tenues au Brésil et en Belgique, d'un débat avec Pierre Beckouche et Marcel Gauchet, ainsi que d'un nouvel entretien avec Jean-Pierre Lebrun, Charles Melman poursuit la réflexion engagée dans L'homme sans gravité (Denoél, 2003, Folio). Il précise ici les nouvelles modalités cliniques produites par cette mutation culturelle, qui nous entraîne notamment vers le matriarcat, et noue sa réflexion à notre actualité: "Ce que nous n'avions pas prévu dans L'homme sans gravité, c'est que la crise économique actuelle allait être l'expression sociale de cette dérégulation dont nous parlions, c'est-à-dire le fonctionnement sans limite et sans restriction d'une économie de l'échange". Biographie de l'auteur Charles Melman est psychanalyste, membre fondateur de l'Association lacanienne internationale.
Cailliez Jean-Charles ; Hénin Charles ; Lebrun Mar
Résumé : Les élèves reçoivent des cours sous forme de ressources en ligne (en général des vidéos) qu'ils vont pouvoir regarder chez eux à la place des devoirs, et ce qui était auparavant fait à la maison est désormais fait en classe, d'où l'idée de classe "renversée".
Résumé : Publié pour la première fois en France en 1969, dans la collection des Lettres Nouvelles, Charles Duits nous offre un extraordinaire témoignage de sa rencontre avec André Breton, qui accueilli amicalement à New York, en 1942, ce tout jeune poète de 17 ans. Autour de lui, gravite une constellation surréaliste : la femme de Breton, Jacqueline Lamba, ainsi que Max Ernst, Duchamp, Masson, Tanguy, Man Ray, Matta. Annie Le Brun en dessine magnifiquement les enjeux dans sa préface, Attention, "Danger lumineux !"
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".