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L'Europe jusqu'où ?
Le Bras Hervé ; Moreau Defarges Philippe ; Duhamel
ATELIER
10,15 €
Épuisé
EAN :9782708237902
Biographie de l'auteur Alain Duhamel est éditorialiste à RTL, journaliste et écrivain. Il a publié récemment Le désarroi français (Plon, 2003). Hervé Le Bras est directeur d'études à l'Ecole des Hautes études en sciences sociales (EHESS), directeur du laboratoire de démographie historique (CNRS/EHESS). Il a récemment publié Une autre France : votes, réseaux de relations et classes sociales (Odile Jacob, 2002) et L'adieu aux masses : migrations et politique (L'aube, 2003). Philippe Moreau Defarges, ministre plénipotentiaire, est chercheur, codirecteur du RAMSES à l'Institut français des relations internationales (IFRI), et professeur à l'Institut d'études politiques de Paris. Il a écrit dans le domaine de la construction européenne, Les institutions européennes (Armand Colin, 6e éd. 2002) et Comprendre la Constitution européenne 'Editions d'Organisation, 2004). Alain Houziaux est pasteur à l'Eglise réformée de l'Etoile à Paris, docteur en théologie, docteur en philosophie. Il est notamment l'auteur de Paraboles au quotidien (Cerf, 1995) et Les grandes énigmes du Credo (DDB, 2003).
La démographie sert de baromètre à la nation. Quand la fécondité diminue, on craint le déclin, voire la disparition; quand la mortalité augmente, on fustige l'Etat incapable d'assurer la santé publique; quand le divorce progresse, ou brandit le spectre d'une disparition de la famille. Comment marche ce baromètre? Et peut-on lui faire confiance? Hervé Le Bras nous introduit dans l'atelier du démographe et nous initie à ses secrets de fabrication. Chaque pièce de l'instrument est démontée, étudiée et testée selon des procédures rigoureuses, chaque indice et chaque théorie de la démographie sont scannés et soumis à des expériences incontestables. Une initiation sans concession à la plus précise des sciences sociales; un manuel détaillé d'utilisation pour déjouer les faux diagnostics.
La démographie, qui affirme être une science, n'a-t-elle pas aussi des préjugés idéologiques ? Définir une population représente un coup de force : n'est-ce pas imposer à un ensemble d'individus une catégorie qui va désormais les cataloguer et les contraindre ? A peine inventée, la population prend son autonomie : elle augmente, diminue, se déplace et enferme les individus dans son piège. Dès lors, ses conventions deviennent ses objets : l'âge, la fécondité et la croissance endogène de la population. D'où le racisme, l'eugénisme et l'exclusion de groupes considérés " à risques ". Cet ouvrage retrace les étapes de cette inquiétante invention des populations dans des domaines aussi différents que la politique de la Banque mondiale, l'idéologie des races, des ethnies et de l'assimilation, ou du vieillissement, la politique coloniale de la population... Sur toutes ces questions hautement controversées, de jeunes spécialistes internationaux interviennent.
Résumé : Des migrants fuyant la misère, les persécutions ou le changement climatique : telle est l'image qu'on nous renvoie sans cesse. Mais les migrants sont aussi, de plus en plus, des personnes compétentes et diplômées... L'homme migre depuis son apparition sur Terre - et ça lui a réussi. Le désir de changer de pays n'a jamais été aussi répandu qu'aujourd'hui. Contrairement aux idées reçues, les murs et les barrières que dressent les nations ne bloquent pas les migrants, mais les sélectionnent. Un nouvel équilibre mondial des compétences se met irrésistiblement en place. A rebours des fantasmes occidentaux contemporains sur l'"invasion" des migrants, Hervé Le Bras nous invite à poser sur les migrations un regard neuf, impartial et salutaire.
La population de la Terre est-elle en danger? Selon l'ONU, elle vient d'atteindre 6,6 milliards d'habitants et devrait friser les 9 milliards avant 2050. Pourra-t-elle survivre durablement à de tels niveaux? Déjà le prix des subsistances enregistre une forte hausse et le nombre des victimes de la faim monte. Mais, en réalité, les problèmes se situent ailleurs. D'abord, la diminution très rapide de la fécondité dans les plus grands pays du monde rend probable un plafonnement de la population mondiale avant 2050. Ensuite, ce n'est pas la quantité globale de nourriture qui compte mais la part de nourriture animale dans l'alimentation ainsi que la part croissante des agrocarburants. En confondant dans un même ensemble les différents niveaux de fécondité et la grande variété des modes d'alimentation, la notion abstraite de population mondiale masque les problèmes réels.
Qui étaient les prêtres qui ont vécu le concile Vatican II ? Une enquête leur donne la parole et restitue leur parcours. Eclairant alors que l'Eglise catholique traverse une grave crise de crédibilité. On ne peut comprendre la société française de la seconde moitié du XXe siècle sans connaître ceux qui y ont joué un rôle non négligeable, les prêtres qui ont vécu Vatican II. Habités par cette conviction, des membres de la Conférence catholique des baptisés de France (CCBF) ont, durant plusieurs années, recueillis leurs paroles. Ce livre les restitue en les mettant en regard. Il retrace les itinéraires de prêtres qui ont passionnément voulu se rapprocher de tous, spécialement des " périphéries " chères au pape François. Souvent discrets sur eux-mêmes, ces hommes ont vécu la convocation en 1960 du Concile ? " l'événement le plus important du XXème siècle " selon De Gaulle ? comme une libération du carcan clérical dans lequel était enserrée leur existence. Ils livrent au fil des chapitres, ce qui a motivé leur vocation, leur vie au séminaire, leur traversée de Mai 68, leurs doutes et leurs passions pour un Evangile vécu en résonnance avec la vie des femmes et des hommes qu'ils côtoient. Ce tableau jette une lumière crue sur l'état de crise que traverse actuellement L'Eglise catholique. " Il faut ouvrir les fenêtres de L'Eglise " disait Jean XXIII en convoquant le Concile. 60 ans plus tard, ne faut-il pas renouveler ce geste ?
Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.
Algérie, Soudan, Irak, Chili, Iran, Colombie, Liban, Hong Kong, France... Sous le ciel menaçant du dérèglement climatique, un vent de protestation s'est levé en divers endroits de la planète. Il a soulevé, sans parvenir à le déchirer, le voile de l'illusion du meilleur des mondes régi par le marché et habillé par une démocratie vidée de son sens. Une partie des habitants du globe s'est dressée contre la violence des pouvoirs et l'omnipotence de l'argent. L'aspiration à l'émancipation renaît. Plutôt que d'apparaître comme un ailleurs inaccessible retiré dans le jardin des rêves, l'utopie a retrouvé la vigueur qui avait conduit les insurgées du XIXe siècle à s'en emparer pour se libérer de leurs chaînes. Ce livre plaide pour que chacune d'entre nous se mette à l'écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d'Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd'hui, le visage d'une démocratie réelle et toujours inachevée.
Chacun est prompt à donner son avis sur le " statut " des cheminots... mais que font-ils vraiment ? Le sait-on ? Cet ouvrage est une plongée passionnante dans le quotidien de leur travail. Raconter le travail des cheminots Dans le débat public, il est beaucoup question du statut des cheminots, des grèves, d'endettement, de la fermeture de gares... Il y a pourtant toujours un grand absent : le travail des gens du rail tel qu'ils le font et le vivent au quotidien, et ce qu'ils mettent d'eux pour que, jours et nuits, les trains circulent. En une trentaine de récits, cet ouvrage plonge au coeur du travail, aux guichets, dans les bureaux, en gare, sur les voies, dans les trains... formant une mosaïque de textes qui nous font voyager dans l'univers fascinant du train. La culture cheminote Rassemblant les récits par métiers, les chapitres seront introduits par des courts récits centrés sur le parler cheminot. Car chaque métier a son appellation ! " Pieds fins ", " Bras morts ", " Araignées de fourgon " et " Fromage blanc " ne sont qu'un échantillon d'une vaste culture dont témoignent la plupart des textes réunis dans cet ouvrage. Une culture profonde, facteur d'union, qui rime avec service public et solidarité.