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Barras
Le Bozec Christine
PERRIN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782262047092
Carrière météorique que celle de Barras, né en 1755 dans une famille provençale modeste. En 1782, lorsqu'il quitte l'armée après des missions aux Indes et au Cap, il n'est qu'un obscur lieutenant aux moyens de subsistance inconnus, qui végète jusqu'à la Révolution, dans laquelle il s'engage résolument. A partir de 1792, il connaît une ascension fulgurante qui le propulse, de novembre 1795 à novembre 1799, à la tête de la France aux côtés de quatre autres Directeurs, après que la chute de Robespierre l'a porté sur le devant de la scène. Brusquement, le coup d'Etat de Brumaire met fin à sa trajectoire, et Bonaparte, qu'il avait beaucoup aidé, le chasse avant de l'exiler. Dès la chute de l'Empire, Barras regagne Paris et y meurt en 1829 sans plus avoir l'occasion de jouer un rôle politique. Aujourd'hui encore, sa mémoire souffre d'une réputation exécrable : il aurait été flambeur, vénal, libertin, débauché. Au terme d'une analyse serrée des sources, l'auteur démontre que la plupart de ces imputations proviennent d'une légende noire forgée par les brumairiens, qui cherchaient ainsi à légitimer leur coup d'Etat de novembre 1799. Cette biographie ne vise pas à rendre le personnage plus vertueux qu'il ne l'était, mais à montrer l'homme politique atypique qu'il fut quatre ans durant à la tête d'un pays en recherche de stabilité.
Présentation de l'éditeur Si quantité d'ouvrages traitent de la Révolution française, tous la découpent ou la morcellent : aucun livre n'a été consacré à la Ire République, proclamée le 22 septembre 1792 et remplacée par le Consulat le 10 novembre 1799. Il s'agit pourtant des fondations de l'expérience républicaine en France, moment où se structure la vie politique de notre pays et dont l'héritage est encore vivant. Ce septennat républicain est constitué par trois séquences : une phase radicale que domine la figure de Robespierre, puis la transition thermidorienne et enfin le Directoire – régime souvent mal connu, régulièrement malmené, pourtant porteur de modernité. Après une première partie événementielle salutaire, qui fait le pont entre ces différentes périodes, Christine Le Bozec dégage les ruptures et les continuités de ce moment fécond de l'histoire de France dans tous les domaines : politique bien sûr, mais aussi culturel, militaire, social... Cette approche éclaire et rend enfin accessible une période aussi foisonnante que passionnante.
Le Bohec Yann ; Le Glay Marcel ; Voisin Jean-Louis
Résumé : Comment une simple bourgade du Latium a-t-elle pu constituer un immense empire territorial ? Comment expliquer le déclin de la République romaine et la mise sur pied d'un nouveau régime politique, le principat ? Quels épisodes de crise et d'équilibre Rome a-t-elle traversés dans l'Antiquité tardive ? Cette initiation à l'histoire de Rome a été rééditée huit fois et vendue à 70 000 exemplaires. Elle vous propose un parcours à la fois chronologique et événementiel. La question des institutions, les problèmes économiques et sociaux ainsi que les faits de civilisation sont également abordés, afin de relier les faits aux idées. Ce manuel clair et accessible se veut un outil complémentaire aux cours et une aide précieuse pour réussir les épreuves dans cette discipline. L'histoire romaine est à mettre en parallèle avec l'histoire grecque. En effet, l'Empire romain fut un univers composé de deux mondes, l'Occident où le latin domine et l'Orient où le grec l'emporte. Deux mondes unis en droit mais qui tendent à se dissocier dans l'Antiquité tardive autour de Rome et de Constantinople. Afin de faciliter votre lecture et de prolonger votre réflexion, vous trouverez dans ce volume des tableaux chronologiques, des cartes et des plans, un index, un lexique et une bibliographie sélective.
Christine Le Bozec, docteur en histoire, habilitée à diriger des recherches, est maître de conférences à (université de Rouen. Spécialiste d'histoire culturelle et politique, elle a publié, entre autres travaux, Boissy d'Anglas, un grand notable libéral et Lemonnier, un peintre en révolution, (PUR).
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.